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Les nouvelles élections au Fatah, qui se sont tenues en marge de son congrès, secouent sérieusement la classe politique israélienne. En effet, il s’avère que Marwan Barghouti, qui purge plusieurs peines de réclusion à perpétuité dans une prison israélienne pour les nombreux crimes qu’il a commis, a été élu au comité directeur de l’organisation terroriste. Suite à cette nomination, de nombreux hommes politiques israéliens de gauche se sont exprimés une nouvelle fois publiquement en faveur de sa libération, malgré tous les meurtres qu’il a sur la conscience.
Le ministre chargé des minorités, Avishaï Braverman (travailliste), a déclaré au quotidien Maariv: « Nous devons envisager de rendre la liberté à Barghouti, afin de pouvoir créer une direction politique « modérée » et forte ». On se souvient que par le passé, le ministre Ben Eliézer s’était déjà prononcé en faveur de cette libération.
Pour Braverman, Barghouti pourrait jouer le rôle qu’on attend de lui et « renforcer le courant modéré au sein du peuple palestinien, qui soutient l’idée d’un règlement avec l’Etat d’Israël ».
Le député Guideon Ezra, du parti Kadima, ancien chef adjoint du Shin Bet, a lui aussi estimé qu’il fallait faire en sorte que Barghouti sorte de prison. Il a précisé qu’il n’avait pas été étonné que ce dernier ait été élu à un poste aussi élevé au Fatah étant donné qu’il était pour lui « un leader charismatique et un meneur ne faisant pas partie des corrompus de la direction de l’AP ».
Ezra a admis que Barghouti avait tenu récemment des propos particulièrement virulents mais cela ne l’a pas empêché d’estimer qu’il fallait le libérer en échange de Guilad Shalit si cette condition était posée. Et de préciser: « Israël ne doit pas s’entêter à son sujet, mais plutôt céder aux instances des Palestiniens ».
Le député Michael Ben Ari, du Ihoud Leoumi, a bien sûr exprimé son opposition à cette libération et a ajouté qu’Israël devait se préparer à la guerre et Tsahal prendre ses dispositions. Et de souligner: « On constate une fois de plus que le Fatah et ceux qui le suivent souhaitent la destruction de l’Etat d’Israël ».
Méir Indor, directeur de l’association Almagor représentant les victimes du terrorisme, a rappelé que c’était la troisième fois que Barghouti purgeait une peine de prison et qu’il y retournait chaque fois « les mains pleines de sang ». Et d’estimer: « Ezra et Braverman deviennent des suppôts du terrorisme lorsqu’ils tiennent des propos « conciliants » en parlant d’un homme qui a dirigé l’Intifada au cours de laquelle ont été assassinés plus de 1000 Israéliens.
par Claire Dana-Picard
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