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Hosni Moubarak.
PHOTO: AP , JPOST
Il devrait se prononcer sur la position des pays arabes, qui ne devraient faire aucun geste envers Israël avant que l'Etat juif ne fasse le premier pas, à commencer par un gel des constructions d'implantations, raporte le New York Times.
Moubarak devrait également rencontrer des représentants juifs pour discuter du processus de paix israéo-palestinien et de la menace iranienne.
La visite de Moubarak aux Etats-Unis cette semaine est la première depuis 5 ans.
Il devrait rencontrer le vice-president Joe Biden aujourd'hui et le président demain. Moubarak s'entretiendra avec Obama sur d'autres questions telles que le programme nucléaire iranien, l'extrémisme musulman et la situation au Soudan.
Le porte-parole du ministère égyptien des
Affaires étrangères Hossam Zaki a déclaré que pour son pays, le meilleur moyen d'instaurer la confiance restait pour Israël d'arrêter la construction d'implantations, de prendre des mesures pour améliorer l'économie de la Judée-Samarie, de réduire le blocus contre la bande de Gaza et d'accepter de négocier sur toutes les questions, y compris celles sur les réfugiés palestiniens mais aussi sur Jérusalem-Est.
« Si les Israéliens font cela et engagent immédiatement des négociations avec [le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas], c'est la solution pour l'ouverture et les Arabes feront les gestes nécessaires », a indiqué Zaki. « Mais ils ne veulent pas faire ces premiers pas. Ils l'exigent des Arabes. Israël est la puissance occupante. L'occupation doit cesser. »
Par ailleurs, Zaki a déclaré que la position égyptienne était inébranlable. « Nous pensons que ce fossé immense dans la confiance nécessite un premier pas des Israéliens. Puis les Arabes seront prêts à faire des gestes. C'est la façon de voir des Arabes », a-t-il dévoilé.
L'administration Obama a déjà indiqué vouloir renforcer ses relations avec l'Egypte. En juin, le président américain avait même choisi Le Caire comme destination pour s'exprimer au monde arabe. Il avait alors rencontré le président Moubarak.
De plus, l'Egypte s'était montrée désireuse de renouer avec Washington, profitant ainsi du changement de gouvernement. De leur côté, les Etats-Unis s'étaient montré tout aussi enthousiastes à l'idée de compter l'Egypte parmi ses alliés au Moyen Orient. Un partenaire stratégique en paix avec Israël et qui partage les mêmes inquiétudes quant au rôle de l'Iran.