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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 19:59

 

 

 

 

     Fabio raphael Fiallo

 

Syrie - où sont les indignés ?

par Fabio Rafaël FIALLO

Les vagues de contestation en Syrie sont réprimées dans la violence par le gouvernement de Bachar al-Assad. Face à cette répression, les protestations des Etats-Unis ou de l'Union européenne sont plus audibles que celles des associations civiles. Pourquoi ?

Pour © 2011 aschkel.info et © 2011  lessakele

Texte également publié sur : 

 

 

Fabio Rafael Fiallo est économiste et écrivain, ancien fonctionnaire à la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement). Il est diplômé d’économie politique de l’université Johns Hopkins (Baltimore).  Son dernier ouvrage, Ternes Eclats - Dans les coulisses de la Genève internationale (L'Harmattan) présente une critique de la diplomatie multilatérale.

 

Voir la bio en entier 

Qu’il est assourdissant, le silence des Indignés et autres champions des causes humanitaires, sur ce qui se passe depuis des mois en Syrie ! Aucune grand-messe de protestation, comme celles que l’on voyait surgir de partout contre la guerre d’Irak. Pas non plus de flottille, comme celles qui ont tenté de franchir le blocus maritime de Gaza imposé par Israël pour empêcher le Hamas de faire entrer des armes destinées à des attaques terroristes. Bachar al-Assad, lui, peut tuer des dizaines d’hommes, femmes et enfants par semaine, torturer à sa guise, sans que des Indignés éminents n’ouvrent la bouche ni ne mobilisent l’opinion.

Quand on pense au tollé qu’avait provoqué l’opération Plomb durci lancée par Israël fin 2008 sur la bande de Gaza après avoir essuyé des milliers de missiles envoyés par le Hamas, et l’on voit maintenant l’absence de réaction massive en faveur des Syriens qui manifestent avec la seule arme du ras-le-bol, on ne peut qu’être sidéré par le deux poids, deux mesures de l’indignation facile. Quand on pense, en plus, qu’Israël ciblait des responsables d’attentats terroristes qui avaient installé leurs postes de commandement et leurs plateformes de tir au milieu ou dans les sous-sols d’écoles, d’hôpitaux et d’immeubles d’habitation afin de causer le maximum de pertes civiles lors de l’inévitable riposte d’Israël, alors que les troupes syriennes tirent sur des civiles désarmés ou même vont les chercher maison par maison, et que ceci n’émeuve guère ou n’émeuve point nos bonnes consciences, il faut conclure qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de l’Indignation.

Pas de manifestation non plus, et moins encore de flottille, pour soutenir les 10 000 Palestiniens du camp de réfugiés de Raml, en Syrie, bombardé par des blindés et des navires de guerre syriens.

Le cas des Palestiniens est des plus intéressants. Il n’est pas à exclure que, inspirés par le Printemps arabe, ils prennent un jour le chemin d’autres peuples de la région et retournent leur colère contre les mouvements qui les ont gouvernés ou représentés, en l’occurrence le Hamas et le Fatah. Le premier les aura utilisés comme boucliers humains. Le second aura œuvré pour perpétuer leur statut de réfugiés, allant jusqu’à s’opposer à leur naturalisation par les pays d’accueil afin de pouvoir réclamer un « droit au retour » qu’Israël ne saura jamais accepter sous peine de disparaître en tant qu’Etat hébreu[1].

On commence d’ailleurs à percevoir des signes d’une mutation de la colère palestinienne. Des manifestations à Gaza sont réprimées par le Hamas. D’après les sondages, le prestige du Fatah a disparu en Cisjordanie. Des Palestiniens du camp de Yarmouk, à Damas, protestent devant le QG du FPLP-CG, une organisation palestinienne qui les poussait à aller sur le plateau du Golan pour manifester contre Israël. Les Palestiniens réclament de leurs dirigeants la tenue d’élections qui ont dû avoir lieu depuis longtemps, mais le Fatah et le Hamas trouvent à chaque fois des moyens et des prétextes pour les repousser.

Or, ce malaise larvé entre les Palestiniens et leurs dirigeants actuels ne semble pas interpeler nos bonnes consciences. Jouant à l’autruche, elles n’en parlent pas.

Silence radio, encore, à l’égard du peuple cubain, envers qui la solidarité est une denrée inexistante, car ses souffrances ne cadrent pas avec les visées antiaméricaines des donneurs de leçons de morale. Les habitants de l’île rouge peuvent vivre muselés des décennies durant, les dissidents y peuvent crever dans des geôles immondes ou subir des emprisonnements répétés, sans que cela ne suscite ne serait-ce qu’un début de mobilisation internationale.

Et quand les « Dames en Blanc », ces braves femmes qui sortent habillées en leur couleur éponyme dans les rues de La Havane et de province pour secouer les consciences à propos des déboires de leurs époux, pères, enfants ou frères emprisonnés, et que des sbires du régime viennent systématiquement à leur encontre pour cracher sur elles, les gifler, les tabasser, alors la multitude des protestataires qui pullulent dans ce monde ne trouve ni raison ni intérêt pour exprimer le moindre dégoût.

Pour les professionnels de l’indignation, les vicissitudes d’un peuple ne valent que dans la mesure où on peut les imputer, de près ou de loin, à raison ou à tort, à Israël ou aux Etats-Unis.

Les Indignés de toutes sortes ont pris la relève des pacifistes des années 80, qui organisaient des manifestations faramineuses contre les missiles américains Pershing déployés en Europe occidentale, mais jamais contre les SS-20 soviétiques installés de l’autre côté du Rideau de fer.

Et de même que les Polonais, les Tchèques, les Hongrois ou les Allemands de l’Est, maintenant débarrassés du joug soviétique, ne doivent rien, strictement rien, aux pacifistes des années 80, ainsi les Syriens, Palestiniens et Cubains – comme d’ailleurs les Libyens – n’auront demain aucune dette de gratitude à solder envers les mouvements de protestation d’aujourd’hui.

 

[1]  « Abbas à Beyrouth : Nous sommes opposés à la naturalisation des réfugiés palestiniens au Liban », Guysen International News, 18 août 2011.


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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 10:32

http://www.lexpress.fr/actualite/indiscrets/fin-de-mission_1019765.html


 

Valérie Hoffenberg, conseillère de Paris, avait été nommée, en août 2009, par Nicolas Sarkozy "représentante spéciale de la France pour la dimension économique, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix au Proche-Orient". Une représentation qui touche à sa fin. La décision serait prise de mettre un terme à cette mission. Valérie Hoffenberg reste par ailleurs candidate UMP aux législatives dans la 8e circonscription pour représenter les Français de l'étranger (Chypre, Grèce, Israël, Italie, Malte, Turquie). 

 

Ceci confirme ce que nous disions, mardi : de première évidence, c'est lamission qui est sucrée ; il ne s'agit pas de roulement de personnel, ni, seulement, de convenance privée.

 

Un Tramway nommé désir : Valérie Hoffenberg reste à Quai

 

 

 

Le Site JSS.news (ICI) révèle l’interdiction faite aux fonctionnaires du Quai d’Orsay de participer à l’inauguration du Tramway de Jérusalem. La ligne desservira quartiers juifs et arabes, sans discrimination. Ceci constitue une entorse à la politique du Ministère, favorable à l’établissement d’une ligne de démarcation [nouveau "mur de Berlin"] entre deux « Jérusalem ». De grandes entreprises françaises, Véolia et Alsthom, ont, pourtant, participé aux travaux. C’était l’occasion de resserrer les liens économiques, mais aussi politiques avec Israël.

 

Contactée, Valérie Hoffenberg a refusé de commenter la censure imposée par le Ministère à la conclusion de cet ouvrage. Le tramway, en plus de divers quartiers arabes, desservira, des quartiers juifs, comme Pisgat Ze’ev : « de l’autre côté de la ligne verte ». Dilemme. Les boycotteurs de tout poil, en France, ont bien essayé de dénoncer le contrat devant les tribunaux. Mais en vain.

 

En s’abstenant, elle révèle quelques "Lois Noachides" de la politique arabe de la France :

 

 - Le poste qu’elle occupe(-ait) repose sur une hypocrisie majeure : on veut bien faire des affaires avec certains pays, dont Israël. Mais on ne veut surtout pas que notre politique soit mêlée à un imbroglio avec la partie adverse : palestinienne.

 

- Ce traitement "d'exception" a des relents moyen-âgeux : on ne traite avec les Juifs que pour motif pécunier. Pas question de reconnaître une souveraineté d'égal à égal en public.

 

 

- On veut garder « les mains propres » -et droit d'ingérence-, dans l’affaire des implantations. On a alors le privilège de froncer les sourcils, dès qu’il est question de construire quelques logements supplémentaires à Ariel ou Har Homa (en pleine crise du logement en Israël).

 

- Le « processus de paix » par l’économie repose sur un mythe : le progrès matériel n’entraîne aucun progrès politique.

 

 

- Si un ouvrage traverse les frontières mentales entre les deux peuples, pas question de presser l’Autorité Palestinienne de renoncer à sa politique discriminatoire envers l’Israélien ou/et Juif. Comme il est d’usage banal dans l’autre sens.

 

- La France ne va pas à l'encontre de la politique d’Apartheid prônée par les Palestiniens ; Valérie Hoffenberg n’est pas autorisée à louer les bienfaits du Progrès ! Alors, son « poste ne sert à rien ! » [indiscrétions du Canard enchaîné/de l'Express]. Principe de séparation des fonctions a force de loi. Elle est, chaque fois, confrontée à un conflit d'intérêts.

 

-   Candidate, depuis plusieurs mois, au poste de députée sur cette circonscription, elle ne pourra démontrer que ce rôle a (eu*) une quelconque influence sur la politique étrangère de la France. C’est même tout l’inverse. Et les vaches sont bien gardées des deux côtés des rails.

 

 

Gad

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info

 

* Une autre "indiscrétion", dans l'Express de cette semaine laisse entendre, non pas, sa démission de ce poste, mais bien la suppression de cette mission inutile. Elle aurait donc eu une valeur purement honorifique.

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 17:21

 

LORSQUE SENSIBILITÉ ISRAELIENNE ET PERCEPTION PALESTINIENNE SE CONFONDENT

 


 

 logojusticebertrand

 

 

Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info


 

Dans un article publié ce 9 août 2011 dans le journal britannique « The Guardian », Nurit Peled-Elhanan (Professeur de langue et de pédagogie de l’Université Hébraïque de Jérusalem) a présenté son mémoire sur les livres scolaires israéliens de ces cinq dernières années, intitulé : « La Palestine dans les livres d’école israéliens : idéologie et propagande en Éducation ». Elle y développe l’idée selon laquelle le système pédagogique israélien ferait preuve d’une certaine partialité anti-palestinienne. Le point de départ de sa réflexion est un sentiment particulièrement sévère et brutal à l'endroit de la jeunesse israélienne à savoir : « le comportement d’une cruauté de ces soldats israéliens envers les palestiniens", « leur indifférence devant la souffrance humaine » et « la perpétration de ces souffrances ». Aussi, synthétise-t-elle sa problématique de la manière suivante: « comment ces gentilles filles et ces gentils garçons juifs peuvent devenir des monstres une fois qu’ils ont revêtu l’uniforme ». Elle avance alors que cette mutation trouverait sa cause dans l’éducation et dans la façon dont les livres scolaires représentent les palestiniens.

Sa démarche soulève naturellement un certain nombre d'interrogations. Tout d’abord, le postulat concernant la cruauté de l’ensemble de la jeunesse israélienne, est avancé sans la moindre nuance : certains sont peut être cruels, d‘autres moins, et bien évidemment la très grande majorité pas du tout. Par ailleurs, Nurit Peled-Elhanan indique que cette mutation s’opèrerait dès le port de l’uniforme, ce qui est encore une affirmation dénuée de tout fondement ou justification puisque de très nombreux juifs pleurent lorsqu‘ils sont obligés de faire du mal à autrui ou angoissent à l'idée d'être placé dans une situation moralement difficile à gérer.

Dans son étude, elle reproche tout d’abord aux livres d’enseignement israéliens de ne jamais désigner les palestiniens sous cette appellation mais sous celle « d’arabes » à l’exception du contexte du terrorisme. « L’Arabe avec un chameau, dans une tenue d’Ali Baba. Ils les décrivent comme des gens vils, et anormaux, et criminels, qui ne paient pas d’impôts, des gens qui vivent en dehors de l’État, des gens qui ne veulent pas s’améliorer ». « Les palestiniens, ne sont présentés que comme des réfugiés, des paysans primitifs et des terroristes. Vous ne voyez jamais un enfant palestinien, ni un médecin, ni un enseignant, ni un ingénieur, ni un paysan moderne. ».

Sur ce point, force est de constater que les palestiniens se sont toujours eux-mêmes présentés comme étant les « arabes de Palestine », y compris dans la première Charte de l’Olp de 1964 où le terme qui revient systématiquement est « le peuple de Palestine ». Ce n’est que dans la Charte de l’Olp de 1968 qu’ils ont commencé à se nommer « palestiniens » ou « peuple arabe palestinien », c’est-à-dire dans l’ouvrage qui reprend les principes de la première Charte de 1964 appelant à l’éradication de l’entité sioniste au moyen de la lutte armée. Ainsi, l’identité « palestinienne » est imbriquée dans le concept d’éviction violente des juifs de Palestine, ce que les ouvrages pédagogiques israéliens ne peuvent occulter pour être agréable à Nurit Peled-Elhanan.

L’auteur regrette également de n’avoir pas trouvé, dans « des centaines et des centaines » de livres israéliens, une seule photographie montrant un Arabe comme « une personne normale ». Sur ce point, il conviendrait pour Nurit Peled-Elhanan qu’elle précise ce qu’est « une personne normale ». Toujours est-t-il que pour leur part, les palestiniens ne se présentent jamais comme constituant un peuple avec un projet politique, économique, intellectuel et une vision philosophique de l’avenir propre à éclairer le monde… De même, et s’il existe une intelligentsia palestinienne, il est regrettable qu’elle ne s’exprime jamais, ni ne condamne les actes terroristes, ni n’appelle à renoncer à l’action violente, ni ne propose les bases d’une coexistence pacifique.

S’agissant de la création de l’Etat d’Israël, Nurit Peled-Elhanan présente les israéliens comme étant des terroristes. « Les massacres ne sont pas niés, ils sont simplement représentés dans les livres d’école israéliens, dans le long terme, comme quelque chose de bénéfique pour l’État juif. Par exemple, Deir Yassin a été un massacre épouvantable perpétré par les soldats israéliens. Dans les livres d’école, ils vous disent que ce massacre a déclenché la fuite massive des Arabes d’Israël et a donc permis la création d’un État juif, avec une majorité juive. Par conséquent, c’était la meilleure solution. C’était peut-être dommage, mais à long terme, les conséquences pour nous étaient positives»...

Ce manque d’objectivité de la part de Nurit Peled-Elhanan est déconcertant. Tout d’abord Deir yassin n’est pas un exemple parmi tant d’autres, même s’il a donné un message fort aux arabes de Palestine en avril 1948. En outre, cet épisode doit se replacer dans son contexte historique : d'une part, les arabes venaient de refuser le partage de la Palestine (entre un Etat juif et un Etat arabe), d'autre part, les arabes assiégeaient Jérusalem qu’il convenait de ravitaille. L’Irgoun et le Lehi ont donc pris la décision de rouvrir l’axe Tel Aviv Jérusalem en avril 1948. Enfin et surtout le massacre de Deir Yassin a été condamné par Ben Gourion ainsi que par les principales autorités juives : la Haganah, le Grand Rabbinat et l'Agence juive qui ont envoyé une lettre de condamnation, d'excuse et de condoléances au Roi Abdullah. De leur côté, les leaders palestiniens ne s’excusent jamais, ni n’adressent de condoléances ou de lettre de regrets aux autorités israéliennes lors des d’attentats palestiniens contre les personnes israéliennes voire, continuent de rémunèrer les terroristes palestiniens et les familles des martyrs avec l'argent de la communuté internationale (comme l’a annoncé le journal Dailymail de ce 10 août 2011).

Pour Nurit Peled-Elhanan « Les enfants israéliens sont élevés pour servir dans l’armée et intérioriser le message que les Palestiniens sont des gens dont la vie peut leur être retirée en toute impunité. Et pas seulement cela, mais que ce sont des gens dont le nombre doit être réduit. ». Ce parti pris anti israélien est une véritable insulte pour tous les Israéliens qui se battent quotidiennement afin qu'Israël vive et continue d'exister, ainsi que pour tous ceux qui ont perdu un être cher lors d'une opération palestinienne. En réalité, il se pourrait bien que ce soit elle qui ait intériorisé la perception palestinienne et que le message palestinien soit enchevêtré dans sa propre sensibilité, ce qui lui permet de projeter sur les juifs les travers des palestiniens.

Ses prises de position n'en sont pas moins emminemment perturbantes dans la mesure où elle-même a été frappée par le terrorisme palestinien. En 1997, sa fille Smadar âgée de 13 ans a été tuée par un kamikaze palestinien alors qu’elle faisait des courses à Jérusalem. Évoquant cette « tragédie », elle impute encore la faute aux israéliens : « Les attaques terroristes comme celle-ci sont la conséquence directe de l’oppression, de l’esclavage, de l’humiliation et de l’état de siège qu’on impose aux Palestiniens ». Ainsi, et en dépit de sa douleur elle accable encore Israël et la supposée complicité américaine : « le changement, ne viendra que lorsque les Américains cesseront de nous donner un million de dollars par jour pour maintenir ce régime d’occupation, de racisme et de suprématie ». Quant à Israël : « Je ne lui vois que le chemin qui mène au fascisme. Vous avez cinq millions et demi de Palestiniens contrôlés par Israël qui vivent sous un apartheid horrible, sans droits civils ou humains. Et vous avez l’autre moitié, qui sont juifs, et qui de minute en minute perdent leurs droits ».

Il s'agit ni plus ni moins d'un véritable déni de sa propre histoire et de la réalité historique : les palestiniens ne souffraient d’aucune liberté de mouvement avant le déclenchement de l’intifada de décembre 1987. A compter de ce moment, le Hamas est venu prendre le relais de l'Olp qui semblait abandonner le combat contre Israël. C’est alors la multiplicité des attentats palestiniens qui a contraint Israël à se protéger au moyen de checkpoints entre les villes palestiniennes puis, avec la construction de la clôture de sécurité édifiée à compter de l'année 2002.

La sensibilité de Nurit Peled-Elhanan la trahit et lui fait oublier que ce sont les palestiniens qui élèvent leurs enfants dans la haine des juifs mais refuse d'accepter cette réalité et inverse le processus factuel : « Tout ce qu’ils (les israéliens) font, de la maternelle à la terminale, c’est de nourrir, de toutes sortes de façons et à travers la littérature, des chansons, des fêtes et des loisirs, ces idées de chauvinisme patriotique». Selon Nurit Peled-Elhanan, c'est la jeunesse israélienne qui est instrumentalisée par les ouvrages d’enseignement scolaire pour mieux perpétuer une haine des palestiniens alors qu'il n'en est rien. Les israéliens en ont juste peur. Son analyse n'en demeure pas moins profondément attristante.

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 20:56

 

 

Ces juifs honteux qui mettent la vie des Israéliens en danger !

 

 

Ce que ces 'planches à billet" se pemettent de faire est une honte !

Au lieu de dépenser des milliers et des milliers de dollars, à mettre le pays en danger parce que c'est bien de cela dont il s'agit, leur argent servirait certainement mieux à construire pourquoi pas des logements sociaux.

Oui ils mettent le pays en danger, car nos politiques doivent se concentrer au maximum sur le danger qui menace avec les arabo palestiniens en septembre, nos forces et nos énergies doivent se focaliser sur cela.

Provoquer des troubles intérieurs dans cette période difficile pour la sécurité des israéliens est d'une irresponsabilité totale, et je considère cela comme un crime.

Les problèmes sociaux sont là et bien là, et ces milliardaires de gauche ne doivent en aucun cas s'ingérer dans nos affaires sécuritaires, si ils doivent aider notre pays c'est en toute dignité et proposer leur aide de façon adéquate.

 

Messieurs, vous mettez la vie des israéliens en danger avec vos points de vue néfastes, vos objectifs qui minent la stabilité de notre pays, ISRAEL ne vous appartient pas, la vie des israéliens non plus ! Vous travaillez pour l'ennemi !

 

Aschkel

 

Le milliardaire juif américain Daniel Abraham aurait financé la manifestation d'envergure qui s'est déroulée dimanche dans les grandes villes d'Israël. Cet homme de gauche est persuadé d'avoir la solution au problème.
 
Pour le milliardaire Daniel Abraham, qui aurait financé les rassemblements monstres en Israël la semaine dernière, la solution à tous les problèmes sociaux actuellement dénoncés par les manifestants est simple : il faut arrêter de construire dans les localités juives et mettre fin à l'aide apportée par l'Etat aux ultra-orthodoxes.
Ce n'est pas la première fois que ce Juif Américain fait parler de lui. Il entretient des liens étroits avec Shimon Peres et a été un proche collaborateur d'Ehoud Olmert, ainsi que d'Ehoud Barak. 
Il est l'un des plus grands soutiens de la gauche israélienne. Sa richesse, il la tient du succès de la société qui lui appartient, Slim Fast, ainsi que du magazine qu'il détient : Forbes. Il a écrit un livre, « La paix est possible », où il explique sa vision de la politique moyen-orientale et ses liens avec les démocrates américains. L'ouvrage est préfacé par l'ancien président Bill Clinton.
Il n’est pas sans rappeler un autre milliardaire juif américain de gauche, actif en politique puisqu'il  finance le puissant lobby JStreet, le financier controversé George Sorros.
Mais quelles que soient ses opinions, la protestation d’apolitisme du mouvement social israélien risque d’en pâtir.

 

guysen

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 09:32

 

C.Ashton est en plus de ridicule, absolument insupportable !

 

 

Ashton antisémite-copie-1

La déléguée de l’Union Européenne aux Affaires étrangères, Catherine Ashton a fait part de « sa profonde déception » suite à l’autorisation donnée par Elie Ishaï de construire quelques centaines de logements à Har Homa dans la banlieue sud de Jérusalem. « Ce genre de décisions sont en violation du droit international et portent atteinte aux tentatives de résoudre le conflit israélo-palestinien » a-t-elle cru intelligent de déclarer. Ce genre d’attitude n’a pu être qu’encouragé par l’allusion incompréhensible faite par Tsipi Livni lors d’une interview au magazine américain « Atlantic ». De manière à peine voilée, la cheffe de l’opposition a appelé les Américains à exercer des pressions sur le Premier ministre israélien en déclarant « qu’à chaque fois que Barack Obama faisait pression sur Binyamin Netanyahou ce dernier faisait des concessions et le processus de paix avançait un peu ».

Shraga Blum

 


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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 16:34

 

 

 

Les idiots utiles de l'islam par Amil Imani

Amil Imani est un Américain d'origine iranienne. Chroniqueur, traducteur, essayiste et militant pour la démocratie et les droits humains, il s'est donné pour mission de sonner l'alarme sur le danger que pose l'islamofascisme expansionniste pour le monde libre. Sur son site Internet, il invite les Iraniens à se libérer du joug de l'islam et de leurs maîtres enturbannés, et à renouer avec le riche patrimoine de la civilisation perse pré-islamique.

Le message de son article : l’enfer est pavé de bonnes intentions où l’on passe en 30 ans du «socialisme à visage humain» des goulags ex-soviétiques à l’islam «religion d’amour, de tolérance et de paix».

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L’islam bénéficie d’alliés de choix et très influents parmi les non musulmans : une nouvelle génération «d’idiots utiles» comme les appelait Lénine en faisant allusion à ceux qui, bien que vivant dans des démocraties libérales, promouvaient le totalitarisme communiste. Cette nouvelle génération d’idiots utiles vit également dans des démocraties libérales, mais défend la cause de l’islamofascisme, une autre forme virulente d’idéologie totalitaire.

Les idiots utiles sont naïfs, débiles, ignorants des faits, utopistes ; ils sont des rêveurs niant le principe de réalité ou carrément trompeurs. … L’idiot utile peut être un millionnaire, une star de cinéma, un universitaire renommé, un politicien, ou issu de n’importe quel autre segment social. Sans aucun doute, la variante la plus nocive est celle du «politiquement correct». Ils sont passés maîtres dans l’art de l’euphémisme, de l’ambiguïté, du sophisme, du double-langage et de la duperie en tous genres.  [...]

L’idiot utile peut même s’engager dans la désinformation volontaire et le mensonge lorsque cela lui convient. Des termes tels que «islam politique» ou «islam radical», par exemple, sont des contributions de l’idiot utile. Ces termes n’existent même pas dans le jargon de l’islam, car ils sont tout simplement redondants. L’islam, par nature et selon sa charte – le coran - est un mouvement politique radical. C’est l’idiot utile qui aseptise l’islam et trompe les gens en prétendant que «l’islam réel» constitue la plus grande partie de cette religion qui serait essentiellement modérée et apolitique.

Hélas, la plupart des gens acceptent ces euphémismes aberrants pour décrire l’islam car ce credo les rassure. C’est moins terrifiant de croire que seulement une petite partie de l’islam aurait été détournée et transformée en radicalisme politique et que l’ensemble serait, par ailleurs, modéré et apolitique.

Or, l’islam est intrinsèquement politique. Dans l’islam la mosquée et l’Etat sont une seule et même chose : la mosquée est l’Etat. Cette disposition remonte au temps de Mahomet lui-même. L’islam est également radical à l’extrême. Même l’islam «modéré» est radical dans ses pratiques et ses dogmes. Les musulmans pensent que les non musulmans, sans exception, sont destinés à l’enfer et méritent tout à fait d’être maltraités par comparaison avec les musulmans.

Pas un seul acte dépravé ou barbare n’est impensable lorsque les musulmans ont affaire à des non musulmans. Ils ont détruit les antiques statues de Bouddha, rasé les monuments sacrés des autres religions, laminé au bulldozer les cimetières des non musulmans, parmi quelques exemples de leur extrême et omniprésent mépris envers les autres.

Les musulmans sont radicaux même dans leurs relations avec les diverses branches de l’islam. Diverses sectes ou sous-sectes prononcent des anathèmes contre d’autres sectes islamiques et les accusent d’hérésie méritant la mort. Les femmes sont traitées comme du bétail et dénuées de droits. Les mains sont coupées pour des larcins tels que le vol d’une miche de pain. L’adultère est puni par la lapidation… et tant et tant d’autres horreurs. Tout ceci est le lot quotidien standard des musulmans «modérés» vivant sous le joug des lois néolithiques de la charia.

Le courant «modéré» de l’islam a été une incitation au génocide dès son origine. Leurs propres historiens racontent que Ali, le premier imam chiite et gendre de Mahomet, assisté d’un autre homme avait décapité 700 Juifs en présence de Mahomet en personne. Le prophète d’allah et ses disciples ont ensuite réduit les veuves et les orphelins à la servitude. Les musulmans ont été, et continuent d’être, les plus grands esclavagistes qui soient, vicieux et sans vergogne. Le trafic des esclaves, même encore de nos jours, est un commerce lucratif dans certains pays musulmans, où des cheikhs fortunés et pervers achètent des trafiquants les enfants des pauvres afin de satisfaire leurs pulsions sadiques.

Les musulmans apprennent la duperie et le mensonge dans le coran, par les exemples que Mahomet lui-même donnait lorsqu’il en voyait l’utilité. Les dirigeants islamiques successifs ont suivi cet exemple. Ainsi, Khomeiny, le fondateur de la révolution islamique de 1979, avait rallié le peuple sous la bannière de la démocratie. Or, son soutien à la démocratie n’a jamais été l’engagement sincère d’un homme honnête, mais une simple ruse. Dès qu’il obtint les rênes du pouvoir, Khomeiny a pourchassé les idiots utiles de son temps. Les meilleurs fils de l’Iran furent totalement bernés par ce roublard cinglé, par ce populiste-bigot, et durent fuir leur pays pour éviter le destin des dizaines de milliers d’Iraniens qui furent emprisonnés et exécutés par ce traître d’imam Khomeiny.

Après trois décennies de cette tragique révolution islamique de 1979, la loi suffocante de l’islam a jeté un suaire sur les Iraniens. Ce peuple fier, héritier d’une culture enviable, est systématiquement privé de l’expression de son identité et forcé de penser et de se comporter comme des barbares musulmans intolérants. De nos jours, les Iraniens, qui avaient auparavant traité les femmes avec équité, les ont réduites au statut sous-humain du dogme islamique grâce à un clergé digne de l’âge de la pierre. Toute tentative des Iraniennes pour s’opposer aux lois misogynes des mollahs de Mahomet est réprimée sans pitié. Les femmes sont battues, emprisonnées, violées et tuées, tout comme les hommes sont massacrés arbitrairement et sans pitié.

La leçon est claire. Méfiez-vous des idiots utiles qui vivent dans les démocraties libérales. Consciemment ou pas, ils servent de mercenaires et de soldats efficaces pour le camp de l’islam. Ils pavent le chemin de la conquête de l’islam et seront assurément parmi les premières victimes dès que l’islam aura pris le pouvoir.

Source : Islam's Useful Idiots, par Amil Imani, Family Security Matters, 1 juillet 2011. Traduction partielle par Capucine pour Poste de veille. postedeveille

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 06:29

 

Photo du jour - Nouveau look de Chavez

 

 

 

On souhaite qu'il se rétablisse vraiment !!! Du plomb dans le crâne aussi, ce serait pas mal comme traitement !!!

CHAVEZ SE MONTRE APRÈS SA CHIMIOTHÉRAPIE

 

CARACAS (Reuters) - Le président vénézuélien Hugo Chavez est apparu lundi à la télévision le crâne quasiment rasé, conséquence de la chimiothérapie qu'il suit pour combattre le cancer.

"Maintenant nous voyons les effets du traitement. (...) La chimiothérapie est un traitement qui attaque tout le corps et la chute des cheveux est normale (...) C'est mon nouveau look", a lancé le chef de l'Etat.

Hugo Chavez, qui fêtait la semaine dernière ses 57 ans, a dit s'attendre à affronter la phase la plus critique de sa maladie à la fin de cette année.

Pour son ministre des Affaires étrangères Nicholas Maduro, le président sera en mesure de vaincre le cancer pour briguer un nouveau mandat l'an prochain.

Frank Jack Daniel; Benjamin Massot pour le service français

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 10:10

 

 

Les indignés :
degré zéro du politique

 

Pierre-André Taguieff est philosophe, politologue et historien des idées. Il est directeur de recherche au CNRS, rattaché au Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF).

Il est l'auteur de Les Fins de l’antiracisme (Michalon, 1995) et La Couleur et le sang. Doctrines racistes à la française (Mille et une nuits, 2002) et Israël et la question juive (Les provinciales, juin 2011).

 

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http://www.atlantico.fr/decryptage/indignes-politique-israel-question-juive-pierre-andre-taguieff-149349.html

 

A l'occasion de la sortie son dernier livre "Israël et la question juive", le philosophe Pierre-André Taguieff a été interviewé par l'historien Andreas Pantazopoulos pour le journal grec Kathimerini. L'interview sera publiée en grec le 31 juillet prochain. La voici en français dans Atlantico. Seconde partie.


Andreas Pantazopoulos : Aujourd’hui en Grèce, mais aussi en Espagne, un nouveau mouvement, les “Indignés”, a fait son apparition spontanée. Il se dirige contre les systèmes politiques “corrompus”, contre l’ “oligarchie”. Comment interpréter ces mobilisations ? L’ “indignation” est-elle l’autre nom d’un populisme de gauche?

Pierre-André Taguieff : Je ne crois pas que les mobilisations se couvrant du mot “indignés”, en Espagne ou en Grèce, soient “spontanées”. Elles ont trouvé leur modèle dans les manifestations de masse qui, dans certains pays du Maghreb et du Machrek, ont abouti à ce que le monde médiatique, dans une flambée d’illusion lyrique, a baptisé le “printemps arabe”.

Leur seule originalité a été de s’emparer du vocable mis à la mode par le libelle insignifiant de Stéphane Hessel, le faux co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Le mot “indignation” est un mot attrape-tout. Il peut être mis à toutes les sauces. Qui n’est pas “indigné” pour telle ou telle raison ? En tout mouvement politique, il faut distinguer la formule oratoire des visées ou des intentions réelles. La formule oratoire des “révoltes arabes” a privilégié les motifs de la “liberté”, de la “démocratie” et de la “justice”, ainsi que la dénonciation de la “corruption”. Leur visée réelle était de chasser l’équipe dirigeante en place (“Dégage !”) : le degré zéro du programme politique, expression d’un rejet accompagné d’un mouvement d’humeur.

Ces prétendues “révolutions” n’ont guère été que des coups d’État, et plus précisément des coups d’État militaires déguisés en victoires du “peuple” ou de la “démocratie”. Dans les démocraties européennes, pour les “indignés”, il s’agit également de prendre le pouvoir (en s’en tenant au moment négatif : chasser du pouvoir les “corrompus” ou les “voleurs”), mais l’ennemi n’est pas clairement désigné, ni le groupe contestataire bien identifié. Les leaders ne sont pas politiquement crédibles. Le programme est ici encore ultra-minimaliste et tout négatif : contre les “corrompus”, etc.

Le marxo-populiste français Jean-Luc Mélenchon en a formulé le slogan : “Qu’ils s’en aillent tous!” La diabolisation de l’ennemi remplace l’analyse de la situation et la réflexion sur les objectifs politiques. Rien n’est plus pitoyable que le recours des “indignés” grecs aux amalgames de propagande les plus éculés, du type “Nazi-Nazi/Merkel-Sarkozy”.

La nazification de l’adversaire est le nouveau socialisme des imbéciles. On reste affligé devant la misère intellectuelle d’une telle contestation politique.L’indignation n’est pas une politique, elle illustre la tendance contemporaine à l’impolitique, qui remplace la réflexion politique par un moralisme sans perspectives ou par des imprécations anticapitalistes relevant du rituel magique. Quant à la stratégie, elle se réduit à cette forme d’expression politique primaire qu’est la manifestation. Une fois de plus, la “colère” du peuple ou des masses est sacralisée. Mais, plus profondément, je crois que ces mobilisations expriment une peur de l’avenir, devenu totalement opaque. Le grand message qu’on entend dans ces rassemblements de victimes de la crise financière, c’est la question sans réponse : “Qu’allons-nous devenir?”.

La question qu’on pose lorsqu’on est pétrifié par le sentiment de vivre une décadence finale. Il s’agit donc moins de revendications que de lamentations, éventuellement accompagnées de violences. Du misérabilisme plutôt que du populisme. Des plaintes de “victimes”, plus ou moins rageuses, plutôt que de véritables révoltes. Les déçus du présent y apparaissent en même temps comme des exclus de l’avenir. La vérité de ces mobilisations, c’est le sentiment d’une impuissance totale des dirigeants politiques, emportés par les turbulences immaîtrisables d’une économie financiarisée. Ce qu’on appelle la globalisation, nouvelle figure du destin, sans visage et impitoyable. Aucune réponse n’est plus crédible à la question “Que faire?”. Ce qui est en progrès, c’est le désespoir, soit la passion impolitique par excellence. La haine des “pourris” ou des “voleurs” peut mener à tout. Y compris à une nouvelle forme de dictature, une dictature post-libérale.

 

Surtout ces derniers temps, “l’Europe de l’extrême droite” ne fait que progresser. Dernier épisode en date : les “Vrais Finlandais”. En France aussi, Marine Le Pen veut respectabiliser son parti. Quelles sont les causes de cette avancée?

Dans les années 2000, on a assisté à la disparition des éléments constitutifs du paysage de l’extrême droite tel qu’il s’était reconfiguré après la Seconde Guerre mondiale. Les “néo-” ont disparu, pour laisser la place à des mouvements ou des partis émergents ne se présentant pas comme des héritiers d’une tradition bien définie.

“Néo-nazi” et “néo-fascistes” ne sont plus que de folkloriques survivances, ayant plus à voir avec la culture “Underground” des années 1960 et 1970 qu’avec le Troisième Reich. Ce qu’on appelle encore aujourd’hui “l’extrême droite”, par une vieille habitude de langage, rassemble et amalgame d’une façon abusive toutes les réactions plus ou moins convulsives contre la globalisation financière et l’européisation dans un sens postnational. Or, ces réactions vont dans tous les sens : elles peuvent être interprétées comme des “progrès” ou comme des “régressions”, des “résistances” légitimes ou non, des formes émergentes de xénophobie ou des réaffirmations identitaires restant dans le cadre du pluralisme démocratique. Leur fond affectivo-imaginaire est la peur, qui se fixe soit sur le présent (peur de perdre des avantages acquis), soit sur l’avenir (peur de guerres civiles ethnicisées).

La paresse intellectuelle conduit à interpréter négativement toutes ces réactions de masse, à les diaboliser en les réduisant à des expressions d’une “extrême droite” fantomatique, qui serait condamnée par le Sens de l’Histoire. Telle est la grande illusion, héritage du XIXe siècle hégéliano-marxiste. Car il n’y a pas de Sens de l’Histoire : la globalisation va dans tous les sens, et engendre des réactions allant elles-mêmes dans tous les sens.

Le renforcement de l’Europe n’est pas plus probable que son effondrement après disparition de l’euro, accompagnée d’une réethnicisation et d’une reparticularisation généralisées, qui peut jouer en faveur des vieux États-nations mais aussi bien favoriser leur éclatement. Le nouveau Front national dirigé par Marine Le Pen illustre bien les ambiguïtés des nouveaux mouvements nationaux-populistes : dans leur discours idéologique, on trouve autant d’emprunts à l’antimondialisme d’extrême gauche que d’éléments issus des traditions nationalistes. C’est ce qui fait à la fois leur inclassabilité et leur attractivité. Mais c’est précisément ce qui doit nous conduire à les intégrer dans le jeu politique “normal”.

 

Que faire?

Les nouveaux populismes identitaires ou protestataires corrompent les démocraties représentatives de l’intérieur. Ils représentent pour elles un défi qu’elles doivent relever avec lucidité et courage. Si la "normalisation" des mouvements populistes ne s’opère pas, les vieux partis de gauche et de droite risquent de perdre ce qui reste de leur attractivité, et de finir par se confondre dans un centre indistinct face auquel s’affirmerait le nouveau camp du "changement" (mot magique aujourd’hui privilégié par tous les démagogues en âge de gouverner), monopolisé par les démagogues "antimondialisation". Ces derniers auront beau jeu de dénoncer la "ploutocratie" internationale ou les oligarchies financières, la "bureaucratie" européiste, etc.

Ce sont là les éléments du nouveau discours de révolte des "damnés de la terre". Que la crise se généralise en se radicalisant, et les nouveaux démagogues qui ne manqueront pas de surgir – la nature politique ayant horreur du vide -, se présentant comme des sauveurs, risquent de séduire les foules désemparées. Or, ces démagogues n’auront d’autre légitimité que celle qu’ils tiendront de leurs chasses aux responsables présumés des malheurs de leur "peuple", chasses aux sorcières prenant la forme d’appels à la guerre civile ou d’engagements dans des guerres régionales. Fuite en avant dans le chaos.

L’ironie de l’Histoire pourrait alors prendre le visage du tragique. Mais qui pouvait croire que la marche de l’Histoire ressemblait à celle d’un fleuve tranquille ?

 

[Première partie de l'entretien: Qui sont les anti-juifs d'aujourd'hui ?]

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 15:26

 

Yéochoua 2

 

 

Ni gauche ni droite, mais que faire face à la violence? 3/3

Par Yéochoua SULTAN

© 2011 www.aschkel.info

 

>Comment disqualifier une juste cause? Ou comment rendre Israël responsable de tous les maux de la terre? 2/3 par Yéochoua SULTAN

>Transparence - La Gauche a t-elle quelque chose à se reprocher ? 1/3 Par Yéochoua SULTAN

 

Le manque de projets en cours de construction, le très haut standing de nombre de nouveaux immeubles, des terrains bloqués et/ou libérés au compte-goutte par l'administration chargée de la gestion du sol, qui occupe aussi une fonction de cadastre, ou encore le gel de la construction en Judée-Samarie, sont autant de causes de la crise du logement et du mécontentement de la population israélienne.

 

Donc, quoi de plus naturel que de manifester, en se rassemblant, en campant ou en bloquant la circulation. On peut aussi faire la grève. Si on n'avait pas affaire à la mauvaise foi sinon des organisations de gauche du moins de leurs membres les plus antidémocratiques, on pourrait donner tort aux idées préconçues de la gauche comme de la droite ; de la gauche, parce qu'elle se sert de ce problème réel pour faire avancer ses pions politiques et reculer Netanyahou ; et de la droite, parce que trop inquiète de mettre à mal le pouvoir qui à première vue lui convient, ne veut pas heurter celui qui se démène à sa tête et tombe alors dans le travers de lui être acquise et de lui accorder sa «compréhension» même s'il n'agit plus pour le bien de ses électeurs qui ne représentent plus une pression, au profit d'un poids qui n'est plus exercé que par le locataire de la Maison Blanche.

Par conséquent, le gauche devrait accepter tout argument juste et propre à faire avancer la cause des acheteurs ou locataires d'appartements, et la droite devrait forcer ses élus à ne pas l'oublier du fait qu'elle leur pardonne tout d'office.

Mais ceci reste théorique, puisque l'argumentaire de la construction dans les grands espaces qui se situent à moins d'un quart d'heure de route de Tel-Aviv est interdit et que la police, si elle limite les dégâts en mettant fin aux agressions, n'en arrête pas pour autant les agresseurs. 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 15:23

 

Yéochoua 2

 

 

Comment disqualifier une juste cause? Ou comment rendre Israël responsable de tous les maux de la terre? 2/3

par Yéochoua SULTAN

 

© 2011 www.aschkel.info

 

>Transparence - La Gauche a t-elle quelque chose à se reprocher ? 1/3 Par Yéochoua SULTAN

 

La réponse est simple: on prend un criminel et on lui fait dire qu'il comprend ou soutient cette cause. Un second choix est possible: c'est quand on ne dispose pas de véritable criminel. Dans ce cas, on s'arrange pour diaboliser un quidam, on le rend détestable et effrayant, puis on le fait parler.

Autre variante: c'est un peu la réciproque de la première: un individu défend déjà des idées ou une cause que l'on veut détestables. On soulignera ses dires d'un contexte qui annulera toute légitimité aux thèses ou personnes défendues.

Cette méthode, dans ses différentes configurations, classées brièvement ci-dessus de la meilleure à la plus difficile à accréditer, est excellente pour tout propagandiste qui ne risque pas de ne rien trouver à répondre à des arguments sensés. Si l'interlocuteur est déjà diabolique, ou diabolisé, on dira, en prenant le monde à témoin: «Ecoutez bien les arguments de l'inhumanité, ces mêmes propos que tout homme qui mérite le titre d'homme ne saurait défendre.»

S'il ne l'est pas encore, on lui opposera les formules creuses qui s'adaptent à toute réalité précisément parce qu'elles ne répondent à aucune: «Comment peut-on dire une chose pareille! Vous n'avez pas honte! Non mais vous vous rendez compte de ce que vous dites!»

Prenons deux exemples: l'un concerne une partie de la population d'Israël, l'autre sa totalité. Le premier, en bref, est l'attribution de l'assassinat du Premier ministre Isaac Rabin à un dénommé Ygal Amir.

Largement interviewé, ce dernier a tranquillement exposé tous les arguments de la campagne électorale du Likoud, formation politique déjà dirigée voici une quinzaine d'années par Netanyahou. Par superposition, Netanyahou a été traité d'assassin, et ses accusateurs ont repris le fameux reproche d'Elie le prophète au roi Achab: «Tu as assassiné, et tu as aussi hérité!» (I Rois XXI, 19), sans lui déclamer cependant la totalité du verset, mais en en sous-entendant peut-être la suite: «de la même façon que les chiens on léché le sang de Nébayot, ils lècheront aussi le tien».

Toujours est-il que Netanyahou a été réduit au silence, passant de favori avec près de 80% des intentions de vote à minoritaire. Heureusement pour lui, le camp adverse lui a tendu la perche, quand il pensait encore gagner les élections, même de justesse, et qu'il affirma avec véhémence: «Même si nous gagnons d'une seule voix, la démocratie nous accordera la totalité du pouvoir.» Des rabbins ont été arrêtés, vouloir vivre sur la terre ancestrale du peuple juif était devenu un crime.

Des manifestants ont été emprisonnés arbitrairement. Un jeune homme, qui avait préalablement vécu en France, a adressé un message personnel à sa famille, ayant reconnu une équipe de télévision alors qu'il était emporté, se défendant qu'il n'avait rien fait et qu'il était victime d'un abus de pouvoir.

Le second exemple, c'est l'affaire "norvégeo"-norvégienne, où, selon ce qui a été publié dans les médias, l'atroce "fait divers" d'un forcené qui aurait tué à lui tout seul près de cent personnes.

Difficile a priori d'établir un rapprochement avec Israël, qui se trouve à des milliers de kilomètres de là, et où personne ne connaissait l'assassin, à moins qu'une crainte irrationnelle et mystique ne se soit emparée des commentateurs norvégiens, qui sentent peut-être que le mal semé par leur pays en Israël avec les horribles accords d'Oslo commence à se retourner contre eux.

Ce qui est curieux également, c'est que le tueur n'a pas été présenté comme un déséquilibré, alors que dans des cas semblables, aux Etats-Unis par exemple, quand un jeune prend une arme et tire sur ses camarades de lycée, sans jamais arriver à un nombre si impressionnant de victimes, il est aussitôt considéré comme tel. Or, quand le forcené norvégien établit un raisonnement qui en ferait un pro-israélien, Israël est aussitôt diabolisé, puisqu'il entre dans le langage du crime.

Dans cette dernière affaire norvégienne, aussi néfaste que sa grande sœur d'Oslo, c'est encore ce même Etat descendant des Vikings qui cherche à déstabiliser la paix des Juifs en leur pays. Pourtant, leur manœuvre peut être déjouée simplement: ou bien il s'agit d'un déséquilibré, et son cas ne devient qu'une manifestation pathologique dangereuse et encore inconnue du syndrome de Jérusalem qui mélange terre et peuple d'Israël, dans ce cas il n'y a pas lieu d'y attacher trop d'importance – à moins de tenir le peuple juif pour responsable de la folie dans le monde, ce qui n'a pas encre été exploité – ou bien il s'agit d'un assassin qui a agi froidement et qui, s'il raisonne sciemment, déteste foncièrement les Juifs mais comprend que la meilleure façon de leur nuire est de prétendre qu'il les aime. 

 

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