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La version web du quotidien suédois "Aftonbladet".
PHOTO: DR , JPOST
La famille et les proches de Bilal Ahmed Ghanem, le palestinien au cœur de l'histoire du supposé vol d'organes, a déclaré ne pas savoir si ces accusations sont vraies.
Ghanem a été tué par un soldat israélien pendant la première Intifida, le 13 mai 1992. Il était un activiste du Fatah, recherché par l'armée pour sa participation dans des attentats.
Selon sa mère, Sadeeka, le jeune homme aurait été tué par un sniper israélien alors qu'il marchait prés de sa maison.
Son frère, Jalal, a raconté qu'il a été évacué par l'armée en hélicoptère et a ensuite été remis à sa famille seulement quelques jours plus tard. « Je ne sais pas s'ils lui ont prélevé des organes. Nous n'avons aucune preuve. », précise t-il.
Sa mère se défend d'avoir rapporté de telles accusations aux journalistes suédois mais ne veut pas exclure le scénario du vol d'organes par Israël.
Selon deux cousins de Bilal Ahmed Ghanem, la dépouille présentait des points de sutures, du torse au nombril.
Au sujet d'un journaliste suédois qui aurait été dépêché sur place, Jalal affirme qu'il a vu une seule fois seulement un photographe prendre de nombreuses photos du corps avant ses funérailles mais qu'aucun habitant ne s'était confié à ce dernier.
Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël
lundi 24 août 2009
« Nous n’avons pas demandé au gouvernement suédois qu’il présente des excuses mais qu’il condamne l’article. Même dans les pays démocratiques, où la presse est libre, il y a parfois des choses qui sont dites et face auxquelles on ressent le besoin de dire : « halte-là ! ». Je pense que dans ce cas-ci, cette limite a été franchie. Il s’agit d’une affirmation abominable. Tout au long de son histoire, le peuple juif a connu des accusations de meurtre rituel et on ne doit pas prendre ces choses à la légère », a déclaré le Premier ministre lors du conseil des ministres.
M. Netanyahu a réagi aux arguments du gouvernement suédois selon lesquels la liberté d’expression l’empêche de condamner la publication de l’article. « Nous ne demandons aux Suédois rien de plus que ce que nous réclamons de nous-mêmes. Il y a eu un cas semblable en Israël, une émission satirique avait heurté les sentiments des Chrétiens. Le Premier ministre Ehud Olmert avait alors pris la peine de dire que ces propos étaient inacceptables. Cela n’avait porté atteinte en aucune façon à la liberté d’expression ».
Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a rappelé qu’en 2005, des journaux suédois avaient publié des caricatures contre l’islam et que la ministre suédoise des Affaires étrangères s’était empressée d’adresser une lettre d’excuses au président yéménite et d’interdire un site internet d’extrême droite. M. Liberman a toutefois démenti les informations selon lesquelles il envisagerait d’annuler la prochaine visite en Israël de son homologue suédois.