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La Chine estime qu'engager des sanctions contre l'Iran "n'est pas une solution", selon la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu. Elle a déclaré jeudi aux journalistes que " la résolution du problème iranien devait être diplomatique" et passer "par la négociation" afin de ramener Téhéran sur la voie du dialogue.
Le président russe Dmitri Medvedev, à gauche, et le président chinois Hu Jintao se serrant la main à New York, mercredi.
PHOTO: AP
Le Financial Times a rapporté mercredi que les entreprises publiques chinoises avaient commencé à fournir de l'essence à Téhéran au début du mois de septembre : cela correspond à un tiers des importations iraniennes en hydrocarbures. .
L'accord sino-iranien pourrait miner les efforts menés par Washington pour couper l'approvisionnement de l'Iran en carburant, vital pour le pays. Si le régime chiite a de grandes réserves de pétrole brut, sa capacité de raffinage reste réduite.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU - la Chine, la Russie, le Royaume-Uni, la France, les Etats-Unis - et l'Allemagne se réuniront le 1er octobre prochain pour essayer de réduire les tensions avec les représentants iraniens.
L'Iran affirme qu'il développe sa technologie nucléaire à des fins simplement pacifiques, mais les puissances internationales ont de sérieuses craintes à ce sujet: elles soupçonnent Téhéran de développer son programme pour fabriquer des ogives atomiques.
Avant les négociations, les ministres des Affaires étrangères des six nations se sont réunis mercredi en marge de l'Assemblée générale pour débattre de la manière de convaincre la République islamique de cesser tout enrichissement d'uranium.
Selon une source de la délégation russe à New York, Moscou n'exclut pas de prendre part à de nouvelles sanctions contre l'Iran. Le président Dimitri Medvedev avait ouvert mercredi la porte à une intervention du Kremlin, aux côtés de Washington, contre Téhéran si la République islamiste persévérait dans son programme nucléaire : d'aucuns prétendent que ce choix n'est pas sans rapport avec le consensus américain sur son bouclier anti-missile.
Alors que le projet concernait l'Europe orientale, Barack Obama a présenté un nouveau plan cette semaine qui propose d'installer des systèmes antimissiles en Israël, pour le plus grand bonheur des autorités russes. .
Si les fonctionnaires du Kremlin nient cette théorie, Medvedev a reconnu lors de l'Assemblée générale de l'ONU que la décision prise par la Maison blanche concernant le bouclier européen "méritait une réaction positive". Obama lui-même espère inspirer "la bonne volonté" de Moscou. .
Par JPOST.FR ET AP
24.09.09
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