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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 09:33

 

 

 

 

Banner Alain Rubin

Le cas Alain Gresh

par Alain Rubin

pour  © 2011 www.aschkel.info


Certaines personnes, très indulgentes, le trouve plutôt pittoresque ; ce serait une sorte de Mouna Aguigui de l’antisionisme. D’autres, dont je suis, le trouvent cynique, sans scrupule, champion toutes catégories du double langage, jouant les procureurs Vychinski pour un vaste procès de Moscou instruit contre Israël l’Etat-nation du peuple juif.

Son plus récent article, qui m’est parvenu ce matin, porte d’ailleurs sur la fausse contradiction que ce monsieur invente, entre Israël « Etat de tous ses citoyens » (comme le proclame la déclaration lue solennellement par David Ben Gourion, le 15 mai 1948) et Israël « Etat-nation du peuple juif ». Cette position antagonique exprimerait un « racisme » contre les non-juifs d’Israël réduits à un rôle de citoyens de seconde zone. Elle enrôlerait les Juifs des différents pays, dans une cause n’étant pas forcément leur.

Visiblement, Monsieur Gresh ne s’est pas interrogé sur le caractère de l’Arménie ex soviétique, ce dixième de l’Arménie redevenue l’Etat-nation du peuple arménien. Les neuf autres dixièmes ayant été transformés en Dar es Islam et incorporés, « définitivement », à la Turquie se réislamisant et aspirant à redevenir le Califat, tout en revendiquant d’incorporer l’Union européenne.

L’Arménie indépendante donne aussi le droit de retour, à tout arménien de la diaspora. Car il y a une diaspora arménienne, comme il y a une diaspora juive. Elle s’est beaucoup développée, avec les massacres à répétitions des deux dernières décennies du 19ème siècle, puis avec les conséquences du génocide de 1915, toujours nié par les autorités turques, massacreuses d’Arméniens puis de Kurdes.

Manifestement, monsieur Gresh ne s’est pas non plus interrogé sur l’Allemagne et l’Irlande, ces Etats-nation des peuples allemand et irlandais dans leur ensemble. Le droit de retour des Irlandais et des Allemands « ethniques » ne signifiant pas qu’ils soient nécessairement citoyens de la république d’Irlande ou de la république fédérale allemande lorsqu’ils vivent dans d’autres pays où ils ont acquis la citoyenneté.

Pour parler clair, le sieur Gresh fait une fausse découverte.

Il dénonce une particularité « inacceptable », qui n’est pas spécifique à Israël restauré, à partir du « foyer national » par deux décisions de la Société des Nations, puis par le traité de San Remo.

Notons ici, pour mémoire, que le Foyer national du Peuple juif dans son ensemble, sera amputé de ses deux tiers, par décision unilatérale de la puissance mandataire britannique. Cette dernière interdisant la venue de Juifs dans la partie orientale de l’ancienne Judée, dans les zones riveraines de la rive gauche du fleuve Jourdain.

Cette particularité, -le droit au retour-, reconnue internationalement en 1920-22 à l’ensemble du peuple juif a pour conséquence, en 1947-48, que tout en étant la propriété de tous ses citoyens, Israël est l’Etat-nation de tout un peuple diasporisé et longtemps privé de sa base étatique souveraine. Contrairement à ce que cherche à faire croire monsieur Gresh, ce n’est pas une particularité exclusive d’Israël. Qu’est-ce d’ailleurs que le Maroc, qui ne permet pas que ses citoyens cessent d’être marocains ? Mais ce qui n’est au pire que faute mineure pour l’Arménie, le Maroc, l’Irlande, l’Allemagne... devient une faute majeure, un crime même, pour l’Etat-nation du peuple juif.

Ce que découvre et dénonce monsieur Gresh, par ailleurs admirateur, défenseur et témoin de moralité de l’associé d’Adolphe Hitler, -je veux parler de l’organisateur et mentor des Waffen SS Handshar, le Mufti Husseini, dont les exploits dans la traque des partisans titistes et des Juifs des Balkans passent aujourd’hui en boucle sur les sites bosniaques islamistes-, est une particularité qu’Israël partage avec d’autres Etats-nations.

Mais monsieur Gresh et ses pareils n’ont jamais levé la voix à ce sujet, et encore moins appelé à les faire disparaître, parce qu’ils constitueraient,-comme Israël mais pour des raisons généralement différentes (sauf l’Arménie)-, des anomalies monstrueuses.

Al Rûbîn ibn Hanavi Reuven-le 29 août 2011

 

A l'adresse d'A.Gresh quelques explicatins utiles

 

Du foyer national à l’Etat nation du peuple juif - Traité de SAN-REMO par Alain RUBIN

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 08:44

 

logo arié

 

Désinformation des médias -Le « Terroriste » palestinien a muté « Activiste ». Dans ce cas, comment qualifier Breivik ?

 

Par  ARIé

Avec autorisation

© 2011 www.aschkel.info

Je vous conseille la série très interessante de notre ami Arié sur le Judaïsme et Confucius - ICI

 

Une mutation est une modification de l’information génétique dans le génome d’une cellule ou d’un virus. Ainsi, Le MondeFrance Info, et autres médias haineux, ont décrété que le virus malfaisant qui s’intitulait auparavant terroriste palestinien a muté et s’est métamorphosé en activiste . Ce qui, en termes savants s’intitule l’évolution des espèces.

J’ai cherché les preuves de cette mutation et à dire vrai n’en ai pas trouvé.

Les Palestiniens qui mitraillent une voiture d’Israéliens à distance 0, en assassinant tous ses occupants, qui tirent sur un autobus civil dans l’espoir de tuer un maximum de voyageurs et de kidnapper d’autres soldats israéliens, qui balancent leurs projectiles meurtriers sur une synagogue, en priant Allah pour qu’elle soit pleine de fidèles, qui kidnappent Guilad Shalit et le laissant croupir pendant 5 ans, sont ils devenus des Activistes ?

Activiste est un terme relativement récent, apparu au début du XX e siècle et ne désigne pas autre chose qu’unmilitant. Je cite précisément Le Monde : « Activiste est désormais utilisé en lieu et place de militant, mot qui se raréfie dans la presse. Est-ce parce que l’action militante, solidaire et désintéressée, est de plus en plus présentée au mieux comme une niaiserie; faut-y être con pour se préoccuper des autres ? »

Donc, en toute logique, les Palestiniens qui tuent, ne devraient pas être qualifiés d’activistes » mais de militants; ce n’est pas moi qui le dit, mais bien Le Monde.

Ainsi, des militants palestiniens qui s’infiltrent, à partir de Gaza ou du Sinaï, sous souveraineté égyptienne (enfin, ce qu’il en reste après qu’Obama ait le necessaire fait pour dégager Moubarak) en Israël et assassinent des civils Israéliens tranquillement installés dans un bus ou dans leur voiture, serait-ce, pour citer encore Le Monde,entre autres « une action militante, solidaire et désintéressée ». Je n’en ai pas l’impression. L’assassinat de sang froid n’a pas grand chose de désintéressé.

Donc, on est en droit de se poser la question qui tue: est-ce les Palestiniens qui ont muté ou bien une grande partie des média français ?

Le Monde entre autres, n’a jamais vraiment muté, car pour lui, le militantisme ou l’activisme palestinien, qui conduit à tuer des civils Israéliens, s’apparente à une cause juste, car solidaire de leurs frères palestiniens; le meurtre faisant parie des moyens autorisés. Mais quand j’entends France-Info, une radio d’Etat qui plus est, rabâchant toutes les demi heures les exploits des Activistes palestiniens, qui ont assassiné 7 civils israéliens, je ne peux m’empêcher de muter moi aussi en un boule de nerfs, dont le seul moyen de rétorsion vis à vis de cette sémantique ignoble consiste à changer de fréquence. Mais, quid des centaines de milliers de quidam à qui on a seriné en boucle que les terroriste-assassins palestiniens se sont transformés en activistes-militants?

On serait en droit de se poser la question: si les terroristes-assassins palestiniens qui ont perpétré leurs massacres en Israël, près de la ville d’Eilat, sont qualifiés d’activites militants, qu’est ce qui interdit d’utiliser le même vocable pour désigner le pur descendant des Vikings, Anders Behring Breivik, qui a assassiné 70 enfants sur une île norvégienne, au nom d’une solidarité fumeuse ?

Moralité de l’histoire: Messieurs les journaleux, faites gaffe à la sémantique, un homme qui tue et répand la terreur ne peut être qualifié d’Activiste. Un jour on vous condamnera pour avoir pollué et contribué à faire muter l’opinion française.

 

sur le même sujet

http://zedanatole.blogspot.com/2011/08/pour-nos-journalistes-le-terrorisme-est.html


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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 14:13

 



Merci Catherine pour l'envoi de ce lien

 

 

 

Désinformation - Le Journal le Figaro rend l'Alsace et la Lorraine à l'Allemagne – Demande de rectification d'un article subversif

 

Par Aschkel, Gad et Jean-Marc Moskowicz

pour 

aschkel.info  lessakele et europe-israel

 

Oui, c'est un titre un peu provocateur mais il résume bien le "professionnalisme" qui règne au sein des équipes de rédaction de la presse francophone.

 

Soit nous avons à faire à des ignorants, soit nous avons à faire à des pervers et maîtres de' la désinformation qui se rendent responsables d'entretenir un conflit et de manipuler leur lectorat.

 

Voici donc un article qui, somme toute, n'est pas si mal rédigé, bien que que l'on nomme, comme d'habitude, selon lexique AFP, un terroriste sanguinaire tueur de civils comme le simple "activiste" d'une noble cause ou un palestinien, sans aucune autre précision sur sa fonction , les armes à la main.

 

Les éditeurs de cet article se permettent de se faire cartographes en transférant intégralement la région israélienne du Golan à la Syrie, sans autre forme de négociation ni de procès. Voici donc une belle manière d'être très scrupuleux dans son travail.

 

Voici donc la carte proposée pour illustrer cet article - Israël amputé de la région du Golan

 

http://www.lefigaro.fr/international/2011/08/18/01003-20110818ARTFIG00500-israel-en-alerte-apres-trois-attaques-terroristes.php

 

 

Ci-desspus - Voici la carte réelle non manipulée par des amateurs du journalisme

 

 

Si l'on amputait les territoires de l'Alsace et la Lorraine à la France, il y aurait un véritable tollé, mais là, il s'agit d'Israël donc on peut tout se permettre.

 

Je ne savais pas que ma cousine, qui habite le Golan était devenue, par la mauvaise grâce d'un pseudo- journaliste au professionnalisme tout relatif et aux objectifs orientés en faveur d'une dictature décriée par la planète entière, sauf au Figaro, du jour au lendemain : "syrienne"!

 

Nous demandons à la direction du Figaro de rectifier au plus vite cet article et d' arrêter enfin de brouiller les cartes pour se contenter de faire de l'info de caniveau.

 

Les enjeux et les défis dans cette région demandent un véritable professionnalisme et de relater l'information de la façon la plus précise possible. De tels relais objectifs permettront, peut-être, de contribuer à ne pas mettre inutilement en danger la vie de citoyens innocents, lors de jours de "Naqba" ou de Naksa" [noces du Fiçgaro?].

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 09:10

Europe Israel – analyses, informations sur Israel, l'Europe et le Moyen-Orient

http://www.europe-israel.org


boycott-hachette

Suite à l'affaire que nous avons soulevé sur les manuels scolaires "révisionnistes" et pro-palestiniens de 1ère et de 4ème de l'éditeur HACHETTE et malgré les nombreuses interventions, l'éditeur a mis en vente les manuels sans aucune correction contrairement à ses affirmations à l'AFP. (Nous avons achetés ces livres comme preuve de leur distributions).

Nous lançons donc une grande campagne afin que tous nous manifestions auprès de l'éditeur HACHETTE notre désaprobation. Mobilisez vous nombreux pour écrire à HACHETTE par email ou par courrier !

Aidez nous à faire pression sur les Editions HACHETTE en écrivant massivement soit par email soit par courrier postal, soit en téléphonant à HACHETTE afin que cette société retire ces manuels scolaires "révisionnistes" avant la rentrée scolaire.

Voici le courrier que nous avons envoyé que vous pouvez télécharger et dont vous pouvez vous inspirer si vous le souhaitez:

Courrier au Président d'Hachette

Vous pouvez écrire à Myriam SIMMONNEAUX Adjointe à la communication d'HACHETTE:

MSIMONNEAUX@hachette-livre.fr 
Téléphone: 01 43 92 34 20

Vous pouvez également écrire sur le site HACHETTE éducation:

http://www.enseignants.hachette-education.com/pages/a-propos/nous-contacter.php

Vous pouvez également écrire par courrier à cette adresse:

Monsieur  le Président
Groupe Hachette
43 Quai de Grenelle
75905 Paris cedex 15

Téléphone: 01 43 92 30 00     

 

Vous pouvez également écrire au Ministère de l'Education Nationale et/ou au Premier Ministre:

 

Monsieur  le Ministre

Ministère de l’Education Nationale

1 rue Descartes

75005 Paris

 

Monsieur  le Premier Ministre

Hôtel Matignon
57 Rue de Varenne
75007 Paris

Si HACHETTE ne retire pas les manuels de 1ère et de 4ème avant la rentrée scolaire nous envisagerons d'autres actions dont des poursuites judiciaires pour "révisionnisme historique" au même titre que Flaurisson a été poursuivi pour révisionnisme sur la Shoah…

Et si HACHETTE persiste à soutenir la cause Palestinienne nous utiliserons l'arme favorite des pro-palestiniens : le boycott… mais nous n'en sommes ps encore là !

Un rappel de l'affaire "HACHETTE"

Notre premier article du 30 juin où nous dénonçions les livres d'histoire de 1ère "révisionnistes" quant à l'histoire de la création de l'Etat d'Israël, de la Guerre d'Indépendance:

Education nationale: les livres d’histoires manipulés à des fins pro-palestiniennes !

Notre article du 1er juillet où nous dénonçions les manuels de français de 4ème qui propose un article anti-israélien:

Les manuels scolaires des éditions Hachette sont anti-israéliens ! Cette fois pour les classes de 4ème !

Article du 4 juillet analysant de façon détaillée les deux manuels incriminés:

France : Un manuel d’histoire pour les classes de premières réécrit l’histoire du Moyen Orient et efface le nom d’Israël…

Article du 5 juillet où nous indiquions que contrairement aux affirmations d'HACHETTE à l'AFP nous n'avions aucune preuve que les manuels allaient être révisés:

France: « L’affaire des manuels scolaires pro-palestiniens » Suite…

Article du 12 juillet en réponse aux articles parus sur Rue89:

Droit de réponse Europe Israël aux 2 articles de Rue89

Article du 22 juillet où nous découvrons qu'HACHETTE avait mis en vente les manuels sans aucune correction contrairement à ses affirmations à l'AFP:

France: l’éditeur Hachette refuse de corriger les manuels scolaires anti-israéliens !

Article du 26 juillet suite aux menaces de poursuites judiciaires d'HACHETTE contre Europe Israël:

Hachette menace Europe Israël de poursuites et prétend que les manuels scolaires ne sont pas en vente: les preuves du mensonge…

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 09:27

 

 

 

 

Jordanie: manifestation contre l'AFP

27/07/2011
A force de jouer avec le feu dans tout le Moyen-Orient et de désinformer outrageusement, on finit par se brûler... Les Arabes n'auront pas la patience des Israéliens... Avis donc à tous les pseudo-journalistes !

Une centaine de personnes ont manifestédevant l'ambassade de France à Amman, demandant la démission de la directrice du bureau de l'Agence France-Presse dans ce pays. "Nous voulons la fermeture du bureau de l'AFP", ont clamé les manifestants qui se sont rassemblés devant l'ambassade à l'appel du député Yehya Séoud.

Ce même député avait organisé la veille une manifestation devant les bureaux de l'AFP à Amman pour demander au gouvernement jordanien d'engager des poursuites judiciaires contre la directrice de l'AFP, Randa Habi. Il lui reproche la publication en juin d'informations par l'AFP sur une attaque contre le convoi du roi Abdallah II au sud d'Amman. Ces informations avaient ensuite été démenties par les autorités.

Une dizaine de personnes avaient investi le 10 juin le bureau de l'AFP à Amman, détruisant du matériel. Cette attaque avait été condamnée par le gouvernement, des députés et des journalistes jordaniens.

Le roi Abdallah II a par ailleurs rencontré aujourd'hui à Paris le président français Nicolas Sarkozy. Lors de cette rencontre, "le sujet (des attaques contre l'AFP ndlr) a été évoqué par les entourages en marge du déjeuner de travail avec le roi. Nous avons surtout le souci de la sécurité du bureau de l'AFP à Amman et de son personnel", a-t-on indiqué de source proche de la présidence française.

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 21:59

 

 

 

Le nouvel enseignement du mépris 

 Par Guy KONOPNICKI

 

A diffuser le plus largement possible - Merci

 © 2011 www.aschkel.info

Lire aussi -  France: l’éditeur Hachette refuse de corriger les manuels scolaires anti-israéliens ! par Jean-Marc Moskowicz

 

      Une circulaire parue au Bulletin officiel de l’Education nationale recommande de remplacer le terme Shoah par « anéantissement ». Ce mot serait plus rigoureux, et le rôle de l’école étant d’assurer la défense et l’illustration de la langue française, il semble bien naturel de bannir toute importation de l’Hébreu. Respectant cette recommandation, le manuel d’histoire présenté par les éditions Hachette pour les classes de première évoque donc l’anéantissement des Juifs par l’Allemagne nazie, en évitant le mot. La chose effroyable est correctement décrite, mais sans le mot. Sauf, bien sûr, dans le titre de l’enseignant invité à rédiger ce chapitre, Lannis Roder, responsable des formations pédagogiques au Mémorial de la Shoah.

Or, on se souvient qu’une enseignante de Nancy, Catherine Pederzoli, faisant l’objet d’une suspension disciplinaire, s’était vue reprocher son emploi systématique et donc abusif du mot Shoah, et ce, dans un rapport à charge rédigé par les inspecteurs généraux d’histoire. Traduite devant un conseil de discipline, Catherine Pederzoli a été réintégrée, le conseil n’ayant pas retenu les charges concernant l’emploi du mot Shoah, ni celles portant sur le contenu de l’enseignement dispensé tant en classe que lors des voyages de la mémoire. Mais si l’affaire Pederzoli est close, la querelle portant sur le mot Shoah n’est nullement anecdotique.

L’inspection générale de l’Education nationale rejette un terme, au motif qu’il ne vient pas des historiens, mais du travail d’un cinéaste, Claude Lanzmann. Le mot Shoah peut, à la rigueur, être mentionné en tant que terme adopté par l’Etat d’Israël pour désigner l’anéantissement des Juifs d’Europe.

Passe que l’Education nationale ne parvienne toujours pas à admettre le cinéma comme moyen d’investigation historique ! L’inventeur de ce procédé, Louis Lumière, était tout de même membre de l’Académie des Sciences. Il est vrai qu’il s’y distingua, en 1942, par un éloge des progrès scientifiques de l’Allemagne hitlérienne, mais l’engagement des frères Lumière dans la collaboration ne les empêche pas d’avoir été à l’origine d’un bouleversement des moyens de la pensée. Le paradoxe du cinéma, c’est d’avoir été rapidement considéré comme un instrument d’hégémonie culturelle placé entre les mains des juifs, en dépit de l’antisémitisme de ses inventeurs. La négation de la valeur historique du film de Claude Lanzmann s’enracine tout à la fois dans cette prévention vis-à-vis du cinéma et dans l’insupportable soupçon de manipulation, de partialité, qui s’éveille dès lors qu’un Juif aborde, en tant que tel, l’histoire de la Shoah.

Lanzmann n’a pas choisi par hasard le mot Shoah. Il s’agissait de désigner le caractère unique du génocide des Juifs, sa planification systématique par le régime nazi, sa place centrale et obsessionnelle dans la politique hitlérienne. Et, ce qui est plus difficile à faire admettre à nos esprits clairs et rationnels, la désignation en hébreu de la Shoah porte aussi la singularité du peuple Juif.

L’Éducation nationale refuse donc un traitement trop singulier, trop juif, ce qui revient à réduire la dimension singulière de l’événement à sa durée et à son ampleur. Il ne faudrait surtout pas que les élèves s’interrogent sur l’histoire des enfants d’Israël, sur ce qui les distingue des autres victimes de génocides, Arméniens, Tzigane, Tutsies, et tant d’autres encore. Bien évidemment, il importe de montrer ce qui unit des peuples différents lorsqu’ils sont victimes de la barbarie. Mais chaque acte criminel s’inscrit dans une histoire. Celle de la haine des musulmans pour les Chrétiens s’agissant du massacre des Arméniens par les Ottomans. Et pour ce qui concerne la Shoah, les inspecteurs d’Histoire comprendraient mieux sa spécificité, en relisant l’Enseignement du mépris. L’auteur, cette fois, n’était pas extérieur à l’Education nationale, il avait rédigé des manuels d’Histoire que ceux d’aujourd’hui nous font regretter ! Et Jules Isaac montrait comment

l’antisémitisme européen, depuis l’accusation de déicide  avait pu conduire au nazisme et à la solution finale. La spécificité de la Shoah, tient à son enracinement dans l’histoire de l’Europe et dans celle du peuple juif.

 

Ce que l’on reprochait à Catherine Pederzoli et que l’on reproche toujours à l’association Déportation Persécution Mémoire, animée par le rabbin Michel Serfaty, c’est d’inscrire l’histoire de la Shoah dans l’histoire du peuple juif. Mais tout s’explique quand notre manuel d’Histoire Hachette pour les classes de première aborde la question de la « Palestine ». J’emploie les guillemets, parce que cette « Palestine » est un territoire imaginaire que nos historiens substituent à la réalité politique, historique et géographique, constituée, depuis 1948, par l’Etat d’Israël. Sur trois pages d’Histoire, on n’a pas trouvé le moyen d’employer l’expression reconnue par les Nations Unies, définissant un état souverain, l’Etat d’Israël.

Pourtant ce chapitre consacré au partage de la Palestine comporte un petit encadré indiquant aux élèves le vocabulaire à connaître. Et si le mot hébreu Shoah est désormais proscrit, on introduit en revanche le terme arabe « nakba ». Avec cette définition : « nakba (catastrophe en arabe), expulsion des Palestiniens en 1948 ».

On ne saurait mieux falsifier l’Histoire qu’en présentant la création de l’Etat d’Israël comme l’expulsion d’une population légitime. Naturellement, il n’est nullement question de l’appel du muphti de Jérusalem à quitter les régions sous souveraineté juive, pour y revenir après la victoire des armées arabes qui se ruaient sur le nouvel Etat d’Israël. Mais tout le chapitre vise à nier toute légitimité à Israël.

Les élèves de première seront d’autant moins critiques qu’ils auront été préparés, dès la quatrième, par un autre manuel Hachette. On y voit, dans la vieille ville de Jérusalem, une pauvre petite fille brune avançant entre deux rangées de soldats israéliens.  Nous sommes dans un pays occupé, dans une ville, Jérusalem, où l’on conviendra que les juifs n’ont rien à faire. En quatrième, il faut un choc émotionnel. L’enfant martyr de Palestine marche entre les soldats juifs !

L’explication viendra en première avec les termes à connaître.

Avec cette définition : « sionisme : idéologie et projet politique visant à créer un Etat juif indépendant en Palestine ».

Le sionisme est une idéologie, terme qui porte désormais une connotation péjorative, renvoyant aux régimes fondés sur une idéologie, les fascismes et le stalinisme. Les élèves ne seront pas instruits de l’Histoire du sionisme, comme mouvement d’émancipation nationale du peuple Juif, ils devront le considérer à titre d’idéologie.

 

La libération nationale se trouve de l’autre côté. L’œil est attiré par une photo ainsi légendée : « 1936 manifestation pour l’indépendance la Palestine ». Or, il s’agit d’une manifestation pour la terre aux Arabes, contre le développement du Foyer national Juif. Non seulement ces manifestations arabes ne s’opposaient pas au colonialisme britannique, mais elles étaient largement encouragées par les Anglais. Elles servirent de prétexte au contingentement de l’immigration juive, à la veille de la Shoah.

Rien dans ces pages ne permet de comprendre comment et pourquoi des centaines de milliers de Juifs se trouvaient sur la terre d’Israël en 1947 – 48 . Le sionisme étant une « idéologie », au mieux un projet politique, on ne saura pas que ce mouvement s’est propagé à travers l’Europe dès sa création. On ne saura rien de son caractère progressiste, de ses structures politiques et de l’organisation du Foyer national avant l’indépendance. Il ne sera jamais question de la place de Sion dans l’histoire et l’imaginaire des enfants d’Israël, bien avant la fondation du sionisme politique. Les élèves apprendront que la « Palestine » a toujours existé, comme pays, ils ne sauront pas que l’administration ottomane l’avait divisé en provinces, dépendant chacune du gouvernement de l’empire. On ne leur dira pas qu’il y avait, à l’époque des Sultans, des populations musulmanes, chrétiennes et juives, mais qu’elles ne formaient pas un peuple palestinien. Surtout : les élèves devront ignorer que le caractère particulier de cette région tient à peuple ancien, qui a bouleversé l’Histoire de l’humanité en récusant les idoles païennes et en adoptant une loi écrite, faite de principes qu’aucun monarque ne pouvait modifier, parce ce peuple reconnaissait une autorité, supérieure à celle des hommes. On peut interpréter l’Histoire de toutes les manières, être rationaliste, rigoureux, objectif, respectueux de tous les peuples, même quand ils sont deux à revendiquer la même terre. Mais on défigure l’Histoire, en retirant au peuple Juif son antériorité, en refusant de le considérer comme une nation.

 

La logique de ce manuel d’Histoire tient à la suppression non d’un seul mot mais de deux. Shoah et Israël ! La destruction du peuple dont le nom est Israël, le refus de reconnaître que l’échec de la politique « d’anéantissement » comme ils disent, fut la proclamation de l’Etat indépendant d’Israël.

 

Ces manuels scolaires fondent un nouvel enseignement du mépris. L’ancien, dénoncé par Jules Isaac, reposait sur un catéchisme, auquel l’Eglise catholique a eu le courage de renoncer. Las ! L’école laïque, qui nous donna pendant plus d’un siècle, l’antidote aux préjugés de l’antisémitisme clérical, l’école laïque diffuse désormais le nouvel enseignement du mépris.

 

L’antisémitisme naît souvent de la négation d’un père fondateur Juif. Il en fut ainsi pour celui de l’Eglise, comme pour celui du communisme. Depuis des années, de réforme en réforme, l’enseignement de l’histoire dans les lycées se veut moderniste, en rupture avec le récit universel et le roman national français que racontaient nos vieux Malet Isaac. Ces merveilleux manuels d’Histoire ont formé des générations de lycéens. Ils ont été remisés au grenier des souvenirs, au nom d’une idéologie du respect des diversités. La glorification de l’Histoire de France pouvait heurter des élèves issus d’anciens peuples opprimés. Et puis, le récit historique linéaire, la chronologie, les batailles, c’était ringard. Il importait seulement de donner « des clefs pour comprendre », et le nouveau manuel Hachette s’intitule « clefs pour comprendre le XXème siècle ». Après avoir organisé la méconnaissance de l’Histoire générale et la liquidation de l’Histoire de France, les pédagogues de l’Education nationale proposent des clefs idéologiques, pour comprendre d’où viennent les malheurs du monde. Et ces malheurs ont pour origine l’expulsion des Palestiniens par les juifs, avec pour illustration, une photo montrant des soldats israéliens entassant des Arabes dans un camion. C’est que si le nom de l’état d’Israël est interdit, l’adjectif israélien peut s’employer, mais avec le substantif soldat…

 

Jules Isaac est loin. On ne songerait même pas à citer son nom et son Histoire, à titre de clefs pour comprendre la Shoah, pardon l’anéantissement. Isaac Jules : Historien français radié de l’Université par Vichy. Il consacra  les dernières années de sa vie à extirper l’antisémitisme de l’enseignement historique, en souvenir de sa fille et de son gendre, déportés et assassinés, parce que Juif. Ce père fondateur de notre enseignement secondaire est aujourd’hui renié, au profit d’une vision manipulatrice de l’Histoire.

 

GK

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 17:45

 

Désinformation - Cas Typique entre l'AFP et la presse palestinienne - Un palestinien tué par des soldats au lieu d'un terroriste du 'Hamas tué.

Adapté par Aschkel - © 2011 www.aschkel.info

sourceelderofziyon

 

Version anglaise maannews

 

Les soldats israéliens ont tué un jeune palestinien tôt ce mercredi près de Naplouse en "Cisjordanie occupée" selon des responsables israéliens et palestiniens.

 

Ibrahim Sarhan, étudiant a l'université a été abattu alors qu'il sortait de la Mosquée, pendant une opération de recherche dans le camp de El Farah, près de Naplouse, ont déclaré les sources de sécurité palestiniennes à l'AFP.

 

Les soldats étaient à la recherche d'un activiste du mouvement du Djihad islamique, mais Sahan n'appartenait à aucun groupe politique palestinien.



Version arabe 
maannews

 

Le mouvement de "résistance" islamique 'Hamas en Cisjordanie a confirmé que le martyr Ibrahim Sahan 22 ans est l'un de ses enfants et l'un de ses militants dans le camp de Farah.

 

L'article en arabe est de 11.24, celui de l'anglais est de 11.40

Une mise à jour a été faite en anglais à 14.00 mais n'a toujours pas fait remarqué que Sahran était un membre du 'Hamas, la question a juste été abordée de cette manière.

Sahran allait passer son diplôme à la faculté An-Najah, il a soutenu le bloc islamique pour les élections sénatoriales en tant qu'étudiant a annoncé le parti du 'Hamas mercredi.

Dans un communiqué le 'Hamas a déclaré que Sahran a été abattu alors qu'il se rendait à la prière du matin.

Pourtant la déclaration du 'Hamas est claire disant que Sahran est l'n de ses militants, comme on peut le voir sur le site alqassam


Voilà ce que cela donne dans la presse française

 

 

Un palestinien tué par des soldats

Le figaro reprenant l'AFP 


Un Palestinien a été tué mercredi par des tirs de soldats israéliens dans le camp de réfugiés de d'El Farah près de Naplouse dans le nord de la Cisjordanie, ont indiqué des responsables des services de sécurité palestiniens.

La victime, Ibrahim Sarhan, 21 ans, a été tuée de deux balles en se rendant à la mosquée au cours d'une opération de recherches menée par l'armée israélienne contre un activiste du Jihad islamique, qui n'a pas été arrêté, a-t-on ajouté de mêmes sources.

Le Palestinien tué ne faisait partie d'aucun groupe politique palestinien, a-t-on poursuivi de mêmes sources en précisant que cinq Palestiniens avaient été arrêtés par les soldats durant les perquisitions menées dans le camp de réfugiés. Interrogé par l'AFP, un porte-parole n'a pas été en mesure dans l'immédiat de réagir à ces informations.

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 05:07

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Droit de réponse Europe Israël aux 2 articles de Rue89

Description : http://www.europe-israel.org/wp-content/themes/Funda/images/date.png juillet 12th, 2011 Description : http://www.europe-israel.org/wp-content/themes/Funda/images/user.png Europe-Israel.org

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Notre association a été mise en cause à deux reprises dans des articles publiés par Rue89 c’est pourquoi notre association souhaite apporter les réponses suivantes :

Notre association a été mise en cause à deux reprises dans des articles publiés par Rue89 c’est pourquoi notre association souhaite apporter les réponses suivantes :

Concernant l’article « Des difficultés d'enseigner le conflit israélo-arabe en France par Sébastien Ledoux et Ghiles Meilhac publié le 11 juillet 2011 »

Europe Israël rappelle que contrairement à ce que prétend l’article le conflit israélo-palestinien est pour la première fois introduit dans les manuels d’histoire pour la rentrée de septembre 2011.

Jusque là personne n’avait eu à se préoccuper de l’enseignement de cette période historique.

L’article affirme que « le document et le texte incriminés correspondent tout à fait aux avancées de l'historiographie israélienne elle-même » ce qui est une affirmation mensongère :

En effet, ces ‘’nouveaux historiens israéliens’’ ne sont qu’une toute petite poignée et leur lecture de l’histoire est très controversée au sein même des universités israéliennes ce que ne signale pas cet article.

En revanche, tous les historiens sérieux depuis 63 ans s’entendent pour affirmer que le départ des populations arabes (et non « palestiniennes » comme l’affirmait faussement le manuel d’histoire) est dû à plusieurs causes dont les principales sont :

L’appel du Haut Comité Arabe a quitté le pays en attendant de rejeter « les Juifs à la Mer » notamment.

La peur de la guerre civile.

La peur des difficultés économiques suite au départ des Anglais.

Affirmer que la « Nakba » est l’expulsion des « Palestiniens » par l’armée israélienne est donc un mensonge sur plusieurs points :

                1/ La « Palestine » sous mandat britannique était pour partie arabe mais aussi pour partie juive.

                2/ Comme il est indiqué plus haut le départ des populations arabes est du à plusieurs causes.

                3/ Le mot « Nakba » n’a été instrumentalisé qu’à la fin des années 1960 par l’entourage de Yasser Arafat à des fins de propagandes (Yasser Arafat étant lui-même égyptien et non « palestinien »).

Il est donc faux d’affirmer comme le font les auteurs de cet article que « les conséquences de la guerre de 1948 sur les populations civiles palestiniennes, sont maintenant intégrées dans les milieux académiques israéliens » tel qu’ils les présentent de façon tout à fait partiale.

Il ne sera pas dit également dans l’article, que nulle académie israélienne n’adopte à ce jour une version stipulant que l’état d’Israël, renaissant alors, avait des projets de « conquêtes », responsables en conséquence de « l'exode de près de 700 000 Palestiniens », ni que ces derniers ne furent « expulsés » par les soins d’une armée et d’un peuple en prise alors dans un combat existentiel.

Les ‘’nouveaux historiens’’ ne sont donc ici que l’alibi d’une propagande qui se cache et qui dénonce, sans ciller, ces associations juives françaises -récalcitrantes à cette version de l’histoire- d’avoir une « logique politique qui suit les courants politiques israéliens » (sic) !

Raisonnement qui autorise en conséquence ces ‘’intellectuels’’ évidemment ‘’neutres’’ à faire accroire que la version première du livre scolaire serait ainsi conforme à la réalité.

L’article de ces messieurs poursuit ainsi : « Les logiques d'action militante liées au conflit actuel israélo-palestinien ne peuvent ainsi prendre en otage le travail de retraduction scolaire de faits historiques établis par le discours scientifique. L'action actuelle des associations juives concernées contrevient à l'analyse historique telle qu'elle s'est élaborée au gré des travaux scientifiques. Elle relève ainsi d'une position de principe, conforme à leurs intérêts, mais éloignée de l'horizon de vérité scientifique auquel prétend légitimement l'enseignement de l'histoire. »

Nous devons rappeler que notre intervention ne s’est portée que sur l’édition Hachette du manuel d’histoire de 1ère et non sur les manuels de 1ère édités par les autres maisons d’édition qui ont pris le soin d’être beaucoup plus objectifs dans leur rédaction.

La maison Hachette a reconnu de suite que les pages incriminées n’étaient pas objectives et qu’elles relataient de façon très partiale les faits historiques. C’est pourquoi elle a aussitôt retiré ces manuels.

Monsieur Zachary lui-même reconnait que les pages incriminées ont échappé à sa vigilance et qu’elles nécessitent une réécriture beaucoup plus objective et conforme aux diverses thèses historiques.

L’association Europe Israël n’a pas pour habitude de mettre en cause les travaux des historiens quelques soient leur vision du conflit israélo-arabe. Mais en l’espèce il s’agissait d’un manuel scolaire d’histoire diffusé à toutes les classes de 1ère qui, par les erreurs ou interprétations mensongères historiques, ne pouvait conduire qu’à influencer les élèves dans leur perception du conflit.

Au contraire de messieurs Sébastien Ledoux et Ghiles Meilhac qui semblent avoir des positions pro-palestiniennes tranchées, nous nous inquiétons que certains rédacteurs « réécrivent » l’histoire selon leur perception politique des faits historiques.

Si personne ne réagit, demain la Shoah disparaitra des manuels d’histoires pour ne pas « froisser » certains élèvent, puis ce sera le tour de Charles Martel et bien d’autres.

Enseigner l’histoire en France ne peut se faire par des concessions clientélistes pour ménager une partie de la population. De même, les opinions politiques de certains rédacteurs ne peuvent permettre de tronquer l’histoire à des fins propagandistes.

Le second article publié sur Rue89 : « Palestine : pression de l'association Europe-Israël sur un éditeur scolaire par le Yéti le 8 juillet 2011 » affirme à son tour que les « expulsions de populations palestiniennes furent bel et bien une réalité historique ».

Là encore les mêmes remarques s’appliquent et cette vision est purement tronquée, tous les historiens s’accordent pour dire que les raisons des départs des populations « arabes » (et non « palestiniennes ») sont multiples comme indiqué plus haut.

Cet article va encore plus loin dans le mensonge puisqu’il affirme que les Juifs ne représentaient que 17% de la population palestinienne sous mandat britannique.

Il convient de rappeler à monsieur Yéti que la Palestine sous mandat Britannique recouvrait également la Transjordanie en plus des territoires qui constituent Israël d’aujourd’hui. Que si la Transjordanie était effectivement majoritairement arabe, la partie ouest de la Palestine où a été créé l’Etat d’Israël (la partie côtière) était majoritairement juive depuis des siècles.

C’est pourquoi la Société des Nations (ancêtre de l’ONU) a voté à San Remo en 1922 le partage de la Palestine sous mandat en deux Etat l’un Juif représentant 23% de la Palestine mandataire et un Etat Arabe (Palestinien) représentant 77% de la Palestine. Cet Etat arabe-palestinien a été créé et est devenu ce que l’on appelle la Jordanie peuplé de plus d’une grande majorité de palestiniens.

Ainsi monsieur Yéti entend à son tour réécrire l’histoire en minimisant la présence juive en Palestine. Il est donc mal placé pour donner des leçons de prosélytisme comme il le fait : « l'habituelle antienne ressassée par ces mouvements prosélytes, basée sur une vérité historique douteuse et remise en cause par une partie de la communauté juive elle-même. »

En fait de vérité historique, Monsieur Yéti considère qu’une carte censée représentée le Plan de Partage de la Palestine de 1947 mélangée aux conséquences de l’attaque des armées Libanaise, Syrienne, Egyptienne, Jordanienne et Irakienne (dont le manuel omet de parler) n’est qu’une « maladresse ».

Une maladresse peut-être mais qui laisse supposer à la lecture de cette carte les points suivants :

1/ il y aurait existé un Etat arabe au côté d’un Etat Juif, ce qui est faux puisque les arabes palestiniens n’ont jamais eu de revendication d’indépendance jusqu’à la fin des années 1960. Leur lutte consistait uniquement à vouloir détruire l’Etat d’Israël naissant.

2/ Cette carte parle des territoires « conquis » par l’armée israélienne à l’issue de le Guerre d’Indépendance en 1949 et non en 1947. Territoires conquis uniquement par un retournement de l’agression des armées Arabes citées plus haut.

Enfin, puisque Monsieur Yéti semble vouloir accordé de l’importance à la NAKBA, concept instrumentalisé par l’entourage d’Arafat vers les années 1970, il eut été objectif d’informer le lecteur que le départ des réfugiés arabes était du à diverses causes.

S’arrêter la seule cause d’une prétendue expulsion par l’armée israélienne c’est accrédité une thèse propagandiste minoritaire et controversée car elle n’explique en rien pourquoi la grande majorité des arabes palestiniens sont restés en Israël au lieu de fuir.

Il eut été également objectif en citant les 700 000 réfugiés arabes comme l’une des conséquences de la Guerre d’Indépendance de 1948 de citer également les 600 000 réfugiés Juifs fuyant les parties arabes comme une autre des conséquences de la Guerre d’Indépendance.

Quant au reste de l’article de Monsieur Yéti, nous l’invitons à relire notre texte de présentation de notre association au lieu d’extraire quelques phrases d’un article totalement hors contexte afin de nous stigmatiser comme de dangereux sionistes.

N’en déplaise à Monsieur Yéti, notre association européenne compte plus de 60 % d’adhérents et sympathisants non juifs qui se reconnaissent dans le soutien à Israël et la lutte contre la désinformation permanente auquel ce Monsieur contribue largement.

Jean-Marc MOSKOWICZ
Président d’Europe Israël

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 16:25

Concernant le dossier que notre ami et partenaire Jean-Marc Moskowicz de l'association europe-israel a dévoilé

 

Banner Alain Rubin

 

lire aussi 

>Education nationale française - Les livres d'histoires manipulés à de fins pro-palestiniennes ! par Jean Marc-Moskowicz
>Les manuels scolaires des éditions Hachette sont anti-israéliens ! Cette fois pour les classes de 4ème ! par Jean-Marc Moskowicz

 

Lettre à l'attention de Mmes et Mrs les Professeurs d'Histoire

Par Alain Rubin

pour  © 2011 www.aschkel.info

 

 

rectificatif

Rectificatif à l'attention de Monsieur Alain RUBIN
Pascale Dubus Lévy-Georges
Monsieur,

les destinataires de votre lettre sur les manuels, publiée à l'adresse http://www.aschkel.info/article-lettre-a-l-attention-de-mmes-et-mrs-les-professeurs-d-histoire-par-alain-rubin-78886305.html
n'appartiennent pas à une association de professeurs d'histoire, mais à l'APAHAU (Association des professeurs d'archéologie et d'histoire de l'art). Mis à part monsieur Franck Schwab, que je connais pas, tous les autres sont historiens de l'art et publient des essais sur la peinture, la sculpture, et l'architecture (Annie Claustres, Pascale Dubus, Etienne Jollet, Pierre Pinon, Eric de Chassey, Jean Marie Guillouet, Pierre Sesmat). Eric de Chassey est actuellement directeur de la Villa Médicis à Rome.

Aucun d'entre nous n'a le pouvoir d'agir contre l'éditeur et contre le manuel que vous incriminez puisqu'il ne s'agit pas de notre discipline.

Nous vous demandons de bien vouloir apporter rapidement un rectificatif, car nous n'avons strictement rien à voir avec la parution de ce manuel.

Bien cordialement,
Pascale Dubus Lévy-Georges

 

Le 8 juillet 2011

A l’attention de Mesdames et Messieurs les Professeurs d’Histoire

Responsables et membres

De l’association des Professeurs d’Histoire

Nancy

Objet : nouveaux manuels d’Histoire

 

Mesdames et Messieurs, Annie Claustres, Pascale Dubus

Franck Schwab, Etienne Jolet, Pierre Pinon, Eric de Chassey, Jean Marie Guillouet

Pierre Sesmat

Mesdames Messieurs,

Votre place dans la société vous confère une responsabilité toute particulière.

En effet, vous êtes un maillon, en principe, de la transmission du passé de cette nation, et du passé de ses rapports avec les autres nations, ainsi que du passé de l’Humanité qui a produit la civilisation qui forme notre substrat moral et intellectuel.

Toute société doit se reproduire, si elle ne veut pas se dissoudre et s’autodétruire.

Depuis les années 70 du siècle passé, une mécanique s’est mise en route, actionnée par des irresponsables pour lesquels : « l’instruction n’était pas le premier besoin du Peuple après le pain », pour paraphraser Danton.

L’Histoire a été une de ces matières qui ont subi la hache des « réformateurs ».

En sus de l’affaiblissement des connaissances des faits ayant produit cette nation -dont la grande révolution, comme le symbolisera le poète Heinrich Heine dans le texte « les deux grenadiers », a modifié la face de la planète, en brisant les vieux rapports seigneuriaux dans toute l’Europe et au-delà -, on a, de manière obstinée, voulu mettre de la contemporanéité dans les cours et les manuels d’Histoire, se traduisant par  un enseignement devenant partisan.

Devenant partisan, l’enseignement cesse d’être une transmission de connaissances s’imposant une neutralité scientifique pour devenir un outil de manipulation et de formatage, en relation avec les conflits politiques qui agitent l’instant.

D’un côté, comme vous êtes bien placés pour le savoir, on a décrété que le terme « shoah », un mot hébreu, était connoté comme une expression religieuse à rejeter de l’enseignement et des manuels, lorsque le professeur aborderait le sujet de l’entreprise de totale destruction physique et morale du peuple juif. Rappelons la particularité de l’entreprise d’anéantissement, qui s’industrialisera, traquant et assassinant, depuis le nourrisson juif jusqu’au moribond, en passant par les enfants, les hommes, femmes et les vieillards, mise quotidiennement en œuvre par les nazis, leurs associés et leurs compagnons de route de toutes couleurs et toutes religions.

Comme vous le savez, il deviendrait une faute professionnelle d’employer le mot hébreu qui désigne ce génocide aux contours et à l’ampleur spécifiques.

A l’inverse, un autre mot, un mot arabe celui-là, devrait en France entrer dans l’enseignement de l’Histoire, au moment où viendra la question de cours du conflit proche-oriental opposant les Etats, les gouvernements et les peuples arabes et/ou arabisés, à l’Etat national du peuple juif restauré sur moins du quart de sa surface historique qui devait constituer l’aire du Foyer national partagé avec les autres populations locales (Arabes, populations plus ou moins arabisées : circassiens, Bédouins, Druzes, anciens esclaves africains, Arméniens, Grecs, magrébins, balkaniques de l’ancien appareil militaire et administratif ottoman...). Ce mot c’est « naqba ».

Comme vous ne pouvez pas ne pas le savoir, son emploi, dans un manuel scolaire comme celui mis en cause, est placé en position symétrique avec celui qu’il deviendrait interdit de prononcer : shoah.

Le manuel, démentez-moi si je me trompe, emploie le terme « naqba », sans dire qu’il est né en 1920, pas en 1948.

 

L’année 1920 porte un nom maudit dans les annales arabes, elle est appelée année de la catastrophe, « A’ma al-naqba ».

 

Démentez-moi  si je me trompe : le manuel, qui emploie le mot naqba, passe sous silence qu’il n’est pas né en 1948, mais sous la plume d’un écrivain arabe chrétien hostile aux décisions de la SDN  de 1920-1922 qui, -en créant une Palestine qui n’avait jamais eu d’existence comme entité politique, administrative et militaire en dehors d’une très brève période de la domination romaine dans cette partie du monde-, séparait de la Syrie ce petit territoire. La « naqba », c’était la séparation d’avec la Syrie.(remis au goût du jour et institué comme jour du souvenir par Yasser Arafat des décennies plus tard)

En outre, mais si je me trompe encore, démentez-moi : le manuel -parlant du conflit armé, commencé le 15 mai 1948 par l’entrée en guerre des pays de la Ligue arabe voisins de l’Israël restauré sur une portion de son aire ancienne- omet de lier l’entrée en guerre de ces pays à l’appel à la guerre sainte lancé pour « tuer jusqu’au dernier » les Juifs d’Israël.

Le manuel omet de signaler : que l’appel des Frères musulmans, lancé en réponse au vote des Nations-Unies, sera relayé par le Président de la Ligue arabe.

Mais peut-être, me direz-vous, que ces faits là n’ont pas à être mentionnés...

Mesdames et Messieurs les Historiens, si c’était le cas : les citoyens de ce pays seraient en droit, et même en devoir, de s’interroger sur les fondements déontologiques de la profession de professeur d’histoire, telle que vous la concevriez et telle que le manuel la concevrait.

Rappelons ici, au cas fort étonnant ou vous ne le sauriez pas, ou si vous l’aviez oublié, que la guerre, visant à assiéger et à exterminer les Juifs du Ichouv devenu Israël restauré, commencera en novembre 1947. Elle commencera comme djihad destiné à poursuivre le combat qui avait mené le Mufti Husseini à participer activement à la formation des unités de Waffen SS balkaniques (les Anschar, de sinistre mémoire, qui participeront activement à la traque et à la mise à mort des Juifs des Balkans ainsi qu’aux actions meurtrières menées contre les partisans titistes et contre les villages sympathisants des partisans, traités par les Anschars comme le sera Oradour-sur-Glane).

Les Frères musulmans participeront activement à l’affaire, avec leurs objectifs exterminateurs.

Il suffit d’aller actuellement sur les sites palestiniens pour apprendre que, ici, là ou ailleurs, les Frères musulmans et des « guérilleros locaux » menaient en 1947-48 les actions guerrières, exterminatrices dans leurs buts, contre les Juifs. Ce sont des faits.

Ce sont des faits, comme sont des faits encore, les appels répétés de la municipalité socialiste de Haïfa pour que les nombreux Arabes de cette cité (plus de 60000 personnes), qui ne se considéraient pas encore Palestiniens, restent vivre aux côtés des Juifs de toutes conditions sociales. Parmi les futurs Palestiniens de Haïfa, nombreux étaient ceux qui aspiraient à répondre aux invitations pressantes des organisations juives, ouvrières et socialistes, et à celles de la municipalité de Haïfa, pour construire ensemble un pays dont tous seraient copropriétaires, comme le dira solennellement David Ben Gourion dans la proclamation d’indépendance du 15 mai 1948.

Mais le Mufti Husseini, ses hommes liges et les réseaux des frères musulmans, mais les chefs de la Ligue arabe, tous veillaient pour que soient réalisées les conditions de la guerre d’extermination devant achever ce que l’on ne devrait plus nommer sous le nom hébreu dans les manuels et les cours, à savoir la shoah. Pour cela, il fallait que les milliers de futurs palestiniens, qui n’étaient pas enthousiasmés par la guerre djihadiste jusqu’au dernier Juif, ne soient pas présents sur les lieux où l’affaire devait se mener.

Sept à huit cent-mille futurs Palestiniens, devenant réfugiés, jamais intégrés dans les pays d’accueil, c’est bien évidemment un drame.

C’était un drame, comme celui des douze millions d’allemands auxquels on a fait payer les crimes nazis, en les expulsant de Prusse orientale, en les chassant manu-militari de la région de la Volga, en les poussant dehors des Sudètes, de Silésie, des Carpates roumaines.

C’est un drame, comme celui du million de Juifs expulsés pour leur sympathie, réelle ou supposée, envers Israël. Ces Juifs vivaient, pour certains, depuis des siècles et des siècles, voire plus de deux mille ans, dans les pays « arabo-musulmans », dont les gouvernements les dépossèderont de tout et les chasseront.

Mais la « naqba », dont parle le manuel que vous soutenez, semble-t-il- est d’abord et avant tout le fait que les Frères musulmans et les chefs de la Ligue arabe ont déclenché une guerre totale exterminatrice qu’ils ont perdu.

C’est cela qui est caché. Alors comment parler ici d’un manuel d’Histoire dont vous seriez solidaires ? Cacher cela, ce serait utiliser, pour l’enseignement dans un établissement public et laïque, un manuel « d’histoires », un manuel d’à peu près...

Vous me direz, en guise d’objection : mais est-ce que l’on a le temps de parler de tout cela ?

Est-ce qu’on a le temps, en classe, pour être aussi précis, et est-ce qu’on ne va pas choquer certains élèves qui ont des points de vue partisans sur le sujet ??

Certes, le temps est court, mais alors, faut-il que la question du Proche-Orient et de ses conflits*1, dont ceux provoqués par les oppositions à la renaissance nationale juive dans l’aire où elle est née il y a plusieurs millénaires et s’est toujours maintenue, quoi que certains veulent faire croire, soient à l’ordre du jour d’un programme d’histoire dont la manière de « survoler » l’amène à déformer, ignorer des faits majeurs  et à prendre parti ?

Je vous remercie pour votre aimable lecture et je serai heureux de vous lire à mon tour.

 

Bien cordialement

 

Alain Rubin

PS *1

Je parle ici de conflits, au pluriel, parce qu’en effet, l’effondrement de l’empire ottoman sera marqué par plusieurs actions de type pogromistes contre différentes populations, en particulier, pour les plus importantes : les massacres, puis le génocide des Arméniens.

Il sera marqué aussi, par les massacres de milliers d’Assyro-chaldéens chrétiens, au début des années vingt du siècle passé ; comme il reste marqué par l’oppression des aborigènes égyptiens, les Coptes chrétiens. Oppression, véritable ségrégation basée sur le statut d’Omar,  qui s’est aggravée depuis la fin du régime Moubarak et plus encore depuis la « révolution du printemps arabe ».

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 15:02

 

Désinformation à l'école 

Par Yéochoua SULTAN  

 © 2011 www.aschkel.info


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Avec la révision du programme d'histoire-géographie, et la tournure anti-israélienne vraiment flagrante, on oublie que la désinformation concernant l'histoire du renouveau de l'Etat juif n'est pas nouvelle. Elle était tout simplement plus sournoise, puisque la première carte de l'ordre chronologique des événements offerte comme matière à réflexion pour le jeune élève ne faisait jamais mention de la présence juive en terre d'Israël des siècles passés, ni de la tromperie subie par les Juifs alors que la déclaration Balfour et la reconnaissance de son bienfondé parlait d'une toute autre superficie. Mieux, Angleterre avait été chargée du mandat sur la Palestine par les nations pour mieux promouvoir l'application de la déclaration.

 

 

Ce n'est pas l'exposition trop prolongée aux ondes médiatiques qui amorce le sentiment d'antipathie envers le sionisme. L'aversion pour le pays des Juifs est inculquée dans le cœur des écoliers, avant même qu'ils n'aient jugé bon de s'intéresser à leur premier journal télévisé.

Les manuels scolaires exposent presque unanimement la renaissance de l'Etat d'Israël comme la « naissance d'une poudrière », ou d'un « foyer de tensions durables ». En bon livres de classe qui se respectent, ils sont illustrés de cartes en couleurs, et tout est tellement bien présenté que le jeune lecteur ne soupçonne pas la désinformation sous-jacente, car il a bien trop à apprendre et à retenir quand on lui fait ingurgiter un programme qui couvre toutes les régions du globe sur une période d'un demi-siècle et qu'il devra pour finir maîtriser pour passer son bac.

Il n'est donc pas surpris de voir que les cartes proposées ne commencent qu'en 1947, avec le plan de partage de la Palestine, ni du caractère indéfendable des frontières que concerne le vote des Nations Unies. En principe, le manuel scolaire propose une seconde carte, juste à côté de la première, avec les contours de l'Etat d'Israël, après l'agression des pays limitrophes. Le conflit déclenché par ces derniers, en raison de leur intolérance, a été retenu en Israël sous le nom de Guerre d'Indépendance. Comme le lecteur peut s'y attendre, d'autres cartes illustreront dans les pages suivantes les guerres ultérieures à la restauration de l'indépendance des Juifs.

Seulement, voilà, aucune carte ne fait état de ce qu'il y avait avant l'année 47, et c'est là que se cache sournoisement la désinformation évoquée plus haut dans ces lignes. Si la déclaration Balfour est parfois mentionnée, le texte ne précise pas que la terre promise par la Grande-Bretagne pour l'établissement du foyer juif de Palestine s'étend sur les deux rives du Jourdain, mais que son pouvoir s'en est dédit, a fait traîner l'accomplissement de la promesse, et a inventé un nouveau pays, privant ainsi Israël des quatre cinquièmes de son patrimoine géographique national. En tout état de cause, les manuels scolaires ne montrent jamais de carte pour donner une idée précise de cette intention. Ils ne font pas non plus état du vote de la conférence de San Remo, en 1920, qui attribua l'administration de la Palestine à la Grande-Bretagne, son pouvoir s'étendant de militaire à civile, afin de lui permettre de concrétiser l'installation du foyer juif. En principe, le Mandat Britannique était le préliminaire de l'Etat juif, malgré la première trahison de 21. Ce programme a toutefois été reconfirmé par un autre vote, toujours à San Remo, en été 1922, quand la majorité des nations se sont prononcées en faveur du renouvellement de l'indépendance de cet Etat, sur la surface restante.

Les programmes scolaires omettent catégoriquement, volontairement ou non, ce tournant de l'histoire. Le lecteur honnête ne peut pas, par conséquent, ressentir l'injustice subie par les Juifs, quand l'Angleterre, semblant faire la sourde oreille, se dédisait de ses engagements formels, auxquels il faut ajouter le Livre Blanc, interdisant aux Juifs la possibilité de fuir et de se réfugier dans leur pays, qui aurait dû être indépendant dès les années 20. Inconsciemment, l'élève verra la réalité de l'Etat d'Israël comme une mouche tombée dans un potage, et dont le commencement s'est matérialisé sous la forme d'une carte illogique qui défie l'entendement.

D'aucun objecteront que, si cette partie de l'histoire est passée sous silence, une carte globale du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord-est montre sans ambigüité la mainmise de l'entité arabo-musulmane sur la quasi-totalité des terres, et qu'un observateur neutre et honnête remarquerait immédiatement l'injustice qui a fait hériter les Juifs de la portion congrue. Mais là, tous ces pays à répétitions, qui reproduisent à l'infini le modèle monolithique du pays arabo –musulman, chacun étant littéralement cloné sur le modèle de son voisin, sont présentés au lecteur comme des entités originales qui ne présentent pas de ressemblances entre elles. Cette perception est si fortement ancrée dans les consciences que la répartition figée des alliances militaires, où tous les pays sont systématiquement contre Israël, n'interpelle plus personne. En Europe, la France pourra, selon le cas, s'allier ou être en conflit avec la Russie et l'Angleterre, en fonction des intérêts.

L'iniquité du partage de la région par l'Europe est trop flagrante pour qu'on y prête attention. Des Juifs, il y en avait en Egypte, en Irak, en Iran et en Syrie. Il y en avait aussi en Palestine. S'ils étaient absents en Arabie ou au Koweït, c'est qu'ils avaient été massacrés par l'apparition d'une religion intransigeante, il y a de cela 1400 ans. Des Musulmans, il y en avait en Egypte, en Irak, en Iran et en Syrie. Bien entendu, il y en avait aussi en Arabie et au Koweït. Le point délicat, c'est que presque toutes ces régions ont vu naître des pays indépendants musulmans, contre un seul Etat juif.

On objectera qu'en Iran, la population n'est pas arabe mais perse. Ce qui est flagrant, c'es que les mêmes personnes bien pensantes, pour qui il apparaît comme évident que les différences de particularités entre toutes ces régions justifient l'existence de plusieurs pays indépendants les uns des autres, n'appliqueront pas leur raisonnement aux caractéristiques ethnoculturelles qui peuvent distinguer également les Juifs d'un endroit à un autre. La rigueur rationnelle et droite aurait dû exiger la création d'Etats juifs à la frontière de chaque Etat musulman. Un Etat iranien juif, un Etat irakien juif, un Etat syrien juif, et, en considérant des régions plus à l'Ouest, un Etat tunisien juif, etc. auraient dû voir le jour aux portes de chacun des Etats musulmans. Le monde n'est-il pas en train de s'acharner pour que les Juifs cèdent une partie des dix pour cent restants de la Palestine pour y voir un Etat palestinien musulman de plus ? En ce qui concerne l'Arabie, le problème se pose différemment en raison du génocide précité.

Une dialectique équitable, dans l'état actuel des lieux, même en renonçant à réparer l'injustice qui fait que les Juifs n'ont pas tout ces Etats, consisterait à œuvrer pour un processus de paix visant à rapatrier la population arabo-musulmane hostile présente en Palestine vers les pays qui leur correspondent: même langue, même religion. L'Arabie, avec ses 2 150 000 km2 a largement la place d'intégrer les deux ou trois millions d'Arabes et de Bédouins des territoires libérés par Israël, ainsi que de ceux qui ont obtenu la nationalité israélienne mais qui haïssent le pays qui leur a donné tant de droits. Elle n'aurait qu'un peu plus de 20 millions d'habitants, soit trois fois moins qu'en France pour un territoire quatre fois plus grand.

Pour être en paix avec lui-même, le bon penseur européen doit choisir entre sa perception de l'équité, et œuvrer dans ce cas pour l'institution de plusieurs pays juifs, et entre la vision biblique de la destinée du peuple d'Israël, pour laquelle il n'existe qu'un seul Etat juif, la Palestine. Si les démocraties occidentales se sentent vraiment perturbées par cette situation de poudrière ou de tensions durables, elles peuvent opter pour une politique encourageant le regroupement des populations musulmanes dans cette immense péninsule désertique qui ne demande qu'à être peuplée et exploitée.             

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