Analyses et actualités sur la geopolitique - Proche et Moyen-Orient - israel - conflit israel palestine - renseignement - diplomatie - Lutte contrela désinformation
Aharon Leshno Yaar.
PHOTO: AP , JPOST
Le représentant israélien s'est exprimé un jour après la publication d'un rapport écrit par la Haut-commissaire des Nations unies pour les Droits de l'homme, la Sud-Africaine Navi Pillay.
Elle y dénonce les "violations graves aux droits de l'Homme dans les territoires palestiniens occupés, à cause notamment de la récente opération militaire israélienne dans la bande de Gaza".
Le rapport de 34 pages répond à une requête du Conseil des droits de l'Homme exprimée lors d'une session spéciale consacrée à Israël, en janvier dernier. Le rapport doit être présenté lors du prochain conseil, le 29 septembre prochain.
Pour Leshno Yaar, le rapport n'est absolument "pas objectif" et "s'appuie sur des informations erronées qui ignorent le point de vue israélien".
"La position d'Israël reste la même. Nous avons confiance dans notre système politique et légal. Pour nous, ce rapport n'existe pas", a ajouté le représentant israélien.
Le réquisitoire onusien se concentre sur l'opération "Plomb durci": "D'importants éléments de preuve indiquent que de graves atteintes au droit humanitaire international ont eu lieu lors des opérations militaires conduites entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, qui ont été aggravées par le blocus enduré par la population de Gaza lors des mois qui ont précédé l'opération 'Plomb durci' et qui se perpétue encore", écrit Navi Pillay.
Parmi les points noirs soulignés par Pillay : la fermeture des points de passage vers la bande côtière qui prive la population des soins humanitaires les plus élémentaires.
Elle s'appuie sur les arguments de la convention de Genève qui déclarent" qu'une personne non-combattante ne peut être punie pour des fautes qu'elle n'a pas personnellement commises".