Hier, les officiels nord-coréens ont menacé d’effectuer d’autres essais de missiles nucléaires. Les Etats-Unis ont, aussitôt, tenté de les en dissuader. Washington se donne le droit à « une nouvelle réponse » selon les dires de dirigeants américains.
Le président américain, Barack Obama, a, pour le moment, deux dossiers à gérer. L’Iran et la Corée du Nord. Les deux Etats n’ont ni foi ni loi. Ou au contraire un peu trop. Le régime communiste de Pyongyang et la république islamique de Téhéran font fi des réprimandes des autorités internationales. Ils poursuivent leurs objectifs de « défense nationale » comme ils aiment à le répéter. En quoi cela peut-il déséquilibrer l’échiquier diplomatique international ? Décryptages.
« Provocations » « la Corée du Nord dépasse les bornes », c’est ce qu’on peut lire sur les manchettes de nos journaux quotidiens. Le monde a beau s’égosiller. Rien n’y fait. Kim Yong Il, le Nord-Coréen et Mahmoud Ahmadinedjad, l’Iranien feront tout pour parvenir à leurs fins. La diplomatie est un gros mot pour ces deux dirigeants. Pourtant c’est la seule voie recherchée par l’administration Obama. L’un des émissaires spéciaux américains, Steven Boswarth, a déclaré cette nuit à New-York « que son pays n’avait aucunement l’intention d’envahir la Corée du Nord, mais de reprendre les discussions multipartites. Pourtant les pays voisins de la démocratie populaire, la Russie, la Chine et la Corée du Sud engagent les Etats-Unis à adopter une position plus claire et plus ferme. A ce propos, la Russie assure avoir reçu des informations quant à la poursuite du programme nucléaire nord-coréen. « Ils tireront de nouveaux missiles », affirme certains officiels de l’armée russe.
Sur le front iranien, même son de cloche, Mahmoud Ahmadinedjad entend poursuivre son programme de destruction. Il souhaite « offrir la sécurité suffisante au peuple iranien ». Surtout, en pleine campagne électorale, le président de la République islamique ne se laissera pas démonter. Il y a trois semaines, le chef de l’Etat iranien a affirmé « ne pas vouloir discuter avec les grandes puissances sur le dossier du nucléaire » Les Etats-Unis, la France, la Chine et la Russie tentent de convaincre Ahmadinedjad de faire marche arrière. Ils parlent à l’oreille d’un sourd. Le petit homme est sur de son fait. Son but est « de détruire et rayer Israël de la carte. » Pour le moment ses plans fonctionnent à merveille.
Le monde se doit de réagir. Fini le temps de la Guerre Froide et des deux blocs. L’échiquier des relations internationales pourrait être bouleversé si l’une des deux nations faisaient usage de sa force.
Les intimidations ont laissé la place aux actes. Deux pays prêts à défier toutes les notions de bon sens. Avec la Corée du Nord et l’Iran, on touche sans doute aux limites de la diplomatie.
[Mercredi 06/10/2009 11:45]