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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 18:00

 

 

 

חג שמח

 

 

 

Spécial Chavouot: de l'esclavage à la liberté spirituelle (7-9 juin)

Il faut 49 jours aux hébreux pour passer de l'asservissement au stade le plus achevé de la liberté: la liberté de pensée. Puis 40 ans pour accepter cette responsabilité. Le don de la Tora marque le point de départ de l'aventure spirituelle qui se poursuit jusqu'à nos jours. La lecture de la meguilat Ruth, celle qui choisit de devenir juive, nous rappelle que si la Tora a été donnée aux hébreux elle s'adresse au monde à travers eux. 
Retour sur la fête.

 

Un chandelier pour sept facultés
par Raphaël Draï

 

Chavouoth après la libération de Jérusalem en 1967

 

 
 
     
 
Jérusalem, le 7 Sivane 5727 (15 juin 1967) le lendemain de Chavou’ote (Isrou ‘Hag), les fidèles se rendent au mur des lamentations pour y célébrer la fête de Chavou’ote.

 

 

 

 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 17:51

 

 

 

 

חג שמח

 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 15:51
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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 15:26

 

 

 

Le Livre de Ruth : un mystère dévoilé


 

Auteur : Rav Noson WEISZ
Traducteur : Tsipporah Trom
pour : lamed
Adapté par Aschkel
Ruth est une princesse moabite qui s'est convertie au judaïsme au 10ème siècle avant l'Ere ordinaire. Quel rapport a donc son histoire avec les évènements qui se sont déroulés au Mont Sinaï plus de 300 ans auparavant ?


Pourquoi lisons-nous le Livre de Ruth - l'histoire d'une femme moabite qui s'est convertie au judaïsme et a fini par épouser Boaz, juge d'Israël - à Chavouoth, fête où nous célébrons le Don de la Torah au Mont Sinaï ?

Les commentateurs suggèrent deux approches pour expliquer cette coutume :

Ruth représente un modèle d'acceptation de la Torah. Sans elle l'histoire juive n'aurait pas de continuité.

Toutes deux sont surprenantes, comme nous allons le voir en les étudiant une par une.

A première vue, la première approche semble très directe: Chavouoth commémore l'acceptation de la Torah par le peuple juif, et le Livre de Ruth décrit l'acceptation de la Torah par un individu isolé au moyen de la conversion.

Dans la mesure où nous étions tous des convertis au Mont Sinaï, l'expérience de Ruth vient nous rappeler que nous sommes juifs uniquement grâce à notre acceptation de la Torah. Le judaïsme n'est pas une caractéristique raciale et n'est automatique pour personne ; il se fonde à la base sur la conversion et l'acceptation de la Torah, même pour les enfants d'Abraham.

Ruth n'était pas une convertie ordinaire. Son nom nous apporte une indication sur sa véritable essence. En hébreu, le nom " Ruth " est composé des lettres resh, vav, tav,qui s'additionnent et donnent en valeur numérique le nombre 606.

Tous les êtres humains ont l'obligation de respecter les 7 lois noachides - ainsi nommées parce qu'elles furent données après le déluge - de même que Ruth l'avait dès sa naissance, en tant que moabite. Si vous ajoutez ces 7 commandements à la valeur de son nom, vous obtiendrez 613, le nombre de commandements de la Torah.

L'essence de Ruth, son énergie vitale, fut cette découverte et cette acceptation des 606 commandements qui lui manquaient.

Ce qui fait de Ruth, la personne en quête de Torah par excellence, que l'on dresse devant nous comme le modèle éclatant de la bonne façon d'accepter la Torah. Si nous pouvions apprendre à lui ressembler dans notre acceptation personnelle de la Torah (l'acte du Service divin qui est l'essence même de Chavouoth), nous réussirions à absorber l'intégralité de l'élévation spirituelle que D.ieu nous offre à Chavouoth (Voir le commentaire du Gaon de Vilna sur le Livre de Ruth).

Alors que cette approche semble très évidente de prime abord, après un examen plus approfondi, nous découvrons qu'elle présente en fait une difficulté majeure. Chaque personne qui lit l'histoire de Ruth est immédiatement frappée par la force de son dévouement pour sa belle-mère, Naomi. Ce célèbre passage duquel le Talmud déduit de nombreuses lois de conversion (Yevamot 47b), exprime le refus obstiné de Ruth de se séparer de Naomi, dans les termes les plus forts.

Mais Ruth dit : 'N'insiste pas auprès de moi pour que je te quitte et que je m'en retourne sans te suivre, car là où tu iras, j'irai ; là où tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple et ton D.ieu sera mon D.ieu. Là où tu mourras, je veux mourir aussi et y être enterrée, que l'Eternel m'en fasse autant et plus, si toute autre chose que la mort me séparait de toi.'

Un tel amour et un tel souci pour le devenir d'une autre personne sont des qualités absolument admirables, mais qui ne sont aucunement liées à la foi en D.ieu et en Sa Torah. Celle qui est considérée comme le modèle parfait sur lequel nous devons calquer notre propre acceptation de la Torah, ne devrait-elle pas être essentiellement motivée par sa foi et son idéalisme, plutôt que par son attachement à une personne particulière, ou même d'ailleurs à un peuple tout entier ?


ATTACHEMENT A D.IEU

Analysons ce point au moyen de l'examen d'un passage difficile du Talmud :

Rabbi Eléazar dit : " Les gens qui n'ont pas de connaissances en Torah, ne pourront prendre part à la résurrection des morts, comme il est écrit (dans Isaïe 26) : Le mort ne vivra pas. On pourrait penser que ceci se réfère à tous les morts, c'est pourquoi le texte poursuit : Ceux nécessitant une guérison, ne se lèveront pas. Seuls, ceux qui soutiennent que les paroles de la Torah sont branlantes et faibles, ne se lèveront pas. "

Rabbi Yo'hanan répond : " Vous n'avez apporté aucun plaisir au Créateur, en formulant une telle affirmation au sujet de l'ignorant en Torah. "

Rabbi Eléazar, voyant que ses paroles causaient de la peine à Rabbi Yo'hanan, dit : "Mon Maître, j'ai trouvé un remède pour eux dans la Torah. Il est écrit : Vous seuls qui êtes restés attachés à l'Eternel votre D.ieu, êtes tous en vie aujourd'hui (Deut 4 : 4). Mais comment est-il possible pour un être humain d'être attaché à la Présence divine, quand il est écrit : L'Eternel ton D.ieu est un feu dévorant (Ibid 24). Une personne peut-elle s'attacher au feu ? Pour t'enseigner que toute personne qui marie sa fille à un étudiant en Torah, qui l'aide dans ses affaires ou qui partage sa propriété avec lui, D.ieu la considère comme si elle Lui était directement attachée… " (Talmud, Ketubot, 111b).

Pourquoi la résurrection devrait-elle être liée à notre niveau dans l'étude ? 
Et comment pouvons-nous comprendre l'idée que s'attacher à un étudiant en Torah équivaudrait à s'attacher à D.ieu Lui-même ?

L'un des 613 commandements est d'aimer D.ieu. Ce commandement semble impossible à accomplir. Comment pouvons-nous aimer quelqu'un que nous ne connaissons pas ? 
De plus, D.ieu est infini alors que nous ne le sommes pas, nous n'avons aucune notion de la façon dont Il pense, de ce que sont Ses préoccupations, Ses désirs, ou toute autre chose Le concernant. 
Si nous ne connaissons pas un minimum de ces éléments sur une autre personne, il nous est impossible de déterminer si nous l'aimons. Nous pouvons considérer cette personne comme importante, nous pouvons même l'admirer. Mais pour pouvoir l'aimer et y être attachée, cette personne doit d'abord nous être familière. Ce qui est également vrai de notre amour pour D.ieu. Nous ne pouvons L'aimer que si nous développons une certaine connaissance et familiarité à Son égard. Mais comment y parvenir ?

La solution évidente passe par notre connaissance de la Torah. D.ieu nous a donné dans Sa Torah, de nombreuses informations Le concernant. Il nous parle de Son sens de la justice et de l'équité, de Ses priorités et de Ses sentiments, de Ses espoirs et de Ses ambitions pour notre futur.

Il existe deux aspects à la Torah : la connaissance et l'étude.

1) Tous les juifs doivent accumuler un savoir en Torah suffisant pour leur permettre d'accomplir les commandements comme il faut, puisque l'accomplissement des commandements est un devoir.
2) Le second aspect n'est pas lié à l'accomplissement des commandements. Le 
Talmid 'Hakham (le Sage) étudie la Torah pour se familiariser avec D.ieu et connaître Sa culture.

Le premier mot des Dix Commandements est Anokhi. Le Talmud nous révèle qu'il s'agit de l'acronyme des mots ano nafshi katvit yahavit, " J'ai écrit Moi-même ce livre que Je vous donne " (Talmud Shabbat, 105a). 
Le 
Talmid 'Hakham qui passe sa vie, plongé dans l'étude de la Torah, s'imprègne de l'Ame même de D.ieu, en même temps que des paroles de Sa Torah. 
Notre but est d'acquérir une familiarité avec D.ieu, avec Lequel nous sommes susceptibles de développer une relation. Nous voulons aimer D.ieu et qu'Il nous aime en retour, nous voulons également que ces sentiments soient ressentis de manière réciproque de part et d'autre. Pour cela, nous avons besoin du 
Talmid 'Hakham.

Ce n'est que grâce à lui que nous acquérons la connaissance de D.ieu, élément préalable à toute éventualité d'une relation avec Lui. Puisque, pour parvenir à aimer D.ieu, la connaissance doit précéder les sentiments. 
Sans le Sage, cette connaissance et donc cet amour serait absent du monde.

C'est l'une des merveilles du judaïsme que le Tsaddik (le Juste) qui s'immerge totalement dans le service de D.ieu - incluant la prière et les bonnes œuvres, ressent souvent un plus grand amour pour D.ieu que le Sage qui passe sa vie en poursuites intellectuelles. Mais sans la connaissance de D.ieu, générée par le Sage, le Tsaddikn'aurait jamais les moyens d'entreprendre sa quête émotionnelle d'attachement à D.ieu.

L'amour de D.ieu émane donc de la Torah. 
Le 
Tsaddik qui s'attache au Sage, est le premier à ressentir cet amour, et ceux qui s'attachent au Tsaddik perçoive cette chaleur émanante et cette énergie, à travers lui. Mais la source ultime de cet amour est la Torah et notre accès à la Torah dépend nécessairement de la quantité de connaissances que nous avons, grâce aux efforts et au travail ardu du Sage.


LA RECHERCHE DE RUTH

 

Ruth la moabite recherchait les 606 commandements manquants, non seulement parce qu'elle était en quête de la vérité et de la bonne manière de vivre - ces motivations étaient sans nul doute présentes dans son désir de se convertir - mais surtout parce qu'elle voulait s'attacher à D.ieu avec fidélité et se connecter ainsi à la Source de toute vie et de tout être.

Or, elle ne pouvait le faire qu'en s'attachant à une personne déjà proche de D.ieu. Elle a donc suivi Naomi, plutôt qu'une vérité abstraite.

Nous lisons son histoire à Chavouoth, car c'est le genre d'acceptation de la Torah que nous recherchons. Notre but n'est pas l'accomplissement des lois divines, mais l'attachement à D.ieu Lui-même.

La seconde approche offerte par les commentateurs pour expliquer la raison de cette lecture à Chavouoth, est également suggérée dans son nom. Elle est nommée Ruth parce que son arrière petit-fils, le Roi David, inonda D.ieu de chants et de louanges (Yalkout, Tehilim 247). Le mot ravé en hébreu, qui est une anagramme du nom de Ruth, signifie " abreuver ", hors David composa le livre des Psaumes, qui est le livre d'hymnes de référence pour la majorité de l'humanité. Selon la tradition, Chavouoth est également l'anniversaire de la naissance de David, ainsi que du jour de sa mort, et sa généalogie complète est mentionnée à la fin du Livre de Ruth.


UN LIEN ESSENTIEL

 

Pour apprécier cette approche à sa juste mesure, il est nécessaire d'avoir de plus amples informations :

D.ieu dit à Moïse : 'N'attaque pas Moav et n'engage pas de combat avec eux.' (Deut. 2 : 9) Pourquoi Moïse aurait-il envisagé d'entrer en guerre avec Moav sans la permission de D.ieu ? Moïse raisonna ainsi : Si les Madianites qui ne sont venus que pour aider Moab (dans la guerre que ces derniers ont engagée avec Israël, telle qu'elle est décrite dans la Parashat Balak), la Torah a commandé (à leur sujet) : Attaque les Madianites et tuez les, car ils vous ont accablé par le complot qu'ils ont conspiré contre vous…(Nombres 25 : 17-18). La même politique doit de toute évidence être appliquée à l'encontre de Moab, les instigateurs du complot. Mais D.ieu dit à Moïse : 'Mon avis est différent ! J'ai encore un magnifique trésor enfoui dans cette nation : Ruth, la moabite.' (Talmud, Baba Kama 38a)

Non seulement Ruth était l'arrière grand-mère de David, mais c'était à elle que revenait la tâche d'amener David dans le monde. Le besoin que le monde avait de Ruth était si grand que la nation moabite toute entière fut maintenue en existence pendant plusieurs centaines d'années en son mérite, le monde entier attendant sa naissance.

Pouvons-nous trouver des raisons nous permettant de comprendre, pourquoi seule Ruth était capable d'engendrer la lignée qui devait donner naissance à David, duquel descend le Messie ?

(Les anges pressèrent Lot, lui disant :) 'Prends ta femme et tes deux filles qui sont ici'(Genèse 19 :15). Le terme hébreu nimtsaot ('qui sont ici') fait référence dans le verset à deux importantes découvertes : Ruth, la moabite et Na'amah, l'amonite. Il est écrit : J'ai trouvé Mon serviteur David. Où D.ieu l'a-t-Il donc trouvé ? A Sodome (Yalkout, Lekh Lekha 70).

Quand D.ieu détruisit Sodome, Il épargna Lot, à cause de ses deux filles. Ses filles, croyant que leur père et elles étaient les seuls êtres vivants sur terre, eurent avec lui dans une relation incestueuse. En conséquence, l'une donna naissance à Moab et l'autre à Amon (fondateurs des deux peuples du même nom).

Il semblerait donc que Ruth soit nécessaire, parce qu'elle descendait de Lot ? 
Et qui était donc Lot ?

Voici maintenant les chroniques de Téra'h : Téra'h engendra Avram, Na'hor et Haran ; et Haran engendra Lot… Et Avram et Na'hor prirent pour eux des épouses. Le nom de la femme d'Avram était Saraï et le nom de la femme de Na'hor était Milka, fille de Haran - qui était le père de Milka et de Iskah. (Genèse 11 : 27-28)

L'examen approfondi de ce passage révèle une information étonnante. Il semble que Haran, frère de Avram, était le grand-père de la femme la plus importante de l'histoire. Les Sages nous enseignent en effet que Iskah n'était autre que Sarah (voir Rashi ibid), Rebecca était la petite-fille de Milka, et toutes les femmes de Jacob étaient ses arrières-petites-filles. Lot étant le fils de Haran, Ruth était elle aussi sa petite-fille.

Peut-il s'agir d'une simple coïncidence ? Tentons de découvrir la signification de tout cela.


UN GENIE SPECIAL

 

L'électricité avait déjà été comprise et découverte depuis de nombreuses années, quand Edison est né. Et Graham Bell ne découvrit rien de nouveau dans la nature des vibrations acoustiques. Pourtant sans ces deux génies, la connaissance de l'électricité et des vibrations acoustiques n'aurait pas profité au monde.

Il faut mettre en œuvre un génie spécial pour exploiter des idées, de même qu'il faut du génie pour les découvrir. En hébreu, ce génie est désigné sous le nom de binah, souvent traduit par " compréhension ", et qui est une caractéristique propre aux femmes.

En prélude au Don de la Torah, nous lisons :

Voici ce que tu devras dire à la Maison de Jacob et annoncer aux Enfants d'Israël.(Exode 19 : 3)

Rashi explique la raison de cette redondance apparente dans les termes " Maison de Jacob " et " Enfants d'Israël ". La Maison de Jacob se réfère aux femmes juives - les femmes juives constituent la maison. Les principes du judaïsme voient le jour au sein de la maison juive et se voient matérialisés sous les conseils de la femme juive. L'homme juif a reçu l'obligation d'étudier la Torah, mais c'est à la femme juive d'en traduire les principes de manière concrète au quotidien.

Abraham fut le génie qui apporta la connaissance de D.ieu au monde. Son frère Haran portait en lui les graines de génie nécessaires à la transposition de ce savoir dans la vie de tous les jours. Ce qui explique comment les plus grandes femmes juives ont pu descendre de Haran.

Le royaume juif est un reflet du Royaume céleste. Le Royaume céleste renferme un grand pouvoir. Ce pouvoir a pour fonction de libérer, de régénérer et de garantir qu'aucune partie de l'humanité qui serait noble et précieuse, ne soit jamais perdue.

Une Intervention céleste était donc nécessaire quand Lot, fils de Haran, quitta Abraham pour se perdre à Sodome. Les pouvoirs de sainteté et de grandeur enfouis en lui, risquaient d'être perdus à tout jamais. 
Mais comme D.ieu est un Souverain absolu qui contrôle l'histoire (tout en laissant l'homme libre de faire ce qu'il veut), Il est en mesure de garantir le sauvetage d'un potentiel menacé. Ceci est la véritable signification du Royaume céleste.

Empêcher la perte et assurer la sauvegarde de toute chose de valeur, requiert une vigilance éternelle. La conversion de Ruth a rendu possible la récupération du pouvoir égaré d'Haran, lequel était nécessaire pour permettre la naissance du royaume d'Israël, reflet du Royaume céleste sur terre. Ruth portait en elle la binah qui lui permettait de traduire ce pouvoir au quotidien.


L'ERREUR DE LOT RECTIFIEE

 

Le mariage de Ruth avec Boaz souligne cet aspect de rédemption, impliqué dans l'établissement du royaume d'Israël, car ce fut un mariage par lévirat qui eut pour ultime conséquence la naissance de David.

Ce type de mariage est recommandé spécifiquement par la Torah, afin de récupérer une âme qui a quittée ce monde sans être parvenue à y laisser de descendance. Le but tout entier du mariage de Ruth était donc de garantir que l'âme de son défunt mari Ma'hlon - c'est-à-dire le pouvoir et la grandeur spirituels qui étaient en lui - ne soit pas perdue pour le monde et pour Israël.

La récupération de ce potentiel s'est produite au moyen de la réparation de l'erreur de Lot par son arrière-arrière-petite-fille, Ruth.

Lot avait quitté Abraham pour des possessions matérielles. Après tout, il était déjà croyant, il savait la vérité, il avait appris comment servir D.ieu et ne pensait plus avoir besoin d'Abraham. Ne percevant aucunement la nécessité spirituelle de rester auprès d'Abraham, Lot partit pour Sodome. 
Son erreur fut que pour servir D.ieu, il n'est pas suffisant d'être conscient de la vérité absolue, il faut s'attacher à D.ieu. L'attachement à D.ieu se manifestant au moyen de l'attachement au 
Talmid 'Hakham, il aurait dû rester avec Abraham.

Le Gaon de Vilna explique comment Ruth corrigea cette erreur par un attachement inébranlable.
L'une des lois de la conversion que nous apprenons de l'histoire de Ruth est la nécessité de décourager le candidat à la conversion. Naomi parla donc à sa belle-fille Orpa et essaya de dissuader Ruth également. Au bout d'un certain temps, Naomi abandonna.

Le Gaon demande : Comment Naomi sut-elle exactement quand arrêter ? 
Le texte dit : 
Voyant qu'elle était fermement décidée à l'accompagner, elle cessa d'insister auprès d'elle. (Ruth 1 : 18) Naomi étant bien plus âgée que Ruth, Ruth n'aurait pas dû avoir de difficultés à marcher au même rythme qu'elle. Pourtant, Naomi vit que Ruth faisait de grands efforts pour maintenir son allure sur la sienne. De là, elle comprit que Ruth était déchirée et qu'une partie d'elle était encore réticente à l'idée de se convertir.

Selon la tradition, Ruth était une princesse moabite. Elle était habituée à recevoir le meilleur de ce que la vie pouvait offrir. C'était aussi une très belle jeune femme dans la fleur de sa vie. Le pas qu'elle s'apprêtait à franchir, allait lui faire connaître une vie de pauvreté ; sa belle-mère avait tout perdu dans ses malheurs et rentrait chez elle complètement démunie. En suivant Naomi, Ruth quittait une vie sociale élevée pour devenir une simple convertie au statut douteux. Il n'était même pas clair qu'un juif serait autorisé à l'épouser.

La majeure partie de son être s'écriait : " Pourquoi aller en Israël ? Tu peux servir D.ieu n'importe où. Après toutes ces années passées dans une maison juive, tu connais toutes les lois, tu peux observer les commandements en restant chez toi. Ce n'est pas la peine de faire un tel sacrifice. "

Ruth était déchirée. Elle recherchait avant tout la proximité avec D.ieu, elle voulait s'attacher à Lui. Rester à Moab en observant les commandements ne lui serait d'aucune utilité, seul son attachement à un 
Talmid 'Hakham pouvait lui permettre d'atteindre son but. Elle décida donc de partir avec Naomi pour rejoindre le peuple juif, sans se soucier de son avenir. Mais la tension de ce conflit intérieur, rendit sa marche plus difficile.

C'est à ce moment-là que Naomi cessa de la décourager. Elle comprit Ruth et vit que celle-ci, recherchant l'attachement à D.ieu, avait intégré le véritable message du judaïsme.

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 15:00
Pourquoi mangeons-nous des laitages à Chavouot ?
Six raisons fascinantes à cette coutume populaire.
Auteur : Shraga Simmons
Traducteur : Ra'hel KATZ
pour : lamed
Adapté par Aschkel
Ahhh... quel immense plaisir que ce repas de crêpes et de gâteau au fromage. Prendre un repas lacté à Chavouot est devenu une tradition solide. Mais quelle en est l’origine ? Voici six raisons fascinantes à cette agréable coutume 

RAISON N° 1



Lors du don de la Torah au Mont Sinaï, le peuple juif reçut à ce moment-là les instructions relatives à l’abattage des animaux et à la préparation de la viande pour la consommation. Jusque là, les Hébreux n’avaient pas reçu ces lois et donc toute leur viande ainsi que leurs ustensils furent dès lors considérées comme « non cachères ». La seule autre possibilité qui s’offrit à eux fut donc de manger des laitages qui sont des aliments qui ne nécessitent aucune préparation préalable. 

Une question se pose, toutefois : Pourquoi les Hébreux n’ont-ils pas tout simplement abattu de nouvelles bêtes, « cachérisé » leurs ustensils avec de l’eau bouillante (
hagala) et cuisiné de nouveaux plats de viande ?

La réponse est que la révélation au Mont Sinaï eut lieu le Chabat, un jour durant lequel l’abattage et la cuisine sont prohibées. 

Fait étonnant, ce jour au Mont Sinaï fut la première fois que les Hébreux consommèrent des produits laitiers. Il existait une interdiction globale de « manger une partie d’un animal vivant » (
éver min ha’haï), qui devait en toute logique inclure également le lait puisqu’il est le produit d’un animal vivant. Ever min ha’haï est en fait l’une des Sept Lois Noahides que les Hébreux observaient avant le don de la Torah (et qui s’appliquent à toute l’humanité depuis l’époque de Noé). 

Toutefois, en recevant la Torah, qui parle de la Terre d’Israël comme étant celle « où coulent le lait et le miel » (Exode 3:18), les produits lactés sont devenus autorisés aux Hébreux. En d’autres termes, au même moment où leur viande est devenue interdite, les laitages sont devenus permis. Ils consommèrent des produits laitiers durant ce premier Chavouot et c’est la raison pour laquelle nous le faisons également aujourd’hui.



RAISON N° 2



La Torah est comparée au lait, comme le dit le verset : 
« Comme le miel et le lait, [la Torah] coule sous ta langue » (Cantique des Cantiques 4:11). De même que le lait a la capacité de subvenir totalement aux besoins nutritifs de l’être humain (comme dans le cas d’un nourrisson), la Torah procure toute la « nourriture spirituelle » nécessaire à l’âme humaine.

RAISON N° 3



La guematria (valeur numérique) du mot hébreu pour lait, 
‘halav, est de 40. Nous consommons des produits laitiers à Chavouot en souvenir des 40 jours que passa Moïse sur le Mont Sinaï durant lesquels il reçut des instructions sur toute la Torah. (Moïse passa 40 jours supplémentaires sur le Mont Sinaï, à prier pour le pardon de la faute du Veau d’Or, puis une nouvelle période de 40 jours avant de revenir avec de nouvelles tables de la loi en pierre.)

La valeur numérique de 
‘halav, 40, a également une signification plus profonde en ce sens qu’il y eut 40 générations depuis Moïse, qui consigna la Torah Ecrite, jusqu’à la génération de Ravina et Rav Achi qui rédigèrent la version finale de la Torah Orale, le Talmud. 

De plus, le Talmud commence avec la lettre 
mèm - guematria 40 s’achève également avec un mèm.

RAISON N° 4



Selon le Zohar, chacun des 365 jours de l’année correspond spécifiquement à l’un des 365 commandements négatifs de la Torah. Quelle mitsva correspond au jour de Chavouot ?

La Torah dit : 
« Apportez des Bikourim (premiers fruits) au Saint Temple de D.ieu ; tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère » (Exode 34:26). Comme le premier jour pour apporter des Bikourim est Chavouot (en fait, la Torah appelle Chavouot « la fête des Bikourim »), la seconde moitié de ce verset 6 au sujet du lait et de la viande 6 est le commandement négatif qui correspond au jour de Chavouot. Ainsi à Chavouot, nous prenons deux repas, un avec des laitages et l’autre avec de la viande, en prenant bien soin de ne pas les mélanger.

Il est intéressant de remarquer qu’il nous est vivement recommandé de ne pas utiliser le même pain pour le repas de viande puis, par la suite, pour celui de laitages, de peur que le pain soit entré en contact, d’une manière ou d’une autre, avec un plat de viande. Donc, en prenant deux repas différents - l’un lacté et l’autre carné - nous avons inévitablement deux pains, ce qui correspond à l’offrande particulière des « Deux Pains » qui était apportée au Temple à Chavouot. 


RAISON N° 5



Le Mont Sinaï porte également le nom de
 Har Gavnounim, la montagne aux pics majestueux. Le mot hébreu pour fromage est guevina, qui s’apparente sur le plan étymologique à Har Gavnounim.

De plus, la guematria de 
guevina (fromage) est de 70, ce qui correspond aux « 70 facettes de la Torah ».

RAISON N° 6



Moïse naquit le septième jour du mois d’Adar et resta durant trois mois avec sa famille avant d’être déposé sur le Nil le six Sivan.

Moïse fut sauvé par la fille de Pharaon qui l’adopta et l’emmena vivre dans le palais de Pharaon. Cependant, un problème fit immédiatement son apparition : quelle nourriture donner au bébé ? A cette époque, le lait maternisé n’existait pas, aussi lorsque la mère biologique n’était pas disponible, on devait faire appel aux services d’une nourrice. Dans le cas de Moïse, il refusait d’être nourri par toute femme égyptienne. Le Talmud explique que sa bouche devait rester absolument pure, étant donné qu’un jour, elle communiquerait directement avec D.ieu. Finalement, la fille de Pharaon trouva la seule femme dont Moïse accepta le lait : Yokheved, sa mère biologique ! 

Appréciez l’ironie de la chose : le décret meurtrier de Pharaon à l’encontre des bébés hébreux visait spécifiquement à prévenir l’émergence d’un dirigeant pour les Hébreux, issu de la nouvelle génération. Et que se passa-t-il en fait ? Moïse, le grand futur leader juif fut nourri, élevé et formé, juste sous le nez de Pharaon, dans sa propre maison, à ses propres frais ! Et par-dessus le marché, la mère de Moïse reçut un salaire pour nourrir son propre enfant !

La consommation de plats lactés à Chavouot commémore ces circonstances survenues dans l’enfance de Moïse, qui eurent lieu le 6 Sivan, le jour de Chavouot.

 

 




Sources :

Raison n° 1 : Michna Beroura 494:12 ; Talmud - Bekhorot 6b ; Rav Chlomo Kluger (HaElef Lekha Chlomo - YD 322)
Raison n° 2 : Rabbi Méïr de Dzikov - Imrei Noam
Raison n° 3 : Deut. 10:10 ; Rav Mena’hem Mendel de Ropshitz
Raison n° 4 : Talmud - Makkot 23b ; ‘Hidouchei HaRim ; Rema (OC 494:3, YD 88:2)
Raison n° 5 : Psaumes 68:16 ; Midrach - Bamidbar Rabba 13:15 ; Rebbe d’Ostropole ; Reb Naftali de Ropshitz ; Rav David Meisels
Raison n° 6 : Talmud - Sota 12b ; Yalkout Yits’hak

Clarification technique concernant la Raison n° 1 : 

Si les Hébreux consommèrent des laitages pour la première fois au Mont Sinaï, on est en droit de se demander comment Abraham a-t-il pu donner des plats lactés à ses trois invités (Genèse 18:8). 
La réponse nécessite une compréhension technique de l’interdiction de 
éver min ha’haï,« manger une partie d’un animal vivant ».On peut définir le mot « partie » par un morceau de viande contenant un os et/ou un tendon. C’est ce type de éver min ha’haï qui a toujours été interdit aux non-hébreux. Cette interdiction n’inclut pas le lait, parce que bien que cet aliment provienne d’un animal vivant, il ne contient ni os, ni tendon. Aussi, il était permis à Abraham de donner du lait à ses invités non Hébreux.
Il existe une deuxième définition, plus large, de éver min ha’haï et qui englobe tous les produits dérivant d’un animal vivant, y compris le lait. C’est cette définition qui concernait les Hébreux. Ce n’est donc qu’au moment du don de la Torah, avec sa référence à « la terre où coulent le lait et le miel » que les produits laitiers sont devenus permis aux Hébreux. 
Cette distinction est clairement expliquée par le grand Rav Chlomo Kluger, dans 
« HaElef Lekha Chlomo » (Yoré Déa 322).
Un autre point à clarifier : Comment les Hébreux furent-ils en mesure d’avoir du lait le Chabat, puisque traire un animal tombe sous l’interdiction de mefarek ?
La réponse est que les hébreux avaient déjà du lait qu’ils avaient trait avant Chabat et qu’ils utilisaient pour nourrir les différents animaux qui les accompagnaient dans leurs pérégrinations à travers le désert.
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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 10:16

 

 

 

Par universtorah

 

 

 

      La Tora qui nous a été confiée, avec toutes ses lettres, y compris les lettres petiteset les lettres grandes, y compris les ornements (Taguim) placés au-dessus de certaines lettres, depuis Béréchite jusqu'à son dernier chapitre, relatant la fin de Moïse notre Maître, est identique à celle que Dieu a fait voir à Moïse, au Sinaï, en lettres de feu noir sur feu blanc (Rachi sur le verset Deut. 33, 2: " A sa droite, une loi de feu pour eux"). 

      C'est ce texte que notre Maître Moïse a transcrit sur parchemin. Tout en recopiant ce que la vision divine lui a fait voir, Moïse a entendu de ses oreilles, prononcé par la Voix Divine, tout ce qu'il a rédigé par écrit. Il a su ainsi l'orthographe (Kétiv) de chaque mot de la Tora, mais aussi la manière de prononcer (Kéri) chacun de ceux-ci. 

      Ce Séfèr Tora que Moïse a transcrit sur parchemin est celui dont il est question Deut. 31, 25 : « Moïse donna cet ordre aux lévites porteurs de l'arche de l'Alliance du Seigneur; prenez ce livre de la Loi et déposez-le sur le côté de l’Arche de l'Alliance de l'Éternel votre Dieu et il restera là comme témoin! 

      Ce même jour, Moïse en rédigea encore douze copies qu'il remit aux douze tribus. Puis il enseigna oralement tout ce qu'il avait appris de Dieu; règles générales et règles détaillées, la prononciation exacte des lettres, les allusions, toutes les choses cachées dans le texte de la Tora, dans le choix des lettres, leur combinaison, dans chaque mot du texte, dans la combinaison de ces mots, dans la division de Parachiyote, etc. 

      De ces documents précieux remis par Moïse notre Maître aux chefs des tribus, on devait faire des copies innombrables au cours des générations, copies rédigées par des scribes instruits et consciencieux afin d'éviter, Dieu nous en garde, que des erreurs et des omissions se produisent au cours des siècles et des millénaires. 

      Lorsqu’à la fin de l'époque du 1er Temple, l'Arche de l'Alliance avec ses précieux dépôts devait être mise en Guéniza, peu de temps avant la destruction du 1er Temple, et que les premières copies datant du temps de Moïse avaient elles aussi disparu, il se trouvera toujours, de génération en génération, des copies vérifiées avec un soin minutieux, et les Sages de chaque époque ont pu rétablir le texte massorétique. Si de petites divergences devaient surgir entre les textes soumis à l'examen des Sages, on s'est toujours prononcé en faveur de celui qui se trouvait dans la majorité des Séfarim soumis à examen. Cette règle, appliquée par les Sages d'époque en époque, nous permet d'affirmer que la Tora qui se trouve entre nos mains est identique à celle que notre Maître Moïse a lui-même rédigée sur l'ordre de l'Éternel.


1. Le premier Séfèr Tora  


      Il y a des avisdifférents exprimés par les Sages du Talmud sur la manière dont fut rédigé le premier Séfèr Tora, celui de Moïse. 

      Selon les uns, la Tora a été écrite Méguila après Méguila au cours des années qui s'écoulent depuis Matane Tora jusqu'à la mort de Moïse. Ces différents rouleaux furent ensuite ajoutés les uns aux autres à la fin du la 40e année de la sortie d'Égypte pour en faire la Tora complète, dont il est question Deut. 31, 25. A cette conception s'oppose une autre, qui dit que toute la Tora, depuis Béréchite jusqu'à la fin du Deutéronome, fut rédigée en une fois par Moïse, la veille de sa mort. 

      Sur un autre sujetégalement, nos Sages expriment des avis différents dans le Talmud (Baba Batra 15 a). Qui a écrit les 8 derniersversets de la Tora, Deut. 34, 5-12: « c'est donc là que Moïse mourut » ... jusqu'à la fin du Livre ? 

      Selon Rabbi Yéhouda, ce serait Josué qui les aurait ajoutés au texte. A quoi Rabbi Chim’one réplique: est-il possible d'imaginer que Moïse notre Maître ait confié à la postérité un Séfèr Tora où il manquait ne fût-ce qu'un mot, qu'une lettre? Or c'est Moïse lui-même qui ordonna aux Lévites: « prenez ce livre de la Tora ... » (Deut. 31, 26), ce livre, sans aucune omission, aucun oubli! Il faut donc expliquer ainsi: jusqu'au verset 4 du dernier chapitre, le Saint béni soit-Il dicte, et Moïse transcrit, mot pour mot. 

      A partir du verset 5, c'est encore le Saint béni soit-Il qui dicte, et Moïse écrit, inondé de larmes! (Selon l'explication du Gaon de Vilna, il faut lire dans ce passage de Baba Batra Bé Dimouâ  et non Bédèmâ: l'expression dimoua' est employée dans le Talmud pour désigner un mélange de Térouma et de 'Houline. Explication: selon le Gaone, Moïse a transcrit les 8 derniers versets sans que les mots soient séparés les uns des autres: il est donc possible de dire dans ces conditions que Moïse n'aurait pas annoncé sa mort).


2. D' parle, et Moïse écrit  


      Bien que la Tora toute entière ait été donnée par Moïse, et que dans de nombreuses Parachiyote il soit précisé que Dieu parle à Moïse, lorsqu'il transcrit le texte, Moïse ne dit jamais: « l'Éternel m'a parlé en ces termes» ; la Paracha est toujours introduite ainsi: « l'Éternel parle à Moïse en ces termes ... ». 

      Car la Tora a existé avant la création du monde! Le Midrach dit à ce propos: « elle était écrite devant Lui en lettres de feu noir sur feu blanc» ! Et dans ces lettres de feu étaient contenus tous les mystères de la Création future, les mystères de la « Merkava» et autres sujets qui échappent à notre intelligence! A ces lettres de feu sont associés de nombreux aspects, de nombreuses combinaisons ... 

      Les sujets divers traités dans la Tora et dont nous connaissons le sens simple le Pchate: la création du monde, les premières générations humaines, le Déluge, l'histoire des Patriarches, le séjour des Israélites en Égypte, leur délivrance, Matane Tora, la traversée du désert etc. ; tout cela ne constitue qu'un des nombreux aspects de la Tora! 

      Pourtant ce n'est pas Moïse qui a rédigé cette Tora transcrite par une main humaine, il n'a été que le scribe qui copie un document très antique! Les mots, les phrases qu'il écrit n'ont pas seulement de rapport avec celui qui les transcrit, avec le monde dans lequel il a vécu; mais ils font allusion à d'autres mondes, du passé et du futur! 

      Même le livre de Dévarim, dans lequel notre Maître Moïse parle souvent à la première personne, par exemple (3, 24) « J'ai demandé à l'Éternel une grâce en ce temps »; ou (verset 2») l'Éternel me dit: assez! Ne m'en parle plus » ! Ou encore, parlant de lui et du peuple (3, 1): Tournant ensuite, nous sommes montés ... »; tous ces passages obéissent en fait à la même règle: Moïse est simplement le scribe qui rédige ce que Dieu lui a dicté; et c'est pourquoi, au début du 5ième Livre, il est dit: « Voici les paroles que Moïse adressa à tout Israël » (à la troisième personne). 
      Voici ce que dit Rambane dans son introduction au Commentaire sur la Tora: ... "Notre Maître Moïse n'a pas écrit la Tora comme une personne qui parle par elle-même, alors que les prophètes (Ezéchiel, Jérémie ...) dans leurs livres s'expriment à la première personne" (Ezéchiel3, 15; 17, 1 et dans de nombreux autres passages). 

      Notre Maître Moïse, qui dans le 1er Livre et au début du second transcrit la généalogie des patriarches, puis des descendants des tribus, y compris celle de sa propre famille, s'exprime toujours de façon impersonnelle, à la troisième personne. C'est pourquoi son nom n'est pas mentionné jusqu'après sa naissance (Ex. 2, 10). 

      Mais la « Michna Tora» (5ième Livre) n'est pas en contradiction avec ce que je viens d'affirmer : en effet, dans son premier verset, il est dit (comme dans les livres précédents) « voici les paroles que Moïse adressa à tout Israël… ». 

      Comme dans les autres livres,Moïse ne fait que répéter ce qu'il a entendu du Saint béni soit-Il! Et si la Tora est rédigée à la troisième personne, c'est qu'elle est plus ancienne que celui qui nous parle, c'est qu'elle a, selon la parole du Midrach, précédé la Création du Monde, et à plus forte raison, la naissance de Moïse! 

      Et Moïse lui-même l'a transcrite comme un scribe reproduit un document très ancien! Il est donc évident et clair pour nous que toute la Tora, depuis « Béréchite» jusqu'à léeinè Kol Israël est parvenue aux oreilles de Moïse de la bouche du Saint béni soit-Il ! 

Extrait des Ephémérides de l’année juive
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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 10:11

 

 

Merci à Univers Torah pour ce texte

 

 


1. Introduction  


      Chavou’ote est l'une des trois fêtes de pèlerinage (Péssa'h, Chavou’ote, Soukkote). Dès qu'un garçon pouvait gravir la montagne du Temple, son père était tenu de l'emmener « pèleriner ». à Jérusalem pour le présenter devant l'Éternel au Bét Hamikdach, à l'occasion de Péssa'h, de Chavou’ote ou de Soukkote... 

      Les pèlerins étaient nombreux et affluaient de tous les coins du pays d'Israël. Les fêtes de pèlerinage étaient l'occasion de grandes réjouissances. Jérusalem ressemblait à une grande foire internationale avec des stands de marchands, des manifestations de loisirs, des rencontres d'études, des échanges commerciaux. Quiconque avait perdu un objet pouvait espérer le retrouver au lieu dit la Pierre des réclamations , située en hauteur, pour que tous puissent la voir. Chacun venait déclarer l'objet qu'il avait trouvé et les propriétaires devaient fournir les preuves que l'objet leur appartenait afin de le récupérer.


2. Moitié, Moitié  


      Dans le traité Beitsa , une discussion oppose Rabbi Eli’ézèr à Rabbi Yéhochou’a. Le premier pense qu'un jour de fête doit être entièrement consacré soit à manger et à boire, soit à étudier la Tora, tandis que Rabbi Yéhochou’a pense qu'il faut partager la jour née en deux: une moitié doit être consacrée à la nourriture du corps et l'autre moitié à la nourriture de l'esprit, c'est-à-dire à l'étude de la Tora. 

      Rabbi Yo'hananedonne raison à Rabbi Yéhochou’a en apportant la preuve de la Tora. Il est écrit, d'une part : «Le 8e jour sera pour vous Atsérèt (fête de clôture)» (Nombres, 29,35) et d'autre part: «Ce sera une Atsérèt (fête de clôture) pour Hachèm» (Deutéronome, 15,8). Comment est-il possible de concilier les deux versets ? Ou bien toute la journée doit être consacrée à vous, c'est-à-dire à manger et à boire, ou bien toute la journée de fête devrait être consacrée à Hachèm, comme le pense Rabbi Eli'ézer. 

      C'est pourquoi Rabbi Yéhochou'a dit: « Pour concilier les deux versets, il faut les interpréter ainsi:'Hétsio Lachèm, ‘Hétsio Lakhèm. « Une moitié pour Dieu, une moitié pour vous. » La journée de fête doit être à la fois une journée de réjouissances corporelles et de satisfaction de l'esprit. 

      A la synagogue, au cours de l'office de Cha’harite, nous lisons les 'Assérèt Hadibérote (10 Commandements) rappelant ainsi la Révélation de D. au Sinaï, en présence de tout le peuple d'Israël. On a également l'habitude de marquer l'événement par une veillée d'étude. En effet, selon le Midrach, les enfants d'Israël ne s'étaient pas réveillés pour se présenter au rendez-vous avec Hachem au pied du mont Sinaï. 

      La Tora n'a pas été donnée une fois pour toutes. Chaque juif doit accepter et recevoir la Tora comme étant son propre patrimoine. Afin d'être prêts à recevoir la Tora à Chavou’ote, nous passons toute la nuit à étudier les textes, autour d'une table bien garnie. 

      Le Matane Tora (don de la Tora) n'est plus seulement un événement historique, mais un événe ment actuel qui nous concerne et nous engage. 

      Chaque juif doit accepter la Tora comme si elle lui était spécialement destinée. C'est ce qui explique que la Tora emploie souvent la deuxième personne du singulier quand elle s'adresse à nous.


3. A tous les peuples  


      On reproche à Israël de garder jalousement sa Tora! Ce reproche est injuste, car l'Éternel avait commencé par proposer sa Tora à toutes les nations. 

      Les descendants de 'Essav demandèrent: « Qu'est-il écrit dans la Tora ? » Alors l'Éternel répondit: « Tu ne tueras point » et les peuples se retiraient en disant « Maître du monde, comment pouvons nous accepter une Tora qui interdit de tuer? N'est-il pas écrit au sujet de notre ancêtre 'Essav : "Et tu vivras par ton épée" ? » 

      Moav et Amone refusèrent la Tora parce qu'il y est prescrit de s'éloigner de tout inceste, les descendants d'Ismaël parce que la Tora interdit le vol et prescrit le respect du bien du prochain. 

      Chaque peuple de la Terre trouva une raison pour refuser la Tora. Seuls les enfants d'Israël acceptèrent en disant: « Na’assé Vénichma'. » Nous ferons et puis nous écouterons. 

      Et c'est ainsi que tout au long des âges les enfants d'Israël se soumirent aux Commandements, parfois sans en comprendre les fondements, simplement parce que ces Mitsvote constituent l'expression de la volonté divine.


4. Un miracle  


      Rabbi Yéhochou’aben Lévi enseigne: « Lorsque les enfants d'Israël quittèrent l'Égypte, ils étaient encore fatigués des durs travaux auxquels ils étaient astreints». Certains d'entre eux en contractèrent des infirmités. 

      L'Éternel dit: « Il ne convient pas que je donne ma Tora à ces infirmes ». Que fit-il ? Il envoya les anges de service qui les guérirent. Lorsque les enfants d'Israël étaient au pied de la montagne du Sinaï, ils se sont présentés unis devant Dieu, d'un seul coeur, comme un seul homme ainsi qu'il est écrit : « Il campa au pied de la montagne » (Ch. 19/2). 

      Leur union sera encore plus totale à Pourim : au moment d'un danger sérieux, le peuple oublie ses dissensions et retrouve son unité. Nous avons vécu de semblables périodes au cours de notre histoire mouvementée.


5. Le Sinaï  


      Tout le monde parle de la Révélation sur le mont Sinaï comme d'un événement exceptionnel, qui n'a pas eu son pareil dans le passé, et dont le caractère d'unicité fait qu'il n'aura pas son pareil dans l'avenir jusqu'à la fin des temps. 

      La Révélation sur le Sinaï,l'apparition de l'Éternel au milieu des fumées et des flammes, du tonnerre et des éclairs, ne pouvait se produire qu'une seule fois. La raison en est simple. Le phénomène de la Révélation ne réside pas dans la transmission d'un ensemble de lois données pour la première fois à Israël. En réalité un certain nombre de lois morales, de règles de conduite et même de rites religieux avaient été déjà transmis à Israël avant même que les Hébreux aient atteint le pied du mont Sinaï. 

      Pour ne citer que quelques exemples, mentionnons la circoncision qui remonte à Avraham, la Mitsva du sacrifice pascal et celle de la consommation des Matsote liées à la sortie d'Égypte. Le phénomène de la Révélation n'est donc pas unique dans son contenu, puisque Israël a reçu des lois avant et après le Sinaï, mais seulement dans sa forme, dans le phénomène lui-même: l'Éternel se révèle à tout un peuple, pour rendre tout un peuple responsable collectivement. 

      Les enfants d'Israël qui ont entendu la parole divine et l'ont acceptée comme une Mitsva n'étaient pas tous des prêtres, ni tous des prophètes, ni tous des sages, mais des hommes et des femmes du peuple à qui l'Éternel s'est adressé directement pour les rendre directement, individuel lement et collectivement, responsables Désormais la Mitsva est confiée à tout un peuple qui en devient le garant et ce phénomène est unique en son genre dans l'histoire de l'humanité. 

      C'est pourquoi cette Révélation du Sinaïa également un caractère unique, car une fois l'alliance conclue avec tout le peuple, elle devenait définitive. 

      A partir du Sinaï apparaît une idée nouvelle et révolutionnaire, unique en son genre : le peuple composé d'individus devient une entité comme un corps humain dont les membres et les organes sont intimement liés. 

      La Tora, élixir de vie pour l'humanité et nourriture indispensable pour l'univers, n'est plus l'apanage d'un seul individu, mais celui de tout le peuple. 

      En d'autres termes, le peuple d'Israël se porte garant de l'accomplissement de toute la Tora, bien que chaque homme, pris individuellement, soit dans l'impossibilité de mettre toute la Tora en pratique. 

      Le contrat moral passé avec D. devient possible. La Mitsva, quelle qu'en soit la nature, rituelle ou morale, n'est pas uniquement un moyen de perfectionnement moral pour l'individu, mais l'expression d'un engagement, d'un devoir au niveau collectif, bien que cha cun, séparément, en tire un bénéfice personnel.


6. Les dix commandements  


      Voici les Dix Commandements (‘Assérèt Hadibérote) que les juifs entendirent prononcer par uneVoix puissante pendant que le Mont Sinaï était enveloppé de flammes et de fumée. Les flancs de la montagne tremblaient pendant que l'on entendait le son puissant du chofar. 

      1. Je suis l'Éternel, ton D. qui t'ai fait sortir d'Égypte de la maison d'esclavage. 

      2. Tu n'auras pasd'autres dieux devant Ma face, tu ne te feras aucune idole ni aucune image de ce qui est en haut dans les Cieux ou en bas sur la Terre ou dans les Eaux au dessous de la Terre et tu ne les adoreras pas. 

      3. Tu ne proféreras pas en vain le nom de l'Éternel ton D. car l'Éternel ne laisse point impuni celui qui profère Son nom en vain. 

      4. Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier. Six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le Chabbat consacré à l'Éternel ton D. Tu ne feras aucun travail, toi, ton fils, ta fille, ton serviteur, ta servante, ton bétail ni l'étranger qui se trouve dans tes portes. Car en six jours l'Éternel a créé les Cieux, la Terre, la Mer et tout ce qu'ils renferment et il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi l'Éternel a béni le septième jour et l'a sanctifié. 

      5. Honore ton père et ta mère afin que tes jours se prolongent sur la terre que l'Éternel ton D. t'a donnée. 

      6. Tu ne tueras point. 

      7. Tu ne commettras point d’adultère. 

      8. Tu ne voleras point. 

      9. Tu ne porteras point contre ton prochain un faux témoignage. 

      10. Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ni rien de ce qui lui appartient. 

      Telles furent les parolesimmortelles que le peuple d'Israël entendit tandis que la terre même tremblait au milieu du tonnerre et des éclairs. Épouvantés par un spectacle aussi terrible les juifs dirent à Moché : "Nous ne voulons plus entendre directement la Voix du l’Éternel, va toi même sur le Mont Sinaï et rapporte-nous Ses paroles". 

      Par la suite D. communiqua à Moché l'une après l'autre toutes les lois du judaïsme. Moché les répéta au peuple et les transcrivit dans la Tora. Tous les autres nations finirent par reconnaître puis par accepter en grande partie ces lois données par D. à Moché et à son peuple : c'est le fondement de toutes les grandes religions monothéistes, c'est à dire de celles qui croient en un seul D. 

      On comprend dès lors que les Dix Commandements aient été formulés à la deuxième personne du singulier: « Tu ne feras pas... Souviens-toi... Tu ne convoiteras pas... » Cette deuxième personne du singulier s'adresse à la fois au peuple et à chacun. C'est l'image du peuple d'Israël comparable à un corps humain, image qui a d'ailleurs été reprise en dehors d'Israël. Dans ce corps, chaque individu a son importance et sa fonction bien spécifique. Mieux, il est indispensable au bon fonctionnement de la collectivité, de même que chaque membre du corps est nécessaire au bon fonctionnement de tout l'organisme. C'est ainsi que chaque homme a une tâche particulière à accomplir, en fonction de sa naissance, de l'époque où il vient au monde, de l'endroit où il se trouve et des possibilités dont il est doté en venant au monde. 

      Dans son grand amour pour l'homme, l'Éternel n'exige de lui, en définitive, que ce qui est dans ses possibilités. « On ne me demandera pas, disait Rab Zouchia, lorsque je comparaîtrai devant le Tribunal céleste, si durant ma vie j'ai été Abraham ou Moïse ou Rabbi 'Akiba, mais tout simplement si j'ai été Zouchia, c'est-à-dire moi-même. » 

      L'homme sage est quiconque connaît sa place dans le monde et agit en fonction de sa vocation. Cette idée est illustrée par la disposition des enfants d'Israël dans le désert. On aurait pu penser qu'après le séjour des Hébreux en Égypte où ils étaient soumis à une discipline de fer ils auraient cherché à vivre dans l'anarchie dans le désert. 

Par l'influence réciproque de ces qualités, l'harmonie était ainsi atteinte. Voilà donc l'enjeu de la Révélation sur le Sinaï qui a marqué une ère nouvelle dans l'existence du peuple juif.

Nous remercions le Rabbin Jacques Ouaknine qui nous a autorisé quelques passages de son livre "De générations en générations, être juif"

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 19:47

SHAVOUAH TOV LE KOULAM


CETTE SEMAINE, SEMAINE DE SHAVOUOTH

 

 

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 06:44

 RUTH DANS LE CHAMP DE BOAZ

 

Dans la Michna et dans le Tamud, la fête de Chavouot est souvent appelée « Atzeret », ce qui veut dire «  assemblée solennelle » ou « fête de clôture », (ne pas confondre avec « Chemini Atzeret »), parce que cette fête est considérée comme clôturant la fête de Pessa’h avec laquelle Chavouot a beaucoup d’analogie (à l’instar de « Chemini Atzeret » qui est la suite de la « Fête de Tabernacles ») 

 

Chavouot ne signifie pas seulement « semaines », mais aussi « serments ». Ce nom indique l’échange des deux serments entre Dieu et Israël le jour de la Promulgation de la Tora. Ce jour-la, Dieu et le peuple d’Israël se jurèrent une fidélité éternelle.

 

Les juifs grecs appelaient Chavouot « Pentecôte » (cinquantième) parce que cette fête est célébrée 50 jours après l’offrande de l’Omer.

 

Les deux pains de froment qui étaient apportés au Beth-Hamikdache (temple) en action de grâces, symbolisaient la dualité de notre Tora :

La Tora écrite (Tora Che Bihtav) et la Tora orale (Tora Che Be’Alpé) qui furent données en même temps.

 

Le jour de la promulgation de la Tora était un Chabbat. Si la Tora avait été donnée un jour de la semaine, certains juifs auraient pu penser que le Chabbat étant un jour de repos, ils devaient se reposer et ne pas étudier la Tora le Chabbat. En nous donnant la Tora un jour de Chabbat, Dieu nous a prouve non seulement que nous avons le droit d’étudier le Chabbat, mais que nous sommes obligés de consacrer ce jour saint à l’étude de la Tora et à la vénération de Dieu.

 

Dans beaucoup de communautés juives on a l’habitude de décorer la synagogue d’arbrisseaux, de fleurs et de verdures pour le jour de fête de Chavouot. Il y a une double raison pour cela : a) Chavouot est le Jour de Jugement pour les arbres fruitiers ; b) en souvenir du Mont Sinaï qui était entoure de pacages verdoyants, ainsi qu’il ressort des instructions données aux enfants d’Israël de ne pas permettre à leur bétail et à leurs troupeaux de paître au pied de la Montagne de Dieu.

 

La première nuit de Chavouot les fidèles ont l’habitude de retourner à la synagogue après le repas du soir, pour réciter « Tikkoun Leil Chavouot »

Le livre (préparations pour la Nuit de Chavouot) comprend les premiers et derniers versets de tous les Sidrot (chapitres) du Pentateuque (‘Houmache), des premiers et derniers chapitres des prophètes et des Hagiographes, des Michnayiot, du Zohar, etc. Certains chapitres de la Tora particulièrement appropriées à cette fête (comme les chapitres traitant de la traversée de lamer Rouge, de la Promulgation de la Tora, des Dix Commandements, Chema, etc) sont donnés en entier. 

Il s’y trouve également les 613 préceptes dans l’ordre indiqué par Maïmonide. Beaucoup de juifs ne se couchent pas cette nuit pour dire le « Tikkoun ».

 

Le premier jour de Chavouot, lors de la lecture des Dix Commandements, toute l’assemblée se lève et écoute debout.

Il y a des juifs qui observe la coutume de manger de la pâtisserie faite de produits laitiers et de miel parce que la Tora est comparée au lait et au miel.

 

La coutume de manger le jour de Chavouot blintzes au fromage a son origine dans un jeu de mots hébraïques. Fromage en hébreu est « gvina » nous rappelant la dispute entre les grandes montagnes, car chaque montagne prétendait mieux mériter que la montagne Sinaï le privilège d’être le lieu de la Promulgation de la Tora. On les appelait en conséquence « gavnounime » (montagnes aux cimes nombreuses) à cause de leur prétention, tandis que le Sinaï fut choisi à cause de son humilité (Méguila, 29 a)

 

D’autres juifs observent la coutume de manger le jour de Chavouot « kreiplah » (chausson à tri-corne), pour la raison que nous devrions nous rappeler la Tora même pendant les repas. Tout ce qui a rapport à la Tora est d’une triple nature : La Tora comprenant le Pentateuque, les Prophètes et les Hagiographes (TaNaCH) fut donnée à Israël composé de Prêtres, Lévites et Israéliens.

C’est par l’intermédiaire de Moïse, troisième enfant d’Amram que la Tora fut donnée après trois jours de préparation et dans le troisième mois (Sivan)

 

Plusieurs raisons expliquent la coutume observée dans beaucoup de synagogues : à savoir la lecture du Livre de Ruth le 2ºjour de Chavouot :

1) Chavouot est l’anniversaire de la naissance et de la mort du roi David et le Livre de Ruth indique la lignée du roi David. Boaz et Ruth étaient les arrière-grands-parents de David ; 2) Les scènes de la moisson conviennent à la « Fête de la Moisson » ; 3) Ruth était une femme sincère qui s’était convertie au Judaïsme de tout son cœur. Le jour de Chavouot tous les juifs furent des « prosélytes », puisqu’ils avaient accepte la Tora et tous ses préceptes.

source : http://fr.madrichim.org

Réflexion sur le livre de Ruth
http://judaisme.sdv.fr/traditio/shavouot/ruth.htm 

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 05:44









Chavou’ote est l'une des trois fêtes de pèlerinage (Péssa'h, Chavou’ote, Soukkote). Dès qu'un garçon pouvait gravir la montagne du Temple, son père était tenu de l'emmener « pèleriner ». à Jérusalem pour le présenter devant l'Éternel au Bét Hamikdach, à l'occasion de Péssa'h, de Chavou’ote ou de Soukkote... 

Les pèlerins étaient nombreux et affluaient de tous les coins du pays d'Israël. Les fêtes de pèlerinage étaient l'occasion de grandes réjouissances. Jérusalem ressemblait à une grande foire internationale avec des stands de marchands, des manifestations de loisirs, des rencontres d'études, des échanges commerciaux. Quiconque avait perdu un objet pouvait espérer le retrouver au lieu dit la Pierre des réclamations , située en hauteur, pour que tous puissent la voir. Chacun venait déclarer l'objet qu'il avait trouvé et les propriétaires devaient fournir les preuves que l'objet leur appartenait afin de le récupérer
. Dans le traité Beitsa , une discussion oppose Rabbi Eli’ézèr à Rabbi Yéhochou’a. Le premier pense qu'un jour de fête doit être entièrement consacré soit à manger et à boire, soit à étudier la Tora, tandis que Rabbi Yéhochou’a pense qu'il faut partager la jour née en deux: une moitié doit être consacrée à la nourriture du corps et l'autre moitié à la nourriture de l'esprit, c'est-à-dire à l'étude de la Tora. 

Rabbi Yo'hananedonne raison à Rabbi Yéhochou’a en apportant la preuve de la Tora. Il est écrit, d'une part : «Le 8e jour sera pour vous Atsérèt (fête de clôture)» (Nombres, 29,35) et d'autre part: «Ce sera une Atsérèt (fête de clôture) pour Hachèm» (Deutéronome, 15,8). Comment est-il possible de concilier les deux versets ? Ou bien toute la journée doit être consacrée à vous, c'est-à-dire à manger et à boire, ou bien toute la journée de fête devrait être consacrée à Hachèm, comme le pense Rabbi Eli'ézer. 

C'est pourquoi Rabbi Yéhochou'a dit: « Pour concilier les deux versets, il faut les interpréter ainsi:'Hétsio Lachèm, ‘Hétsio Lakhèm. « Une moitié pour Dieu, une moitié pour vous. » La journée de fête doit être à la fois une journée de réjouissances corporelles et de satisfaction de l'esprit. 

A la synagogue, au cours de l'office de Cha’harite, nous lisons les 'Assérèt Hadibérote (10 Commandements) rappelant ainsi la Révélation de D. au Sinaï, en présence de tout le peuple d'Israël. On a également l'habitude de marquer l'événement par une veillée d'étude. En effet, selon le Midrach, les enfants d'Israël ne s'étaient pas réveillés pour se présenter au rendez-vous avec Hachem au pied du mont Sinaï. 

La Tora n'a pas été donnée une fois pour toutes. Chaque juif doit accepter et recevoir la Tora comme étant son propre patrimoine. Afin d'être prêts à recevoir la Tora à Chavou’ote, nous passons toute la nuit à étudier les textes, autour d'une table bien garnie. 

Le Matane Tora (don de la Tora) n'est plus seulement un événement historique, mais un événe ment actuel qui nous concerne et nous engage. 

Chaque juif doit accepter la Tora comme si elle lui était spécialement destinée. C'est ce qui explique que la Tora emploie souvent la deuxième personne du singulier quand elle s'adresse à nous.

 

On reproche à Israël de garder jalousement sa Tora! Ce reproche est injuste, car l'Éternel avait commencé par proposer sa Tora à toutes les nations. 

Les descendants de 'Essav demandèrent: « Qu'est-il écrit dans la Tora ? » Alors l'Éternel répondit: « Tu ne tueras point » et les peuples se retiraient en disant « Maître du monde, comment pouvons nous accepter une Tora qui interdit de tuer? N'est-il pas écrit au sujet de notre ancêtre 'Essav : "Et tu vivras par ton épée" ? » 

Moav et Amone refusèrent la Tora parce qu'il y est prescrit de s'éloigner de tout inceste, les descendants d'Ismaël parce que la Tora interdit le vol et prescrit le respect du bien du prochain. 

Chaque peuple de la Terre trouva une raison pour refuser la Tora. Seuls les enfants d'Israël acceptèrent en disant: « Na’assé Vénichma'. » Nous ferons et puis nous écouterons. 

Et c'est ainsi que tout au long des âges les enfants d'Israël se soumirent aux Commandements, parfois sans en comprendre les fondements, simplement parce que ces Mitsvote constituent l'expression de la volonté divine.

 

Rabbi Yéhochou’a ben Lévi enseigne: « Lorsque les enfants d'Israël quittèrent l'Égypte, ils étaient encore fatigués des durs travaux auxquels ils étaient astreints». Certains d'entre eux en contractèrent des infirmités. 

L'Éternel dit: « Il ne convient pas que je donne ma Tora à ces infirmes ». Que fit-il ? Il envoya les anges de service qui les guérirent. Lorsque les enfants d'Israël étaient au pied de la montagne du Sinaï, ils se sont présentés unis devant Dieu, d'un seul coeur, comme un seul homme ainsi qu'il est écrit : « Il campa au pied de la montagne » (Ch. 19/2). 

Leur union sera encore plus totale à Pourim : au moment d'un danger sérieux, le peuple oublie ses dissensions et retrouve son unité. Nous avons vécu de semblables périodes au cours de notre histoire mouvementée.

 

Tout le monde parle de la Révélation sur le mont Sinaï comme d'un événement exceptionnel, qui n'a pas eu son pareil dans le passé, et dont le caractère d'unicité fait qu'il n'aura pas son pareil dans l'avenir jusqu'à la fin des temps. 

La Révélation sur le Sinaï,l'apparition de l'Éternel au milieu des fumées et des flammes, du tonnerre et des éclairs, ne pouvait se produire qu'une seule fois. La raison en est simple. Le phénomène de la Révélation ne réside pas dans la transmission d'un ensemble de lois données pour la première fois à Israël. En réalité un certain nombre de lois morales, de règles de conduite et même de rites religieux avaient été déjà transmis à Israël avant même que les Hébreux aient atteint le pied du mont Sinaï. 

Pour ne citer que quelques exemples, mentionnons la circoncision qui remonte à Avraham, la Mitsva du sacrifice pascal et celle de la consommation des Matsote liées à la sortie d'Égypte. Le phénomène de la Révélation n'est donc pas unique dans son contenu, puisque Israël a reçu des lois avant et après le Sinaï, mais seulement dans sa forme, dans le phénomène lui-même: l'Éternel se révèle à tout un peuple, pour rendre tout un peuple responsable collectivement. 

Les enfants d'Israël qui ont entendu la parole divine et l'ont acceptée comme une Mitsva n'étaient pas tous des prêtres, ni tous des prophètes, ni tous des sages, mais des hommes et des femmes du peuple à qui l'Éternel s'est adressé directement pour les rendre directement, individuel lement et collectivement, responsables Désormais la Mitsva est confiée à tout un peuple qui en devient le garant et ce phénomène est unique en son genre dans l'histoire de l'humanité. 

 

C'est pourquoi cette Révélation du Sinaïa également un caractère unique, car une fois l'alliance conclue avec tout le peuple, elle devenait définitive. 

      A partir du Sinaï apparaît une idée nouvelle et révolutionnaire, unique en son genre : le peuple composé d'individus devient une entité comme un corps humain dont les membres et les organes sont intimement liés. 

La Tora, élixir de vie pour l'humanité et nourriture indispensable pour l'univers, n'est plus l'apanage d'un seul individu, mais celui de tout le peuple. 

En d'autres termes, le peuple d'Israël se porte garant de l'accomplissement de toute la Tora, bien que chaque homme, pris individuellement, soit dans l'impossibilité de mettre toute la Tora en pratique. 

Le contrat moral passé avec D. devient possible. La Mitsva, quelle qu'en soit la nature, rituelle ou morale, n'est pas uniquement un moyen de perfectionnement moral pour l'individu, mais l'expression d'un engagement, d'un devoir au niveau collectif, bien que cha cun, séparément, en tire un bénéfice personnel.

 

Voici les Dix Commandements (‘Assérèt Hadibérote) que les juifs entendirent prononcer par une Voix puissante pendant que le Mont Sinaï était enveloppé de flammes et de fumée. Les flancs de la montagne tremblaient pendant que l'on entendait le son puissant du chofar. 

1. Je suis l'Éternel, ton D. qui t'ai fait sortir d'Égypte de la maison d'esclavage. 

2. Tu n'auras pas d'autres dieux devant Ma face, tu ne te feras aucune idole ni aucune image de ce qui est en haut dans les Cieux ou en bas sur la Terre ou dans les Eaux au dessous de la Terre et tu ne les adoreras pas. 

3. Tu ne proféreras pas en vain le nom de l'Éternel ton D. car l'Éternel ne laisse point impuni celui qui profère Son nom en vain. 

4. Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier. Six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le Chabbat consacré à l'Éternel ton D. Tu ne feras aucun travail, toi, ton fils, ta fille, ton serviteur, ta servante, ton bétail ni l'étranger qui se trouve dans tes portes. Car en six jours l'Éternel a créé les Cieux, la Terre, la Mer et tout ce qu'ils renferment et il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi l'Éternel a béni le septième jour et l'a sanctifié. 

5. Honore ton père et ta mère afin que tes jours se prolongent sur la terre que l'Éternel ton D. t'a donnée. 

6. Tu ne tueras point. 

7. Tu ne commettras point d’adultère. 

8. Tu ne voleras point. 

9. Tu ne porteras point contre ton prochain un faux témoignage. 

10. Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ni rien de ce qui lui appartient.

 

Telles furent les parolesimmortelles que le peuple d'Israël entendit tandis que la terre même tremblait au milieu du tonnerre et des éclairs. Épouvantés par un spectacle aussi terrible les juifs dirent à Moché : "Nous ne voulons plus entendre directement la Voix du l’Éternel, va toi même sur le Mont Sinaï et rapporte-nous Ses paroles". 

      Par la suite D. communiqua à Moché l'une après l'autre toutes les lois du judaïsme. Moché les répéta au peuple et les transcrivit dans la Tora. Tous les autres nations finirent par reconnaître puis par accepter en grande partie ces lois données par D. à Moché et à son peuple : c'est le fondement de toutes les grandes religions monothéistes, c'est à dire de celles qui croient en un seul D. 

On comprend dès lors que les Dix Commandements aient été formulés à la deuxième personne du singulier: « Tu ne feras pas... Souviens-toi... Tu ne convoiteras pas... » Cette deuxième personne du singulier s'adresse à la fois au peuple et à chacun. C'est l'image du peuple d'Israël comparable à un corps humain, image qui a d'ailleurs été reprise en dehors d'Israël. Dans ce corps, chaque individu a son importance et sa fonction bien spécifique. Mieux, il est indispensable au bon fonctionnement de la collectivité, de même que chaque membre du corps est nécessaire au bon fonctionnement de tout l'organisme. C'est ainsi que chaque homme a une tâche particulière à accomplir, en fonction de sa naissance, de l'époque où il vient au monde, de l'endroit où il se trouve et des possibilités dont il est doté en venant au monde. 

 

Telles furent les parolesimmortelles que le peuple d'Israël entendit tandis que la terre même tremblait au milieu du tonnerre et des éclairs. Épouvantés par un spectacle aussi terrible les juifs dirent à Moché : "Nous ne voulons plus entendre directement la Voix du l’Éternel, va toi même sur le Mont Sinaï et rapporte-nous Ses paroles". 

Par la suite D. communiqua à Moché l'une après l'autre toutes les lois du judaïsme. Moché les répéta au peuple et les transcrivit dans la Tora. Tous les autres nations finirent par reconnaître puis par accepter en grande partie ces lois données par D. à Moché et à son peuple : c'est le fondement de toutes les grandes religions monothéistes, c'est à dire de celles qui croient en un seul D. 

On comprend dès lors que les Dix Commandements aient été formulés à la deuxième personne du singulier: « Tu ne feras pas... Souviens-toi... Tu ne convoiteras pas... » Cette deuxième personne du singulier s'adresse à la fois au peuple et à chacun. C'est l'image du peuple d'Israël comparable à un corps humain, image qui a d'ailleurs été reprise en dehors d'Israël. Dans ce corps, chaque individu a son importance et sa fonction bien spécifique. Mieux, il est indispensable au bon fonctionnement de la collectivité, de même que chaque membre du corps est nécessaire au bon fonctionnement de tout l'organisme. C'est ainsi que chaque homme a une tâche particulière à accomplir, en fonction de sa naissance, de l'époque où il vient au monde, de l'endroit où il se trouve et des possibilités dont il est doté en venant au monde. 


 

 Texte > http://www.universtorah.com/ns2_dossier.php?idd=737



 




 

 

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