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Dossier : L’accusation de « crime rituel », vestige du cannibalisme...1/2

L’accusation de « crime rituel », vestige du cannibalisme

 



http://www.hapoel.fr/2009/09/laccusation-de-crime-rituel-vestige-du-cannibalisme/



« Grand émoi dans le village, une jeune fille a été découverte assassinée, les Juifs seront sûrement suspectés de l’avoir assassinée. Soudain, le rabbin sort radieux : "Bonne nouvelle, la victime est juive !" »

 

Voilà une blague terrible, qui est la synthèse de la hantise juive désormais multi-centenaire du pogrom. Car les pogroms d’Europe se sont largement appuyés sur l’accusation du crime rituel.

Le saviez-vous ?

Cette accusation est la plus courante de l’antisémitisme, au point d’en être le plus grand classique, jusqu’à aujourd’hui : internet pullule de documents à ce sujet.

En quoi consiste cette accusation ? Elle affirme que pour la Pâques juive, les communautés juives auraient besoin de sang chrétien pour la confection de leurs pains azymes.

Un enfant serait alors enlevé ou acheté, enchaîné et torturé devant une foule lors d’une cérémonie secrète (relevant de la magie noire), puis crucifié et son sang recueilli dans des coupes.

Il faut savoir ici que l’accusation de crime rituel était largement présente en Europe au 19ème siècle et dans la première partie du 20ème siècle.

Après 1945, l’extrême-droite a eu du mal à continuer amplement à diffuser l’accusation de crime rituel, l’Église catholique elle-même a largement reculé sur cette question.

Mais aujourd’hui avec la crise les choses changent, car la culture antisémite en arrière-fond n’a pas changé. Si l’accusation revient aujourd’hui, c’est qu’elle n’a en fait jamais disparu.

Et en quoi consiste cette accusation ? En fait, on reconnaît ici les éléments de l’antisémitisme chrétien traditionnel : l’enfant serait crucifié car chrétien.

Mais cela va bien plus loin, car sur le plan religieux le sang est interdit dans le judaïsme que ce soit au niveau religieux ou au niveau de la nourriture. Il ne s’agit donc pas simplement d’un rejet du judaïsme comme religion, mais bien d’une mobilisation raciste. Ce qui est en jeu, c’est la question du « sang ».

À ce niveau, il est donc logique que l’accusation du « crime rituel juif » soit passée dans l’antisémitisme moderne, qui lui est uniquement « biologique ».

L’accusation est d’ailleurs toujours d’actualité politiquement : récemment le tabloïd suédois Aftonbladet l’a remise au goût du jour concernant des morts palestiniens ; en janvier 2005, 20 députés de la Douma avaient demandé « l’interdiction de toutes les organisations juives » ; en Autriche l’extrême-droite appuyée par l’Église organise une réunion annuelle pour un enfant « victime du crime rituel » (Andreas "Anderl" Oxner von Rinn), etc.

Elle est même assumée dans le monde musulman, ce qui n’a jamais été le cas historiquement (le Hizbollah, les gouvernements syrien et iranien, etc.).

Et la LICRA a demandé hier au site réactionnaire Alterinfo de retirer un article de Gilad Atzmon (un israélien devenu antisémite) aux propos explicites : « On pourrait se demander pourquoi le trafic d’organes est devenu une « chose juive ». Pourquoi l’État juif et le peuple juif sont-ils si impliqués dans ce genre de commerce répugnant et non éthique. La réponse est sans doute évidente : c’est une bonne affaire et il n’y a guère de concurrence, peu de gens étant prêts à vivre du trafic ou du vol de foies et de reins. »

En fait, l’accusation de « crime rituel » correspond exactement à la nature de l’antisémitisme tel qu’il faut le comprendre et le combattre : « Le chauvinisme national et racial est un vestige des habitudes misanthropiques, caractéristiques de la période de cannibalisme. L’antisémitisme, en tant que forme extrême de chauvinisme racial, est le vestige le plus dangereux du cannibalisme. » (Staline)



Sur http://www.lamed.fr/index.php?id=1&art=946

L’accusation de crime rituel


Il est pratiquement impossible d’expliquer les accusations qui ont été lancées à cette époque contre les Juifs. Ceux-ci ont été persécutés non seulement pour avoir été les « meurtriers du Christ » mais aussi comme « meurtriers d’enfants ».

La première fois qu’une telle accusation plus connue sous le nom de « crime rituel » a été lancée, ce fut en 1144 à Norwich, en Angleterre. Les Juifs y ont été accusés d’avoir enlevé un bébé chrétien et de l’avoir vidé de son sang. Cette sorte d’accusation s’est bientôt répandue, sous diverses formes, à travers toute l’Europe, puis dans les autres parties du monde.

Pourquoi les Juifs, selon leurs accusateurs chrétiens, avaient-ils besoin de sang humain ? Cette question a appelé plusieurs réponses :

Les Juifs souffraient d’hémorroïdes en punition d’avoir tué Jésus, et le meilleur remède contre les hémorroïdes, en ce temps-là, consistait à boire du sang.

Les Juifs de sexe masculin ont des règles et ont besoin tous les mois d’une transfusion sanguine.
Les Juifs, après la circoncision, ont perdu tellement de sang à la suite de cette intervention chirurgicale qu’ils ont besoin de boire celui de bébés chrétiens.
Le sang est le principal ingrédient entrant dans la composition des 
matsoth, de sorte que les Juifs en ont besoin en grandes quantités pour la préparation de leur fête dePessa‘h.
Chacune de ces réponses a été avancée.

Tout cela constitue une leçon très importante à propos de l’antisémitisme : Quoi que l’on raconte sur le compte des Juifs, les gens le croiront.

Le plus absurde de toute l’affaire est que ce sont précisément les Juifs, à qui leur propre loi interdit pourtant de consommer tout sang quel qu’il soit au point que la viande, pour être cachère, doit être soigneusement lavée et salée afin qu’en disparaisse toute trace qui ont été accusés d’en boire.

L’accusation de crime rituel est d’autant plus insensée si l’on se souvient que l’Eglise, au treizième siècle, a adopté la doctrine de la transsubstantiation. Selon celle ci, quand le prêtre célèbre la messe sur l’hostie et le vin, ces objets se transforment mystiquement en corps et en sang de Jésus. Le Chrétien qui consomme l’hostie et qui boit le vin est donc considéré mystiquement comme mangeant la chair de Jésus et comme buvant son sang.

Il est extravagant que le monde chrétien, tandis qu’il s’engageait dans un rituel consistant à « boire le sang de Jésus », ait accusé les Juifs à qui il est interdit de boire du sang de ce crime affreux fabriqué de toutes pièces.

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D
Curieusement la meme accusation a courru sur les Francs macons accuses eux aussi de boire du sang d`enfants chretiens lors de messes noires secretes.<br /> Un rapport?ou un amalgame?
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