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Trésors du peuple juif

Hier sur Lessakel http://lessakele.over-blog.fr/article-32645759.html

Aujourd'hui sur Aschkel, ou quand notre Gilles nous offre des cadeaux inestimables.
Merci mon Gilles !



Dimanche 14 juin 2009
Cadeau de Gillouches, pour le second Pessah de Sivan! (Ah? si doute -Hassidout-, consultez Aschkel ou Beha'alotekha)

Nezavisne Novine
La Haggadah de Sarajevo, joyau du patrimoine bosnien et mondial
Traduit par Vanessa Pfeiffer
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 16 mai 2009
Mise en ligne : vendredi 12 juin 2009
Dans une pièce entièrement vitrée et interdite d’accès du Musée national de Sarajevo, on peut apercevoir, de loin, la Haggadah de Sarajevo, prestigieux manuscrit enluminé du XIVe siècle. On ne peut qu’être frustré de ne pas pouvoir l’approcher mais heureux de savoir qu’aujourd’hui, cette Haggadah repose tranquillement dans sa vitrine. Un repos bien mérité après un parcours mouvementé qui a commencé avec l’exil des Juifs d’Espagne en 1492...

Par Elma Duvnjak

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La Haggadah au Musée national de Sarajevo
(©CdBiH/ Vanessa Pfeiffer)

Comme les aventuriers, dit Enver Imamović – l’un des plus grands archéologues bosniens et gardien de ce livre – le siècle a son destin, et il en est ainsi pour ce précieux livre, la Haggadah de Sarajevo, dont le parcours est très mouvementé. Celle-ci date du XIVe siècle et appartient au groupe des manuscrits enluminés les plus prestigieux au monde. Elle est un important témoignage de l’art juif oublié de l’enluminure des livres de l’époque classique.

Compte tenu du temps de fabrication, de la richesse des miniatures et de la représentation de personnages, ainsi que du nombre infime de Haggadah conservées dans le monde, celle de Sarajevo appartient au patrimoine culturel le plus prestigieux de Bosnie-Herzégovine. Elle est conservée au Musée national de Bosnie-Herzégovine à Sarajevo. En hébreu, « Haggadah » signifie « récit », et ces livres sont depuis des siècles appelés « Haggadah de Pessah ». Ce livre contient des bénédictions qui se récitent sur le vin, le pain, avant le lavage des mains, après manger. C’est en fait une anthologie d’histoires, de versets, de prières de la grande fête de la Pâque juive.

« La Haggadah de Sarajevo, en plus du texte, comprend de multiples illustrations, des miniatures, des initiales [1]. Mais ce n’est pas spécifique, car on considère que chez les Juifs, il est strictement interdit d’illustrer des personnages, comme dans l’islam. Mais cette Haggadah a montré qu’il n’en a pas toujours été ainsi. Beaucoup de recherches ont été menées à son sujet. Cette Haggadah a suscité un intérêt particulier et on a beaucoup écrit à son propos, car c’est le premier manuscrit enluminé de ce genre », explique Enver Imamović.

Il poursuit : « deuxièmement, son importance tient du fait qu’elle date de plus de 700 ans. Elle a été écrite au XIVe siècle en Espagne. Troisièmement, son parcours est exceptionnel. L’homme suit son destin, tout comme ce livre. J’effectue des recherches depuis longtemps, je suis son parcours, et la Haggadah porte aussi avec elle les destins des hommes qui l’ont possédée et qui l’ont gardé ».

Enver Imamović rappelle que le dernier propriétaire de cette Haggadah était la famille Koen qui l’a vendu pour une modique somme de 150 Forint hongrois. « Après cela, le Musée national de Budapest a proposé la somme de 50.000 Forints hongrois. Plus tard, d’autres pays ont proposé des sommes incroyables. Des experts estiment sa valeur à 1,2 milliards de dollars. Durant le dernière guerre en Bosnie-Herzégovine, lorsque j’étais seul à diriger le Musée national de Bosnie-Herzégovine, nous avions des propositions faites par l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie, l’Italie, Israël, la Grande-Bretagne, pour qu’ils la « gardent » en attendant la fin de la guerre, mais cette solution n’était en aucun cas envisageable », dit-il.

Le parcours de la Haggadah pendant le siège de Sarajevo...

Ce professeur, à l’aide d’un groupe de personnes de confiance, a réussi à sauver la Haggadah de Sarajevo en 1992, en la cachant dans un endroit sûr jusqu’à la fin de la guerre [2].

« J’ai une photo du bâtiment où elle a été conservée. Personne n’aurait cru qu’elle se trouvait là. Je ne l’ai pas sauvé seul, il y avait également une équipe de policiers qui a risqué sa vie, avec moi. L’opération de sauvetage a duré de 9h30 à 17h et la situation était risquée car le musée se trouvait pratiquement sur la ligne de front. Je ne sais pas exactement combien de temps avant nous les cambrioleurs étaient venus pour la rechercher, mais ils ne l’ont pas trouvé », raconte Enver Imamović.

Il ajoute que lui et l’équipe qui l’accompagnait avaient d’abord ouvert un coffre-fort. Ils l’ont cassé avec des pioches, des pelles, des marteaux, des limes. Et quand ils ont réussi à l’ouvrir, ils ont trouvé la Haggadah. Mais avant cela, ils ont ouvert une autre caisse dans laquelle ils ont trouvé une copie du livre.

« Nous avons terminé à 17h, alors que la ville était sous les bombardements. Nous avons réussi à aller jusqu’à la Banque centrale. Nous pensions qu’il y avait des gardes, mais il n’y avait personne. Personne n’y s’était rendu depuis deux jours, mais nous devions y cacher la Haggadah. Nous portions également une caisse remplie d’objets de valeurs, d’or. Il s’agissait des pièces uniques, parfois vieilles de plusieurs milliers d’années, des bijoux exposés dans le musée. Nous avons emmené tout cela dans un endroit sûr. C’est de cette manière qu’elle a été sauvé durant la guerre », raconte Enver Imamović, qui va prochainement publier un livre sur la Haggadah.

...et pendant la Seconde Guerre mondiale

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Derviš & Servet Korkut

La manière grâce à laquelle la Haggadah de Sarajevo a été sauvée des nazis, pendant la Seconde Guerre mondiale, a longtemps était un mystère mais l’histoire a fini par être découverte. Nous en avons discuté avec Servet Korkut en 1995, la femme du défunt Derviš Korkut qui a risqué sa vie et celle de sa famille pour sauver la Haggadah.

« Derviš était conservateur au Musée national et il a parlé avec les Allemands. C’était en 1943, pendant la guerre. Ce matin-là, il était au musée avec le directeur Jozo Petrović, lorsque les Allemands ont appelé et ont dit qu’ils arrivaient au musée, et Jozo Petrović a averti mon époux. Derviš n’a pas réfléchi la moindre seconde, et lui a dit de lui donner les clefs de la caisse, disant qu’il devait sauver la Haggadah. Et Jozo Petrović lui a répondu qu’elles n’étaient pas avec lui. Mais Derviš a fait ce qu’il avait prévu, s’exclamant - ’qu’ils me tuent, mais donne-moi la Haggadah’ », nous raconte Servet Korkut.

Elle ajoute : « Derviš avait caché la Haggadah sur sa poitrine et il a parlé avec les Allemands en la portant de la sorte. En allemand courant, il leur avait dit que la Haggadah avait été emmenée par deux officiers allemands. Ils se sont énervés, mais ils ont fini par partir. Derviš a attendu la fin de son temps de travail et est rentré à la maison à pied avec la Haggadah cachée sur sa poitrine », raconte Servet Korkut.

Elle a démenti les histoires voulant que Derviš Korkut soit allé sur la montagne de Bjelašnica, sur la Treskavica puis qu’il aurait caché la Haggadah sous le seuil d’une mosquée.

« Ce n’est pas vrai. Derviš est allé sur la montagne de Vlašić, où il avait un ami de confiance, il lui a donné la Haggadah que ce dernier a caché à un endroit sûr. Elle n’était pas dans une mosquée, encore moins sous son seuil, car elle aurait été détériorée par l’humidité. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, cet homme a rapporté la Haggadah à Sarajevo et c’est de cette manière qu’elle a été préservée », a-t-elle confié.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la famille de Derviš Korkut a sauvé la vie de plusieurs Juifs, entre autres, la jeune fille Mira Papo, mais le pouvoir d’après-guerre n’a pas épargné cette famille.

Les communistes ont accusé Derviš Korkut, bien qu’innocent, d’avoir collaboré avec les nazis, ce qui n’était que mensonge, car ce sont ces mêmes nazis et les oustaši qui, avant la fin de la guerre, ont commencé par chercher la famille, dont Derviš Korkut, pour les tuer puisqu’ils savaient qu’ils aidaient les Juifs.

« À la fin de la guerre, les communistes m’ont jeté à la rue avec mes deux enfants, et Derviš a été emprisonné. Ni coupable, ni redevable, il a dû aller en prison à Zenica où il est resté enfermé durant six ans. Quand j’allais lui rendre visite, je n’avais droit qu’à cinq minutes. Notre petite fille Abida, qui n’avait que trois ans, est décédée durant cette période. Alors que Mira Papo devait témoigner en faveur de mon époux, elle ne l’a pas fait », rappelle Savet Korkut. Elle ajoute que Mira Papo s’est mariée avec l’officier qui ne lui a pas permis de témoigner en lui disant qu’on lui prendrait ses fils qu’elle a eu avec lui. « Elle m’a dit cela plus tard. Je ne lui en veux pas », dit Servet Korkuti.

« Mon Derviš parlait comme si l’allemand, l’anglais, le français, l’arabe et le turc étaient sa langue maternelle. Il a fait ses études à Carigrad (Istanbul). Il en voulait à son père de ne pas lui avoir permis d’étudier la médecine. Voilà, c’est ainsi que nos vies étaient liées à la Haggadah de Sarajevo », finit par dire Servet Korkut.

L’une des plus belles au monde

La Haggadah de Sarajevo est un manuscrit et appartenait à un groupe d’Espagnols séfarades. Il en existe seulement quelques exemplaires dans le monde. Par exemple, le British Museum en possède quelques importants exemplaires, mais les experts pensent que la Haggadah de Sarajevo est l’une des plus belles. Elle est composée de 142 pages d’écriture et d’enluminures. Elle est couverte de cuir. Entre le 13 et le 22 décembre 2001, elle a été restaurée et, à cette occasion, il a été confirmé que les pages sont en bon état. Cette restauration a été effectuée par André Pataki, un restaurateur diplômé.

Ce manuscrit vient du nord de l’Espagne, il date du milieu du XIVe siècle. Le lieu de fabrication de la Haggadah de Sarajevo correspond certainement au territoire de l’ancien royaume d’Aragon, peut-être à Barcelone ou dans ses environs, et son commanditaire devait être un homme fort riche. Le manuscrit a quitté l’Espagne après 1492, au cours de l’exil des Juifs d’Espagne. En 1609, elle se trouvait en Italie, puis elle est arrivée dans les Balkans par Split et Dubrovnik.

Lien : http://www.haggadah.ba/

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A
Mamach ata tsodek.<br /> <br /> <br /> Ah ces pyramides.<br /> <br /> Abraham sois le bienvenu et au plaisir de te lire, fais comme chez toi
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A
Bonjour,<br /> <br /> Merci pour votre site et pour les infos<br /> <br /> Ce Jour - Là ?! Il y avait :<br /> <br /> La beauté , l'éclat , les couleurs <br /> la Lumière , Afin Que ...<br /> <br /> A+ de vous relire , sincère salutations <br /> <br /> Abraham S
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C
C'est amusant de voir qu'un manuscrit racontant la sortie d'Egypte est couche dans une pyramide...
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