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Selon des sources palestiniennes, un accord aurait néanmoins déjà été donné aux Etats-Unis pour la reprise du dialogue, sous réserve que l'administration américaine fournisse des garanties pour que celui-ci aboutisse à la création d'un Etat dans les frontières du 4 juin 1967, celles de la veille de la guerre des six jours.Israël refuse de donner la priorité au sujet des frontières, lors de la reprise des négociations avec les Palestiniens. Le fait de séparer ce sujet d'autres questions de premier plan permettra notamment d'éviter de revenir sur celle des constructions dans les implantations, estiment certains hauts responsables israéliens.
Binyamin Netanyahou.
PHOTO: AP , JPOST
Depuis plusieurs jours, le sujet des frontières définitives est présenté comme celui qui sera traité en premier dans le cadre de futurs pourparlers. L'idée étant que, une fois ce problème réglé, celui des implantations se résoudra de lui-même - puisque les constructions entamées à l'intérieur des frontières fraîchement reconnues ne seront plus source de crise diplomatique. Par ailleurs, les Etats-Unis auraient fait part de leur intention de régler la question des frontières dans les neuf prochains mois, afin de faciliter la reprise des constructions israéliennes au terme du moratoire. Seul problème à Jérusalem : une telle initiative se traduirait par des concessions territoriales sans rien obtenir en retour. Cela, avant même d'aborder les sujets sensibles de Jérusalem, des réfugiés palestiniens et du caractère démilitarisé du futur Etat palestinien.
"Que ce passerait-il après avoir rendu des terres ? Le conflit ne sera pas réglé. Et d'autres problèmes resteront à résoudre, comme celui des réfugiés et de Jérusalem. C'est simplement impossible. Tous les ministres sont d'accord, qu'ils soient de gauche ou de droite", a déclaré un représentant du gouvernement.
Vraies fausses conditions de l'AP
De son côté, le chef de l'Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, avait déclaré, lundi, que les échanges avec Israël ne pourront pas reposer "sur des bases incertaines". Il a également réitéré son souhait de voir l'ensemble des constructions définitivement gelées dans les implantations. En visite à Charm el-Cheikh en début de semaine, Abbas a confié, par ailleurs, qu'il était tombé d'accord avec le président égyptien Hosni Moubarak sur les conditions nécessaires à la reprise du processus de paix. En l'occurrence, Jérusalem devra être comprise dans les négociations et Israël devra suspendre tous ses projets de construction. "En principe, nous n'avons aucune objection à retourner à la table des négociations. Et nous n'imposons aucune condition préalable", a annoncé le chef de l'AP.
Un vent d'optimisme souffle désormais sur Jérusalem : Mahmoud Abbas semble avoir ouvert la porte à la reprise du dialogue, selon plusieurs responsables du gouvernement. Sentiment confirmé, lundi, par le Premier ministre Binyamin Netanyahou, lors de la réunion du Likoud : "Je ressens, depuis quelques semaines, un changement d'atmosphère. J'espère que l'heure est enfin à la reprise des négociations", a-t-il déclaré.