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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 15:59

 

 

 

Iran-Illusions versus Solution

 

Yoram Ettinger, “A bien y repenser”

“Second Thought”

YnetNews, 29 Juillet 2010

 

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

 

Titre original : Iran – Delusion vs. Solution

 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3926519,00.html

 

Plus le temps passe et plus les décideurs politiques occidentaux se réconcilient avec l’idée qu’il serait possible de coexister avec un Iran nucléaire. Ils veulent supposer qu’en dépit d’une rhétorique radicale, le cercle dirigeant iranien est pragmatique, qu’il connaît ses limites, qu’il ne souhaite pas exposer son peuple à des représailles occidentales dévastatrices et qu’il conçoit les capacités nucléaires comme un outil de dissuasion –et non comme une arme d’agression- contre les Etats-Unis, l’Otan et Israël.

 

Cependant, un Iran nucléaire constituerait bien un danger évident et constant pour la sécurité globale et la paix, qui ne peut, en aucun cas, être toléré. Afin d’écarter un tel péril, il est devenu primordial de dissiper bien des illusions et de nous engager sur une voie réaliste.

 

 

A l’inverse des dirigeants occidentaux, le groupe dirigeant révolutionnaire iranien est guidé par des convictions idéologiques et religieuses, sous-tendues par le substrat d’un passé mythique impérialiste :   

 

1.    Le Jihad est l’état permanent des relations entre Musulmans et non-Musulmans, alors que les accords de paix et de cessez-le-feu restent ténus[provisoires].

2.    La Shahada [culte du Martyre] engage tout chi’ite à tuer et à être tué, avec, pour fin dernière, de faire avancer la stratégie chi’ite musulmane.

3.    L’objectif stratégique de l’Islam chi’ite- qui a déclassé Judaïsme et Christianisme comme illégitimes- est de convertir l’humanité à l’Islam.

 

Le zèle religieux chi’ite est intensifié par l’ethos perso-iranien, partagé par les Iraniens laïcs et religieux, qui pensent que l’Iran a toujours été une puissance globale et régionale, durant les derniers 2600 ans.

 

La stratégie religieuse/hégémonique iranienne dicte l’agenda politique et tactique de Téhéran à l’égard des USA (le “Grand Satan”, cible principale du terrorisme et du nucléaire iranien), de l’Amérique centrale et du sud (et sa plateforme terroriste anti-américaine), de l’Irak (le rival sunnite en chef, dans le Golfe Persique et une arène pour y affaiblir les Etats-Unis), de l’Arabie Saoudite (un régime « apostat »), des états du Golfe (pris pour cibles afin d'y fomenter révolutions et renversements de pouvoir), de l’Afghanistan et du Pakistan (théâtres d'opération pour y éroder l’image des Etats-Unis), des organisations terroristes internationales et leurs cellules opérationnelles aux Etats-Unis et en Europe (affaiblissant les sociétés occidentales), de la Syrie, du Liban, du Hezbollah et du Hamas (menaçant Israël et faisant progresser l’hégémonie régionale) et d’Israël (le « Petit Satan », poste avancé occidental sur le territoire extensif de l’Islam, et source des valeurs judéo-chrétiennes)

 

Les dirigeants occidentaux ont une appréciation fortement déséquilibrée de ce soit-disant « pragmatisme » et la vue basse en matière d’idéologie et de religion. Par conséquent, ils sont, certes, préoccupés par les politiques iraniennes tactiques et globales, mais minimisent l’étude de l’infrastructure stratégique de l’Iran, dans les domaines de la religion, de l’idéologie et de l’histoire, qui envisagent le Chi’isme, le Jihad, la Shahada et l’impérialisme perse comme les « colonnes de feu » de Téhéran.

 

Les dirigeants occidentaux veulent croire aux négociations – et non à la confrontation –avec l’Iran. Cependant, les révolutionnaires de Téhéran ne peuvent percevoir une telle  attitude que comme le symptôme de la lassitude occidentale, l’inclination à « baisser les yeux le premier » et comme une version remaniée du slogan défaitiste européen : « Plutôt rouge(s) que mort(s) ! » [slogan allemand de l'Ouest durant l'affaire des Pershing US/SS 20 russes]. De plus, Téhéran estime la superpuissance américaine comme sujette au repli et aux retraites, adoptant graduellement l’état d’esprit européen et perdant vite sa capacité d'endurance, depuis le retrait de 1973 du Vietnam, Laos et Cambodge, la prise d'otage terroriste de l’ambassade américaine à Téhéran, en 1979, le retrait du Liban, en 1983, à la suite des explosions de l’ambassade  américaine et du quartier-général desMarine’s à Beyrouth, jusqu’au retrait américain d’Irak et d’Afghanistan, attendu pour 2011. A la même  période, l’Iran a fait la démonstration de sa résolution à payer un lourd tribut au nom de ses principes et intérêts, lorsqu’il a sacrifié environ 500.000 sujets sur l’autel de la guerre de 1980-1988 contre l’Irak, parmi lesquels environ 100 000 enfants qui étaient expédiés pour neutraliser les champs de mines.

 

Téhéran est encouragé par les préoccupations occidentales centrées sur la négociation et les sanctions, qui constituent une illusion, jamais une solution. Par exemple, la Russie et la Chine considèrent les Etats-Unis comme un rival et ne partagent absolument pas l’évaluation américaine des questions iraniennes. Elles bénéficient  d’une Amérique affaiblie et, par conséquent, ne collaborent pas réellement à l’imposition de sanctions. L’Europe emploie une rhétorique ferme, mais n'accouche jamais que d’une action frileuse. Et l’ONU ne soutiendra pas une politique américaine de fermeté face à l’Iran. Plus durera le processus de sanctions/négociations, plus l’Iran disposera de temps pour développer et acquérir des capacités nucléaires.

 

Téhéran bénéficie de l’adhésion occidentale au lien supposé entre le problème palestinien et la réussite d’une campagne [diplomatique]  contre l’Iran. Cependant, il n’existe aucun rapport entre le problème palestinien –ou le conflit israélo-arabe, voire l’existence d’Israël- et les piliers de la stratégie iranienne. Plus s’enracine la « Théorie du Lien », plus lourde est la pression sur Israël et plus faible demeure la pression sur l’Iran.

 

 En 1978, la politique du Président Carter a été perçue comme le coup de poignard dans le dos d’un allié des Américains, insufflant un vent arrière favorable à l’opposition contre le Shah qui a favorisé la Révolution islamique iranienne. En 2010, la politique occidentale à l’égard de l’Iran est perçue comme une reconnaissance de fait du potentiel du cercle dirigeant révolutionnaire, servant ainsi de vent favorable à l’affaiblissement de l’opposition intérieure et à minimiser les chances d’un changement de régime généré de l’intérieur.

 

 

Une politique occidentale soutenue face à l’Iran devrait confronter le Monde Libre à un dilemme brutal :

 

-      - accepter les exigences radicales présentées par un Iran nucléaire, sur le plan diplomatique, économique, militaire et religieux  ;

-      - ou se voir imposer une série de guerres vicieuses [dites : "de faible intensité", subversives ou insurrectionnelles], doublées d'une escalade rapide dans la course à l’armement nucléaire entre les régimes-voyous [autoritaires].

 

Si on veut éviter un tel dilemme, il est primordial de s’extraire des options illusoires de dissuasion et de réplique pour s’engager vers l’option militaire de l’anticipation/prévention. Sans quoi, le prix de l’inaction militaire surpasserait de façon écrasante le prix du pire scénario d’une action préventive contre l’Iran. 

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