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Le 28 août, ce document de six pages révélait que l’Iran disposait de 4 600 centrifugeuses opérationnelles pour enrichir l’uranium et qu’il refusait toujours de communiquer avec l’agence atomique sur une possible «dimension militaire» de son programme nucléaire, révélée par des sources distinctes et tenues secrètes.
Mais Jérusalem, à l’instar de Washington, se dit persuadé que Mohammed El Baradei, «manquant à ses obligations», a forcé ses propres inspecteurs à cacher de troublantes découvertes en sol iranien, afin de ne pas fournir de prétexte commode à de nouvelles sanctions internationales.
«C’est un rapport sévère, reconnaît le ministère israélien des Affaires étrangères, et pourtant il ne reflète pas toutes les informations détenues par l’AIEA sur les efforts de l’Iran dans la poursuite de son programme militaire, ses tentatives actuelles de dissimuler (ses activités nucléaires) et tromper (les inspecteurs de l’agence), ainsi que son manque de coopération avec l’AIEA et les attentes (non satisfaites) de la communauté internationale.»
Depuis 2003, l’agence atomique enquête pour évaluer la nature réelle, civile ou militaire, d’un programme nucléaire resté clandestin pendant dix-huit ans, de 1984 à 2002. Depuis février 2006, le Conseil de sécurité des Nations unies a voté par trois fois de sévères sanctions contre le régime islamique. Téhéran refuse, pourtant, d’interrompre ses activités d’enrichissement d’uranium.
Lors de sa tournée européenne, la semaine dernière, Binyamin Netanyahou n’a eu de cesse de répéter le danger que représentent l’Iran et son programme nucléaire. Il a invité le monde à empêcher la propagation du fléau.
En coulisse, Israël ne cache presque plus ses intentions de mener des frappes préventives. La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne espèrent que l’Iran acceptera de reprendre les pourparlers sur son programme nucléaire en marge de l’assemblée générale des Nations unies à New York à la fin du mois. Les Etats-Unis et la Maison-Blanche assurent ce mardi n’avoir reçu aucun message de dialogue du gouvernement iranien.
«Nous espérons que l’Iran fera rapidement le choix de la coopération et non de l’isolement, a déclaré lundi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Éric Chevallier. (…) Sinon, nous n’aurons d’autre choix que de rechercher un renforcement très substantiel des sanctions.» Les directeurs politiques des Affaires étrangères de France, Allemagne, Chine, Russie, États-Unis et Grande-Bretagne, doivent se rencontrer demain à Francfort pour débattre de l’éventualité d’un quatrième volet de sanctions, qui toucherait les importations iraniennes de pétrole raffiné.
par Jonathan Serero
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