Le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone, qui s’est montré extrêmement hostile à Israël, a sans doute incité un certain nombre de pays à condamner à leur tour l’opération Plomb Durci, menée par Tsahal à Gaza. Toutefois, il y a des gouvernements qui n’acceptent pas les accusations de « crimes de guerre » portées contre l’Etat juif et continuent à soutenir la politique de défense d’Israël.
Et c’est le cas notamment de l’Italie par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères Franco Frattini. Ce dernier, qui a reçu ce lundi le président de la Knesset Ruby Rivline à Rome, lui a promis que son pays soutiendrait les positions israéliennes face aux critiques très acerbes émises par le rapport de l’Onu rédigé par Goldstone et son équipe.
Au cours de l’entretien entre les deux hommes, Frattini a tenu également à saluer la décision du chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Abou Mazen), qui a renoncé à réclamer un débat spécial sur la question aux Nations unies.
Rivline, appréciant les propos de son interlocuteur, lui a répondu qu’il était impensable qu’Israël, à qui on réclamait de nouveaux compromis, subisse de telles critiques de la communauté internationale pour une action de défense qu’il a dû lancer « à cause d’autres concessions ».
Rivline a ajouté : Après huit ans de retenue, nous avons décidé de riposter et nous avons dû subir alors les attaques très virulentes du rapport Goldstone ». Et de préciser encore: « Une grande partie de la population israélienne est prête à des concessions pour un règlement permanent mais pas pour des illusions. L’évacuation de la bande de Gaza a créé un nouveau front, très dur, dans le sud et des tirs de roquettes répétés sur les citoyens israéliens ».
Dans l’entourage de Rivline, on confirme que le ministre italien s’est montré très compréhensif face aux positions exposées par son interlocuteur. Il aurait également estimé que le partage de la souveraineté sur Jérusalem n’était pas réalisable et risquait au contraire d’attiser le conflit au lieu de le régler.
Frattini se serait montré optimiste quant à l’attitude des pays arabes qui, selon lui, comprendraient que le moment est venu de normaliser leurs relations avec Israël.
Commentant son entretien, Rivline a déclaré que « le ministre italien était un véritable ami d’Israël qui avait su se trouver à ses côtés en ces moments difficiles et faire preuve d’une grande compréhension quant aux besoins sécuritaires et aux considérations stratégiques d’Israël ».