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LA POPULATION ARABE ISRAELIENNE CULTIVE A TORT LE REJET D’ISRAEL
Par Bertrand RAMAS-MUHLBACH
pour lessakele.over-blog.fr et http://aschkel.over-blog.com/
Le 1er octobre 2009, le secteur arabe israélien a respecté un ordre de grève générale visant à commémorer le neuvième anniversaire des émeutes d’octobre 2000, c’est -à- dire le soulèvement populaire arabe (organisé en marge de l’Intifada lancée par les palestinien de Cisjordanie) qui s’est soldé par la mort de 13 personnes parmi les manifestants.
C’est ainsi que les écoles dans les conseils locaux arabes, les services de municipalité ou encore de nombreuses entreprises ont été fermés, et ce, à la demande de la commission de suivi du secteur arabe israélien qui dénonce ce qu’il appelle « la nouvelle vague de racisme qui a déferlé sur le pays ces derniers temps ». Plus précisément, c’est la proposition de loi sur la Naqba qui dérange profondément car le texte définitif pourrait bien interdire l’assimilation du «jour de l’indépendance d’Israël» (yom hatsmahout) à une « catastrophe », et de le commémorer comme tel.
La préparation des manifestations dans les localités arabes du pays s’est faite au moyen d’une distribution (la veille) de nombreux tracts sur lesquels il était possible de lire : « En mémoire des Chahids nous devons faire la grève ». L’opération a d’ailleurs été couronnée de succès comme l’illustre le meeting organisé dans le village d’Araba en Galilée réunissant près de 20 000 personnes avec le député arabeMuhammad Baraké (du parti Hadash) en tête du défilé. Celui-ci s’est naturellement félicité du succès de la manifestation en lançant : « La réussite de cette grève générale dans le secteur arabe doit être un message pour le gouvernement et pour les responsables de sa politique raciste ».
Le message était donc clair, c’est le supposé racisme de la politique israélienne que les participants voulaient dénoncer. En réalité, les dirigeant arabes semblent oublier que le véritable racisme était au cœur des manifestations arabes d’octobre 2000.
En effet, lors du soulèvement arabe du mois d’octobre 2000, les Arabes d’Israël (incités à la violence par leurs dirigeants et notamment par les députés arabes de la Knesset) se sont joints à l’Intifada des Palestiniens de Cisjordanie en déclenchant une révolte contre l’État d’Israël. S’est alors produit un déchaînement de violence anti juive, digne des plus terribles pogroms que le peuple juif ait subi au cours des temps.
Dans tout le pays, des foules arabes sont venues des villes et des villages pour bloquer les principales artères (notamment la route traversant Wadi Ara qui relie le centre du pays au nord) en détruisant tout sur leur passage, incendiant des bureaux de poste, des stations-service, des postes de police, des banques, des institutions publiques ou encore des commerces juifs. Les israéliens juifs pris à partie n’ont pas simplement été molestés, mais véritablement battus sans pitié par des jeunes personnes d’origine arabe et une personne âgée a trouvé la mort lors d’un jet de pierre sur son véhicule.
Inversement, s’il est vrai que 13 personnes parmi les insurgés arabes ont trouvé la mort dans les affrontements avec les autorités israéliennes, ce chiffre aurait pu être
beaucoup plus important si la police n’avait pas (une nouvelle fois), fait preuve d’une extraordinaire retenue pour contenir la violence des assaillants (qui ont encore repris leurs opérations pendant 3 jours à compter du 7 octobre).
Il ne faut donc pas se mentir. Les membres insurgés de la population arabe israélienne entendaient casser et tuer du juif même si finalement, le soulèvement populaire arabe a été un échec cuisant pour les organisateurs de l’époque. Dans ces conditions, les leaders arabes israéliens sont particulièrement mal venus pour reprocher une quelconque forme de racisme de la part de l’Etat hébreu.
Pour autant, il conviendrait pour les arabes israéliens de préciser le modèle de société auquel ils aspirent, car si le système israélien n’est pas parfait, les valeurs qu’il défend et son système juridique protègent toutes les populations sur le territoire avec en outre un extraordinaire système de santé, des perspectives de revenus confortables dans le cadre d’activités professionnelles, la perception de prestations sociales pour les personnes démunies dans le cas contraire, ou encore le système de retraite pour les plus anciens.
S’il est donc compréhensible que les israéliens arabes se sentent historiquement plus proches des palestiniens que des juifs, il ne faudrait pas pour autant rejeter en bloc la qualité de vie que leur offre l’Etat hébreu et qu’ils ne trouveraient d’ailleurs dans aucun Etat arabe de la région.
Dans l’univers de violence palestinien, les droits de l’homme sont systématiquement bafoués et il n’existe aucun référent moral. Contrairement aux autres sociétés, l’enlèvement de personne n’y est pas considéré comme un crime mais plutôt comme une arme dans le cadre d’un rapport de force. Les palestiniens ne font aucun cas de la vie humaine comme l’a encore illustré le 2 octobre 2009, l’échange d’une cassette montrant le jeune soldat Guilad Shalit enlevé depuis 3 ans contre la libération de 20 palestiniennes terroristes. Ismaïl Hanyeh entouré de ses lieutenants et d'une terroriste libérée, a commenté cet événement en vantant la victoire contre l’ennemi sioniste : « Il s'agit d'une journée de fête pour tous les gens libres à travers le monde, et une victoire pour ceux qui ont kidnappé Guilad Shalit ». De même, selon Muhamad Al-Katri, responsable du dossier des prisonniers, le « kidnapping de sionistes permet d’obtenir d'Israël ce que l'on désire »…
Rappelons également que dans les territoires sous contrôle palestinien, il est possible de jeter des pierres, de porter des ceintures explosives ou d’utiliser des armes pour tuer son prochain. S’agissant du mode éducatif, les enfants sont élevés dans la haine par les programmes télévisés du Hamas qui appellent les jeunes générations au meurtre de juifs en les égorgeant soit pour reprendre la terre de Palestine soit, plus simplement, pour venger la mort d’un père, d’un frère ou d’un oncle martyr, membre des brigades d’Al Aqsa. (Des études sérieuses ont pourtant montré que ce cadre éducatif n’était pas spécialement propice à l’épanouissement des enfants).
Notons enfin que les palestiniens n’ont aucune certitude de vivre de façon autonome et indépendante compte tenu du phénomène tout à fait particulier qui se produit dans les villes du sud de la bande de Gaza telles Rafiah’, Khan Yunes ou, Dir Al-Balah’. Des organisations terroristes opposées a Hamas sont en train de mettre en place un Etat Taliban en se constituant sous une seule entité « Jallat », proche du mouvement Al-Qaïda et qui collabore étroitement avec le Jihad Islamique grâce aux subsides fournis par Téhéran. Les zones correspondantes sont interdites aux membres du Hamas et le mode de vie s’y construit sur le même modèle que les Talibans en Afghanistan...
Les arabes israéliens devraient donc remercier le ciel de vivre en Israël où la loi fondamentale du 17 mars 1992 protège la dignité humaine et la liberté, préserve la vie et le corps, protège la propriété privée, le droit d’être défendu en justice et les préserve de l’univers barbares institués par leurs compatriotes. Aussi, et au lieu de se plaindre, ils pourraient chercher à exporter ce modèle sur la bande de gaza et en Cisjordanie.