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Délégués iraniens et occidentaux à Genève.
PHOTO: AP , JPOST
Le secrétaire général du conseil de l'Union européenne Javier Solana préside officiellement les négociations d'une journée avec le négociateur iranien Saeed Jalili.
La rencontre bilatérale avec l'Iran reflète la détermination de Washington d'obtenir des résultats concrets. Le fait qu'elle ait lieu traduit le désir de parler des deux parties, malgré les tensions dues la semaine dernière à la révélation par l'Iran d'un second site d'enrichissement d'uranium jusque-là passé sous silence.
D'un côté, l'Occident craint que l'objectif du programme nucléaire soit de construire une bombe. De l'autre, l'Iran affirme que son but est pacifique et refuse de négocier pour y mettre un terme.
Si les négociations échouent, les Etats-Unis et ses alliés occidentaux pourraient entamer une quatrième vague de sanctions établies par le conseil de sécurité de l'ONU.
Les sanctions de 2006 interdisaient de vendre à l'Iran du matériel et des technologies susceptibles de servir à son programme d'enrichissement d'uranium.
Ces sanctions se sont poursuivies en mars 2007 avec l'interdiction d'exportations d'armes d'Iran et le gel d'organismes financiers de la République islamique. En 2008, les sanctions ordonnaient la restriction d'importations par l'Iran de technologies à double usage (qui peuvent être utilisées aussi bien dans des objectifs civils que militaires).
En plus des Etats-Unis et de l'Iran, des représentants de pays membres du conseil de sécurité des Nations unies et l'Allemagne participent aux rencontres de jeudi.
Le département d'Etat américain espère que cette session ouvrira la porte à un dialogue approfondi sur la manière dont l'Iran pourrait réduire les inquiétudes sur son programme nucléaire et la construction secrète d'armes nucléaires.