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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 17:25

 

 

 

'Hag Saméah' Lé Koulam

L'équipe


 

 

 


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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 16:49

 

 

 

 

Toute l'équipe d'Aschkel.info vous souhaite Pessah' Cacher vé Saméah'

 

 

  PESSAH-le-dossier.jpg 

 

 

Et si MOISE avait  eu Facebook..... - Vidéo

 

 

 

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 08:31

Voici la tombe de Ribbi Yo'hanane hassandélar, à quelques centaines de mètres au dessus du niveau de lee de Ribbi Chiméone. Nous approchons et la découvrons ainsi.
Vous voyez la raideur de la peine. Le monument est petit mais impressionnant de pureté des lignes et des couleurs.
 

Approchons et nous voyons la cavité où on allume les bougies en l'honneur de la néchama.
 

Levons le regard comme ces flammes et nous sommes dans la pureté face à ce ciel immense et vivant, rencontre de la terre et du ciel. Il s'est passé à ces niveaux des événements uniques en ce lieu.
 

Montons les quelques marches du petit escalier qui nous conduit derrière le monument
et, dans le bas, à quelques centaines de mètres, nous apercevons le bâtiment de Ribbi Chiméone.
 

Nous redescendons et passons devant la tombe de Ribbi Chiméone, la contournons et, plus en bas, derrière elle, nous arrivons à la tombe de Hillel que vous auriez probablement manqué car il y a peu de visiteurs qui connaissent ces emplacements dans la nature.Ici, c'est vraiment la modestie et la discrétion de Hillel l'immense. Elle est creusée dans le rocher.
 
La salle est noire, avec quelques faibles bougies. C'est le flash de l'appareil-photo qui en fait découvrir l'architecture et la présence de ces tombes. Hillel et ses élèves, recueillement face à eux et à leur enseignement. Et, en ce lieu, il est dit que l'on peut participer mieux aux qualités qu'ils ont apportées.


Approchons encore pour nous recueillir.

Je souhaite que, de loin, vous puissiez quelque peu participer de votre terre et de toute sa vie interne. Tout cela nous a été donné comme Torah vivante, en direct. On ne peut pas s'en dispenser.

Ajoutons qu'à proximité, à Tsafate (Saféd), il y a aussi les tombes de : 
- 'Hanna et ses sept fils, des tannaïm, 
- Ribbi Yits'haq Louria, le Ari, son maître, R. Moché Cordovéro dont nous étudions Tomér Dévora pendant le Ômér, et R. Chlomo Alkabéts le rédacteur du Lékha Dodi, Rabbénou Yosséf Caro, R. Moché Alchékh, R. Yits'haq Abouav, etc. 
Nous nous y rendons, si D.ieu veut.

Tibériade, à proximité également, on trouve les tombes de nombreux Sages dont : 
- Bilha et Silpa, 
- Ribbi Eliâzér haggadol, 
- Ribbi Méïr baâl hannés (décédé le 14 Iyar), 
- les élèves de Rav, 
- Ribbi 'Haya, rédacteur du Talmud, 
- Ribbi Âqiva, 
- le Rambam, le Chala haqqaddoche dont nous étudions les commentaires sur chaque paracha.

On comprend donc le sens particulier de cette région de Mérone, dont on dit aussi que c'est de Galilée que naîtra le Messie, le Machia'h.

Le sens du pélerinage sur les tombes des Sages 
1. Le judaïsme pense qu'il n'y a jamais, jusqu'à la résurrection des morts,  une séparation totale des restes du corps d'avec la personnalité, le 
néféche du défunt.  
2. Donc, c'est un lieu où la présence des qualités du Sage subsiste et peut se transmettre à celui qui vient péleriner dans une intention de 
téchouva (retour).  
3. De plus, le traité Bérakhote décrit comment, de leurs tombes, les Sages se soucient de nous et intercèdent pour nous ; il n'est donc pas répréhensible de recourir à leur aide pour qu'ils interviennent auprès de D.ieu car les prières ne sont pas adressées à ces Sages eux-mêmes. 
4. La mort d'un Sage prive certes ses proches de sa présence visible et sensible, mais c'est aussi un "mariage" (
hilloula terme employé en Bérakhote 31 a) ce qui veut dire une union complète entre son potentiel, son être et D.ieu. Et cela se fête. 
Ainsi, à Djerba, en Tunisie, la célébration de la hilloula de Ribbi Chimeône bar Yo'haï était importante et célébrée avec l'ornementation de la grande ménora pyramidale que l'on promenait. 
La hiloula du Rambam dut appelée Maïmouna puis Mimouna, et se célébrait à la sortie de la fête de Péssa'h au Maroc. 



La hiloula de Ribbi Chimeône bar Yo'haï  
Elle est décrite déjà dans le 
Chaâr haccavanote du Ari (Louria) qui y allait avec sa femme et ses enfants et y réalisa la cérémonie de la 'halaqa, couper les longs cheveux d'un garçon de trois ans, à proximité de la tombe de de Ribbi Chimeône bar Yo'haï. 
Se rendre à la hiloula de Ribbi Chimeône bar Yo'haï, c'est exprimer son amour de la Torah dont il a pu connaître l'intimité et nous l'a transmise dans le Zohar.  
C'est aussi méditer sur sa vie exceptionnelle.  
Mais il y a des règles de bonne conduite à adopter, 
prendre connaissance ici de ce qu'a écrit le Rav Yossef Messas à ce propos (lien ici). 

 



Les enseignements de Ribbi Chimeône bar Yo'haï 

Prenons-en quelques exemples.

1.  Il sauve le peuple par la Torah dans une période terrible (voir le lien du mariage et de la Torah dans ce contexte de la page 62 b du Traité Yébamote) : 
"Même si un homme s'est marié très jeune, il doit se remarier (s'il est veuf) à un âge avancé. Même s'il a eu des enfants dans sa jeunessse, il doit encore en avoir dans sa vieillesse, comme il est dit dans l'Ecclésiaste 11, 6. Ribbi Âqiva dit : même si l'on a étudié la Torah dans sa jeunesse, on doit encore l'étudier dans sa vieillesse ; et si on a eu des élèves dans sa jeunesse, on doit encore en avoir dans sa vieillesse. Ribbi Âqiva en avait 12000 duos soit 24000 étudiants et ils moururent tous en une seule période (entre Péssa'h et le 33e jour de l'Ômér) parce qu'ils ne se respectaient pas assez les uns les autres. Alors la situation était tragique jusqu'à ce que R. Âqiva donna son enseignement à Ribbi Méïr, Ribbi Chimeône, Ribbi Yéhouda, Ribbi Yossi et Ribbi Elâzar. 
Ce sont eux qui ont fortifié la Torah à cette époque". (Note personnelle. Tirons-en la conclusion, pour tous ceux qui se lamentent sur notre situation, que tous ceux qui ont des connaissances doivent les partager).

2. Il nous a transmis le meilleur de tout ce qu'il savait : 
La page 67 a de Guittine décrit les qualité de chacun des grands Sages et elle termine en disant : "Ribbi Chimeône bar Yo'haï moud beaucoup de grain (de Torah) et il ne laisse presque rien se perdre... Il oublie peu, il ne rejette de sa mémoire que le son. Il disait de lui-même à ses élèves : mes fils apprenez ce que je vous enseigne, car c'est le meilleur du meilleur de l'enseignement que donnait Ribbi Âqiva". 
(Note personnelle. Nous avons appris de ces grands Sages qu'il faut enseigner le meilleur, qu'il faut organiser le savoir pour le retenir. C'est ce que nous essayons de faire sur Modia et dans le Lév Gompers).

3. Il savait résister aux pressions culturelles environnantes avec lucidité : 
Page 33b du Traité Chabbate : "Un jour Ribbi Yéhouda, Ribbi Yossi et Ribbi Chimeône étaient assis et Ribbi Yéhouda dit : Comme les réalisations des Romains dans notre pays sont belles ! Ils construisent des marchés, des ponts, des bains... Ribbi Yossi se tut et Ribbi Chimeône bar Yo'haï  dit : C'est uniquement pour leur propre intérêt qu'ils ont fait tout cela (et ce n'est pas notre voie ni nos valeurs) : ils ont ouverts de marchés pour que les prostituées s'y trouvent, des bains pour leur confort, et des ponts pour nous prendre notre argent par le péage. Ribbi Yossi le raconta, les Romains l'apprirent, récompensèrent R. Yossi, exilèrent R. Yossi et décidèrent de faire mourir Ribbi Chimeône bar Yo'haï . Il partit donc se cacher dans une caverne. 
(Note personnelle. Dans une époque où les juifs, revenant sur leur terre et se réunissant, sont soumis comme tous à une pression culturelle terrible du monde occidental -argent, medias, compétition sauvage, dépendance, idéologies- ces exemples de courage sont à méditer).

4. Il précisait que, parmi tous les enseignements, ce qui sauvera le peuple juif, c'est le chabbate : "si les enfants d'Israël observent comme il le faut deux chabbatote, ils arriveronnt alors immédiatement à la guéoula, la libération" (Traité Chabbate 118 b) et ensuite il y est dit ce qui sera repris tellement par les maîtres de la région de Mérone dans le Lékha Dodi  : Le soir du Chabbate, Ribbi Yanaï disait : boï khala, boï khala, viens fiancée, viens fiancée" (119 b et voir Baba Qama 32).

5. Il faudrait citer ici tout le Zohar...

6. A chacun sa fête, on aime tout Israël 
Quelques liens originaux pour la joie de Lag Ba Ômer 
- Très belles photos du 
Rabbi de Loubavitch, prises pendant des fêtes de Lag ba Ômer 
-  
Un site qui fait le lien entre la fête de  Lag ba Ômer et les arcs   !

 



N'OUBLIONS PAS 
Mérone, nous pouvons y aller. N'oublions pas ce qui arrive à nos lieux saints que nous avons remis en zone palestinienne et qui subissent un triste sort. Sur le mont du Temple à Jérusalem, les arabes violent les accords et continuent à détruire tout signe de présence juive ; ils ont extrait des tonnes de matériaux de l'époque du premier Temple à celle du second Temble et les ont jeté dans une décharge publique, à la consternation des archéologues qui parlent de la plus grande catastrophe en ces lieux depuis les Romains. La réaction, comme d'habitude, des autorités : ne pas réagir pour qu'il n'y ait pas de détérioration des relations. Le mois de mai 2000, la tombe de Joseph à Naplouse fut saccagée à nouveau par les Palestiniens qui incendient les locaux, tirent à tir réel et détruisent les livres saints. Les étudiants juifs qui avaient l'autorisation de maintenir une présence juive y vivent traqués sans autorisation de réparer les locaux quand ils se détériorent. Ils sont en principe protégés par l'armée israélienne mais elle dit qu'il est très difficile de les défendre et elle n'a pas permis aux journalistes de venir filmer l'étendue des dégats.  
A Hévrone, le vieux cimetière juif d'avant le massacre de 1927, qui comprend de nombreuses tombes de grands tsaddiqim continue d'être systématiquement saccagé. 
Sans notre collaboration, rien de cela ne pourrait se faire. 


Quelques belles pages du Zohar sur Ribbi Chimeône bar Yo'hai

Sa grandeur exceptionnelle 
-  HQBH décrète des décisions terribles et  Ribbi Chimeône les annule (8 a). Ribbi Chimeône éclaire tout et sa lumière ne s'éloigne pas de nous. (II 86 b). Il éclaire tout le monde entier par la Torah (I 156 b). Sa sagesse se diffuse en toutes les générations (III 219 a).Il était comme un feu et nul ne pouvait s'en approcher sans en avoir obtenu la permission (III 187 b). Il n'y aura aucune génération jusqu'à la venue du Machia'h comme celle de  Ribbi Chimeône (III 58 a) et le monde subsistera jusque là grâce à cette génération (II 9 a). Tous les hommes sont en comparaison de  Ribbi Chimeône comme tous les prophètes en comparaison de Moché Rabbénou (III 278 a). Ceux qui ont vu  Ribbi Chimeône ont vu l'ensemble dde et toute la joie qu'il y a ici bas et dans les mondes d'En Haut (I 156 a).

Ses qualités 
- Aux jours de Ribbi Chimeône, tous les étudiants de la Torah s'aimaient et c'est pour cela qu'ils ont mérité de recevoir la connaissance des secrets de la Torah. (II 190 b). 
- Son souci premier était l'yunion entre les Juifs (III 295 b). 
- Il dit : j'ai compris que mon épouse est morte, car je ne ressens plus sa présence ( III 170 a). 
- Tout ce qu'il disait se réalisait et dans la beauté (II 104 a). 
- Il est comme un rocher sur lequel le monde s'appuie (II 97 b).

Son importance 
-  Ribbi Chimeône tu es important pour les cieux et tu es aimé de HQBH. (II 187 b).  Elie lui dit que toutes ses paroles étaient inscrites devant HQBH (Zohar Hadadache Chir ha Chirim 76 b). Dès le début de la création du monde, HQBH est resté en présence de  Ribbi Chimeône (III 61 b). Dans la Yeshiva d'En Haut, HQBH cite des enseignements de  Ribbi Chimeône qui éclairent de façon nouvelle la Torah (III 241 b). Il lui a été permis de dévoiler des secrets de la Torah qui seraient restés cachés sans lui (II 9 b et en de multiples endroits). Celui qui n'est pas relié à  Ribbi Chimeône est comme s'ilétait coupé de tout (II 86 b).

Son rôle protecteur 
Il a des justes dans le monde mais aucun ne protège comme lui (II 292 a). 
Dans sa générations, même les bébés ont bénéficié de sa sagesse supérieure (III 171 a) comme les montagnes que sont les patriarches (III 206 a).


Ce qu'est l'amour selon la Torah.

Nous en trouvons la description dans le Traité Bérakhote du Talmud, page 5b. La scène met en présence des grands Sages de la Torah, afin de nous montrer que, même eux, doivent ne pas se tromper sur ce qu'est le véritable amour tel que le veut la torah, et qu'il ne suffit pas de parler de Torah pour bien la vivre. Ecoutons la scène très concrète et bouleversante.
Elle se passe à la fin de la période de rédaction du Talmud, dans la 1e génération des amoraïm entre un malade, Ribbi Yo'hanane; et son maître Ribbi 'Hiya:
La 1e génération des amoraïm: 
- Ribbi 'Hiya, Ribbi Ochaya... 
- Rav, en Babylonie, 219-247 (4007) 
- Chmouel, en Babylonie, vers 220-254 (4014)

La 2e génération des amoraïm: 
- Ribbi Yo'hanane, à Tibériade, 230-290 (4050) et Réche Laqiche 
Voyez cette page pour bien les situer: 
http://www.modia.org/lev-gompers/torah-talmud/maitreschaine.html

:


Ribbi 'Haya bar Abba 'halach
Ribbi 'Hiya fils de Abba était malade.

Âl lé gabé Ribbi Yo'hanane

Entra vers lui Ribbi Yo'hanane. (remarquons le déplacement réel, vers, une rencontre effective et dans l'attitude profonde)

'havivine âlékha yéssourine?
Est-ce qu'elles te sont agréables et chères les souffrances? (Le maître pose la question véritable, sans détour).

Amar lé: la hén vé la sékharane.
Il lui dit (répondit): ni elles ni leurs récompenses. (vérité du malade qui est un pauvre absolu -dit le Talmud), vérité de l'ajustement entre la théorie et la pratique, vérité des mots, et dialogue qui ne se disperse pas dans des mots inutiles).

Amar lé: la hén vé la sékharane.
Il lui dit : ni elles ni leurs récompenses. (audace, mais vérité de celui qui souffre, et est honnête).

Amar lé: Hav li yédakh
Il lui dit: donne moi ta main. (rapidité de la réponse, attention immédiate au niveau de l'autre, changement de plan depuis les mots de théorie vers les mots qui parlent du corps).

Yéhav lé yédé véoqémé
Il lui donna la main et il se rétablit. 

Placez l'un ou l'autre des deux personnages dans la proposition et dans l'acte, mais le résultat est le même. Puis la même scène se reproduit ensuite exactement entre Ribbi Yo'hanane qui, lui, cette fois est malade et Ribbi 'Hanina qui le visite. 
Remarquez bien que le visiteur ne fait pas l'erreur des faux amis de Job qui le raisonnent sur la logique religieuse de sa maladie, sur la causalité ("tu es malade parce que tu manges trop de sucre, parce que tu es fragile, parce que tu es dans tes jours difficiles, parce que tu es fragile, parce que tu es jeune, parce que tu ne dors pas assez, parce que tu vieillis, parce que tu travailles trop, parce que tu as des soucis, parce que D.ieu envoie des épreuves, parce que c'est comme cela dans la vie pour chacun, etc."). Comme disait Molière: "et voilà pourquoi votre fille est muette". Ou le Dr Knock qui était maître en ces logiques stupides qui ont un but: ne pas voir et ne pas entendre la souffrance, 
 
mais en fait ne pas vouloir guérir l'autre en lui disant ce qui guérirait. 
 
La liste est sans fin de ce qui est là plus qu'une erreur psychologique, c'est une erreur d'intelligence de base humaine de celui qui ne comprend encore rien de rien à cette relation humaine effective où on doit 
ressentir ce que vit l'autre; j'ai appelé cela par ce concept: "être sensible à la sensibilité de l'autre".
C'est aussi une cruauté de ne pas aider celui qui souffre, de ne pas l'alléger mais lui mettre un surcroît de charge avec ce qui n'est vraiment pas le sujet. J'ai vu ainsi, auprès de personnes venant de perdre l'un de leurs proches, des visiteurs parler de leurs propres difficultés médicales et contraindre l'endeuillé à entendre ces théories stupides et déplacées. 
En fait, tout cela est une révélation de l'agressivité considérable des gens, très spécialement envers ceux qui souffrent. Que cela soit inconscient, ou que cela soit une réaction personnelle de défense n'excuse rien, car l'agression est trop flagrante et trop douloureuse pour celui qui le reçoit. Nous risquons tous de tomber dans ces erreurs, donc apprenons, ayons la modestie d'accepter nos erreurs, soyons déterminés à nous améliorer immédiatement face à l'erreur reconnue.

Et la question suivante est alors posée par le Talmud clairement:

Amaï? Loqim Ribbi Yo'hanane lénafché.

Pourquoi (cela s'est-il passé si bien)? (Parce que) Ribbi Yo'hanane était capable de bien réagir (selon la Torah qui enseigne en ce sens).


Améri: Ein 'havouch mattir âtsmo mi beit ha assourim.

Ils disent (nos Sages): "un prisonnier ne se délivre pas lui-même de la prison".



Considérez ici l'immense capital d'expérience humaine sur tant de générations qu'est le judaïsme, et elle est capable d'atteindre ainsi des conclusions essentielles auxquelles on ne parvient que très rarement dans la brièveté des vies individuelles. 
Les gens parcourent aujourd'hui le monde pour capitaliser quelque peu l'expériences de civilisations différentes. Par nos dossiers du judaïsme, nous cumulons des milliers de milliers de générations de vies humaines. 
Qui a la sagesse de comprendre cela en étant encore jeune gagne des décades de vie en sagesse. J'ai connu un enfant, âgé de 7 ans qui me dit: "chaque fois que je peux, je vais chez des vieux et je les écoute ou je leur pose des questions, ils aiment bien parler, raconter et j'apprends beaucoup, parce que je me suis dit en regardant ma petite main: la vie est ainsi, on reçoit une unité de toute la vie comme la main et chacun sera comme les doigts, très petit, puis plus grand, puis très grand, puis fatigué et enfin vieux. Et plutôt que d'attendre 15 ou 20 ans pour vivre peu à peu comme chaque doigt, il vaut mieux tout de suite recevoir toute l'expérience de chaque âge en écoutant les autres vraiment. C'est ce que je fais, et je reçois toute leur expérience de plein d'années. Et en plus, tous ces gens me considèrent vraiment comme leur ami et m'aiment beaucoup. En fait, nous sommes pareils, nous sommes simplement placés à un point différent de la main, mais nous sommes chacun faits selon la même main". Quelle sagesse avait cet enfant! 
J'ai appris beaucoup de lui et j'ai vite constaté que les enfants sont à même de parler de tous les thèmes qui préoccupent les adultes, je dis bien de tous; que les vieux parlent des mêmes thèmes qui préoccupent les jeunes, etc. Et c'est une "illusion" que de croire en des différences fondamentales. Nos textes en parlent souvent à propos de nos Sages, jeunes ou âgés. S'ils sont Sages.

 

 


Sachez que ce thème "un prisonnier ne se délivre pas lui-même de la prison" est constant dans nos textes.
Ainsi la page 95a de Sanhédrine rapporte des épisodes nombreux où le Roi David était en danger et un adversaire le jeta en l'air puis planta sa lance à la verticale pour que David retombe dessus, mortellement transpercé. Quelqu'un dit alors le Nom divin et David évita la chute sur la lance. On pose alors la question : "mais pourquoi David n'a-t'il pas prononcé lui-même le Nom divin afin d'être sauvé?" et la réponse est : "un prisonnier ne peut pas se libérer lui-même de la prison, 
Ein 'havouch motsi atsmo mibeit haassourine". Voir également le Traité Nédarim 7b.


Cela nous montre qu'il y a ici plusieurs règles de la Torah pour l'amour et 
NOUS AVONS A PASSER NOS COMPORTEMENTS AU CRIBLE AVEC CES 7 REGLES à mémoriser
(faites l'exercice ensuite de les répéter les 7 sans regarder le texte):


1. la règle de l'interdépendance totale: au point que celui qui souffre ne peut 
pas se guérir par soi-même de ses douleurs, même s'il a acquis tous les enseignements de la Torah et toutes ses lumières.
2. celui qui ne reçoit pas d'autrui ne guérira 
pas, nous dit la Torah. 
3. celui qui ne reçoit que des paroles verbales et théoriques ne reçoit 
rien non plus d'autrui. L'aide est absolument concrète: donner de soi concrètement. C'est là que se traduit: tu aimeras ton proche comme toi-même.
4. celui qui ne reçoit pas 
immédiatement ne recevrait pas et ne guérirait pas.
5. il n'y a pas de fonctions sociales ni de qualités différentes des êtres qui dispensent de cette aide. En ce domaine, nous sommes tous égaux.
6. cela est réciproque: il n'y a pas des êtres qui sont destinés à recevoir et d'autres à donner. Qui reçoit doit à son tour donner autant de soi-même et ne pas laisser le donneur en position de donneur: il est un être humain également qui ne peut pas davantage se libérer par soi-même. 
7. il ne s'agit 
pas d'étudier seulement la Torah quand d'autres souffrent et sont "pauvres" réellement. Il faut "partager" et concrètement, et immédiatement, et sans hésitation; sans utiliser aucun prétexte. C'est cela la Torah.
Voir notre page sur la fraternité, ici le lien.

 

Je donnerai ici deux exemples vécus personnellement.
- je consultais un jour le Rav Chalom Messas, 
zal, Grand Rabbin de Jérusalem, dans une situation personnelle difficile. Ses mots furent brefs et sûrs comme d'habitude. Mais la main posée sur la tête avec affection pendant la bénédiction et la bonté et l'assurance du regard furent essentiels dans ce que j'ai reçu, pour surmonter immédiatement la difficulté.
- réciproque: je vous montre ici une photo que j'ai prise entre le Rav Ôvadia Yossef, 
chalita, réconfortant l'endeuillé le Grand Rabbin de Paris David Messas, après le décès de son père, le Rav Chalom Messas, zal, Grand Rabbin de Jérusalem: il n'y a pas seulement les mots, la main caresse le visage, application directe du texte du Talmud que nous venons d'étudier.
Retenons la scène, et tout ce qui a été dit de la main, nous retiendrons tout l'enseignement.
 
Nous apprenons ainsi la Torah en regardant vivre les grands Sages et non seulement en lisant leurs textes sur la Torah.
Voir notre page qui décrit cela: 
le chimouche (utilisation concrète) du Rav par ses élèves dans la vie.

Faisons un parcours ensemble, entre étudiants de la Torah: pourquoi ai-je pu faire ce lien entre l'existence, le texte sur la main, le texte de la Torah dans le Talmud, et voir l'acte de la main du Rav?
Parce que la Torah ne s'intègre que lorsque nous relions ces plans: la compréhension intellectuelle et logique du texte, l'expérience intime et existentielle des sentiments et du coeur, la traduction de la Torah en actes.
C'est ce que raconte le Gaone de Vilna: un jour il alla au marché et ce géant parmi les plus grands géants dit au vendeur derrière sa table de légumes: "je veux apprendre de toi, enseigne-moi sur la Torah". Le vendeur fut pris de panique devant une telle demande du plus grand en Torah, du plus saint, et refusa. Le Gaone (qui probablement comprenait la valeur du vendeur, et qui voulait vraiment apprendre d'un autre) insista avec autorité et le vendeur essaya et dit: "On a compris ce que veut nous dire la Torah quand on va au marché et qu'on est capable de voir pour chaque chose qu'on ne doit pas voler, pas dire du mal des autres, être juste dans ce que l'on dit, dans ce que l'on vend", etc. Le Gaone lui dit: "J'ai appris de toi ce qu'est vraiment la Torah et comment il faut en même temps l'étudier et la vivre".
C'est cela que nous essayons de faire sur Modia.
Et vous voyez que nous prenons les enseignements aussi bien chez les Sages de toutes les communautés car nous sommes tous ensemble une seule et même Torah où chaque lettre différente est indispensable.

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 08:26

Merci au  Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour pour cette superbe page





Lag baÔmér 
33e jour du Ômér
Hod (splendeur) qui est dans la splendeur
 

La fête de la victoire de l'amour-Torah sur la méchanceté 
ici, ce qu'est l'amour selon la Torah
ici, ce qu'est la fraternité selon la Torah
et, ici, les photos étonnantes de la nuit étonnante de Lag baÔmer

par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour 
Site Modia www.modia.org 

Cette étude est offerte à tous ceux qui vont se marier en cette fête qui est le symbole du mariage du ciel et de la terre dans la Torah. 
Et pour que  tous les Juifs découvrent la joie de vivre ainsi sur la terre d'Israël dans la paix et la présence de cet amour sûr et réciproque. Et voyez aussi:
Hiloula de Ribbi Méïr baâl ha nes.
Et découvrez aussi un autre lieu de pélerinage dans ce Galil:
la tombe de Ribbi Yonatane ben Ouziel (lien ici)
que visitent beaucoup ceux qui souhaitent enfants ou conjoint.
 
 © Nouvelles photos de l'auteur.
© Cette page peut être imprimée et polycopiée pour l'étude et l'enseignement gratuit, selon les conditions du copyright  

 



Plan 
Résumé 
Présentation de 
Ribbi Chimeône bar Yo'haï 
L'époque 
Les maîtres de Ribbi Chimeône bar Yo'haï 
Ses collègues 
Quelle est la note particulière de 
Mérone ? 
Synagogue de Mérone 
Les tombes de la région de Mérone 
Tsfate (Saféd) 
Tibériage 
Le sens du 
pélerinage sur les tombes des Sages 
La 
hilloula de Ribbi Chimeône bar Yo'haï  
Les 
enseignements de Ribbi Chimeône bar Yo'haï  
Quelques 
liens originaux 
N'oublions pas 
Belles 
pages du Zohar

 


Résumé 
Ce jour-là, le 33e jour du compte du Ômér, entre Pessa'h et Chavouôte, s'est arrêtée l'épidémie mortelle qui a tué 12000 duos d'étudiants soit 24000 élèves de Ribbi Âqiva. Et il a pu reprendre l'enseignement de la Torah à ses grands disciples : Ribbi Méïr, Ribbi Chimeône, Ribbi Yéhouda, Ribbi Yossi et Ribbi Elâzar.

Le 33e jour de l'Ômér est la fête dite de Lag baÔmér où on célèbre en grande joie la hiloula (jour du décès comme entrée dans la gloire d'En-Haut) de Rabbi Chimeône bar Yo'haï. C'est un peu le modèle de l'union que le peuple juif et chacun devraient avoir avec le Créateur. C'est aussi le jour où il reçut la sémikha ou titre de rabbin.

Les fêtes et mariages reprennent.

On allume beaucoup de lumières, bougies, et on fait des feux de joie (médourote), surtout à Jérusalem. On trouve ce mot dans le livre d'Ezéchiel 24, 9-10. Jeter de l'huile sur le feu, au sens figuré, se dit aussi en hébreu léhossif chémén la médoura.

Ce jour-là), des milliers de juifs vont en famille à Mérone sur la tombe de Ribbi Chimeône bar Yo'haï. Des autobus les y amènent de tout le pays. Ils y prient pour tout Israël, pour que la miséricorde (Ra'hamim) se répande sur tout Israël. Ils apprennent aux enfants le sens des péotes, cette mèche de cheveux qui descend des deux côtés de la tête au dessus des oreilles.

 


Présentation de Ribbi Chimeône bar Yo'haï.

Il est l'élève de Ribbi Âqiva, nous devons donc présenter son maître pour comprendre qui il est. Car nos Sages ne sont pas des personnages éthérés vivant dans l'étude qui les préserverait des conditions de ce monde-ci ;  mais ce sont des êtres concrets qui ont souvent vécus des épreuves plus grandes que celles d'aucun d'entre nous.

L'époque 
Nous sommes dans la 12e génération des tannaïm qui s'étend de l'an 110 du compte commun  (3870 du calendrier juif) sous Trajan à la chute de Bar Korba à Bétar en 135 (3895) sous Hadrien. On appelletannaïm ceux qui ont enseigné la michna, jusqu'à la rédaction de la michna vers l'an 200. Le verbe tanna signifie enseigner.

Les maîtres de Ribbi Chimeône bar Yo'haï 
On trouve à cette époque les grands disciples de Ribbi Éliêzér Haggadol : 
Ribbi Âqiva ben Yossef à Bné Braq (voir Baba Qama 5 a-6), qui sera le maître de Ribbi Chimeône bar Yo'haï ;il est parfois nommé Qor'ha
 Il est le disciple de Ribbi Yehoshua ben 'Hanania, de Na'houm iche Gamzou et de Ribbi Éliêzér. 
 Il a formé les plus grands de sa génération dont Ribbi Yichmâel et Ribbi Méïr. 
 Ses collègues d'étude étaient particulièrement Ribbi Yehoshua ben 'Hanania, Ribbi Yichmâel ben Élicha, Ribbi Chimeône ben Azzaï, Ribbi Tarfone. 
 
Il a vécu la destruction du Temple et y a survécu 68 ans.  
Bien qu'il commençât à s’adonner totalement à l’étude à l’âge de 40 ans seulement (et grâce à son épouse Ra'hel), il parvint à être l'un des sages du 
Grand béit dine de Jérusalem. Il développa la yéshiva de Bnéï Braq et commença à recueillir l'ensemble des traditions et les ordonna très bien, "en anneaux comme dans un collier".  
Il soutint la révolte de Bar Korba et périt dans de grandes souffrances avec les 10 martyrs nommésâsséra arouguéï malkhoute. 
C'est de lui qu'il est dit : "il faut attribuer une 
michna anonyme à Ribbi Méïr, une tossefta anonyme à Ribbi Né'hémia, un Sifra anonyme à Ribbi Yéhouda, un Sifré anonyme à Ribbi Chimeône bar Yo'haï, et toutes  viennent de Ribbi Âqiva", leur maître.

Ses collègues, autres grands disciples de Ribbi Éliêzér Haggadol  étaient : 
-  Ribbi Yossé Haggalili dont on ne sait qui fut son maître mais qui est considéré comme l'un des plus grands (Baba Qama 12 b, ligne 11). 
- Ribbi Yichmâel ben Élicha (Baba Qama 6 b, ligne 34), de Kfar Aziz près du Jourdain, renommé pour sa grande richesse, il établit sa grande 
yéchiva nommée Yéchiva devéi Ribbi Yichmâel et des middrachim portant ce nom ont été rédigés ; il y inscrivit les 13 middotes ou règles qui servent à interpréter la Torah, liste qui est lue chaque matin dans la prière après la partie des sacrifices (qorbanote). Il est également l'un des 10 martyrs.  
- Ribbi Tarfone de Lydda (Baba Qama 14 a, ligne 38) était le talmid 'havér de Ribbi Âqiva ; arfois cité également comme l'un de ses amaîtres, il est nommé "le père de tout Israël". 
- Onqélos, 
le converti ou prosélyte ou guér tsédéq, a réalisé le Targoum Onqélos, une traduction de la Torah en araméen qui éclaircit de nombreux sens du texte original et qui est lue chaque matin avec les versets de la section hebdomadaire de la Torah (rappel de méthode : on lit deux fois chaque verset de la Torah et une fois sa traduction par Onqélos). D'autres guérim, convertis, sont nommés Ben Hé Hé ou Ben Bag Bag, faisant allusion aux deux lettres  du nom divin et à leurs "parents" en judaïsme : Abraham et Sara. 
- Ribbi Chimeône ben Azzaï (BQ 13 a, ligne 5), qui était également versé en 
nistar, ce qui est caché, etc. 
Dans le traité Roche Hacchana 31 a, ligne 5, on trouve la description des 10 déplacements du Grand Sanhédrine qui eurent lieu à cette époque. 

Nous arrivons à la génération de  Ribbi Chimeône bar Yohaï  :13e génération des tannaïm qui s'étend de la chute de Bar Korba à Bétar en 135 (3895) à l'an 170 (3930).

On y trouve les élèves de Ribbi Âqiva et ses collègues d'étude : 
le grand Ribbi Méïr (Baba Qama 16 a, ligne 46 ; 23 b...). Son nom d'origine était Ribbi Miacha ; ce nom deMéïr, venant de la racine signifiant "lumière", lui fut donné parce qu'il illumine les yeux des Sages. Beaucoup d'enseignements rapportés par lui sont mis sous le nom de a'hérim omerim, "d'autres disent" ; Baba Qama 11 a ; 33 a ; cette expression indique qu'il tient cet enseignement de son maître Élichâ ben Abouya surnommé a'hér, "l'autre", en 'Haguiga 15 a. Cette expression concerne parfois Ribbi Natane.  
 Il s'agit de Ribbi Méïr quand il est dit : "un élève rapporte une tradition de Ribbi Yichmâel devant Ribbi Âqiva" car il reçut son enseignement de Ribbi Âqiva et de Ribbi Yichmâel, élève lui-même de Ribbi Âqiva. 
 Ses collègues d'étude cités par diverses sources étaient : Ribbi Yéhouda, Ribbi Yossé ben 'Halafta dont il s'agit quand on trouve seulement le nom Yossé (Baba Qama 20 b ; 21 b), Ribbi Chimeône, Ribbi Elâzar ben Chamouâ, Ribbi Yo'hanane Hassanedélar, Ribbi Né'hémia. 
 
La halakha ne fut pas retenue selon la démonstration qu'en donna Ribbi Méïr, non pas parce qu'il se trompait mais parce que son niveau de compréhension était beaucoup trop au-delà de la mesure de sa génération.  
Le talmud insiste sur la grandeur de son épouse Brouria, reconnue pour ses compétences halakhiques par les grands de son temps, qui était capable d'étudier en un seul jour 300 traditions de 300 Sages, apprenait aux étudiants les méthodes de l'étude, les corrigeait à ce sujet et donnait à son mari l'interprétation exacte de versets concernant la prière. Il décéda le 14 Iyar.

C'est dans ce contexte extraordinaire de science de la Torah que vivait  celui que nous célébrons Ribbi Chimeône bar Yohaï (Baba Qama 17 a, ligne 17 ; 20 a ; 84 a).  
Il fallait dire tout cela pour ne pas donner prise aux préjugés méprisants qui voient en toute coutume populaire juive quelque chose de crédule et de primitif. Qui peut prétendre avoir le niveau de ces maîtres. Ce sont ceux qui savent qui les révèrent pour leur grandeur effective. Lire ce qu'on dit des 
bnéi aliah dans le Traité Souccah 45 b, et pages 67 et 268 du Lév Gompers : on parle de bnéï âlia, les "membres de l'élévation", pour parler de l'élite intellectuelle et morale qui est le lieu de la présence divine dans le peuple.

Ribbi Chimeône bar Yohaïest connu comme le rédacteur de la tradition qui allait devenir le livre du Zohar.  
Il exprima sa vive opposition à Rome et dut, pour son intransigeance, passer 13 ans en cachette, avec son fils Ribbi Elâzar, dans une grotte. 
 Il est donc un des élèves de Ribbi Âqiva en même temps que Ribbi Méïr, Ribbi Yehoshua Haggarsi, Ribbi Yossé ben 'Halafta, etc. 
 Il est le maître de Ribbi Yéhouda Hannassi et de Ribbi Chimeône ben Yéhouda.

Que tous ces exemples (celui qui commença à étudier à l'âge de 40 ans, le converti, Brouria) leur volonté et leurs difficultés nous soutiennent tous dans notre effort laborieux pour connaître la Torah et en vivre.

 



Quelle est la note particulière de Mérone ?

C'est une petite bourgade de Galilée, à 15 km environ au nord-ouest du lac de Tibériade (Tibérias), à quelques kms de Tsafte, Saféd. C'est le Sud des monts de Galilée. En venant de Tsfate par la route 89; au carrefour Mérone, on prend la route 866 et on entre dans Mérone. Son nom veut dire "les eaux élevées" (mé-rom). Yehoshua y a remporté une victoire (Livre de Yéhohua 11, 5-7). 

 

 
(source de la carte. lien)

Synagogue de Mérone 
On y trouve encore la façade d'une très belle synagogue du 3e siècle avec un beau fronton de pierre.  
La puissance des centaines de synagogues de cette époque dans la Galilée et sur le Golane devraient définitivement ôter de notre esprit ce mensonge historique que la terre d'Israël fut désertée par ses habitants juifs après la destruction du Temple en l'an 68.  
Ce mensonge repose sur l'antisémitisme religieux chrétien fondé sur l'idéologie que l'ancien testament était fini. De même, la fixation arbitraire à l'année 70 pour la destruction du Temple voudrait faire accroire qu'il y a une plénitude (sens du nombre 70) des temps avec cette année qui achève un cycle pour en ouvrir un autre. 
La vérité est autre, la vie continua sur la terre d'Israël : aux siècles suivantes des armées juives existantes encore s'allièrent à Bizance contre Rome et c'est alors l'empire romain décadent qui l'emporta, c'est seulement alors que la présence juive devint mineure, et ensuite arrivèrent les invasions arabes avec l'islam. 
Dans ces synagogues de Galilée et du Golane, il n'y a pas d'emplacement de l'armoire de la Torah en face du public, mais elle est souvent disposée dans une pièce de réserve à côté de la salle de prière. La disposition orientée du public orientée vers l'armoire de la Torah est relativement récente , sous l'influence européenne du culte chrétien qui a adopté cette disposition.  
Par contre, la disposition juive traditionnelle centre les sièges de tous les participants  en carré vers la 
bama (estrade) de celui qui dit la prière au nom de tout le public (chalia'h tsibbour). Cette disposition veut garder l'analogie avec la disposition sainte des hébreux dans le désert en camp de qéddoucha, sainteté. 
La majorité des synagogues séfarades ont gardé cette disposition juive traditionnelle qui manifeste aussi le respect de la diversité. 
La seule orientation uniforme du public est l'orientation pendant la prière de la 
Âmida : vers Jérusalem. 
Des restes de ces siècles de dispersion en milieu non juif restent dans l'architecture de nombre de synagogues de la diaspora. Un exemple typique est la belle Synagogue du 19e siècle, de la rue de Tournelles à Paris, orientée dans la direction opposée à Jérusalem et où le public prie lui-même en ce sens, même pendant la 
âmida, s'orientant vers l'armoire de la Torah ainsi orientée.

Les tombes de la région de Mérone 
On y trouve dans un senteur de quelques centaines de mètres : 
- ensemble, la tombe de Ribbi Chimeône bar Yohaï ; son fils Ribbi Eleâzar, Ribbi Yits'haq. 
- à proximité, la tombe de Ribbi Yava Saba et celle de Ribbi Ada Saba. 
- un peu plus loin, celle de Hillél hazzaqén et celles de ses étudiants. 
- puis celle de Ribbi Yo'hanane hassandélar. 
- plus au Nord, celles de Ribbi Yossi ben Qisma, Ribbi Elâzar ben 'Hasma, Ribbi Yéhouda ben Bétira. 
- plus au Sud, les tombes de Chammaï hazzaqén, de sa femme et de ses élèves. La grotte des Cohanim et ce que l'on nomme le siège d'Eliahou hannavi. 
- près de la route, la tombe de Rav hammanouna Saba. 
C'est donc une extraordinaire concentration des plus grands maîtres de la Michna et du Talmud. 

Voici la tombe de Ribbi Chimeône bar Yohaï

(conditions de prise de vue difficiles pour la luminosité et par le nombre de personnes. Photos de l'auteur). Le second côté de la tombe est présenté dans la salle de prière des femmes, de l'autre côté.
 

 

Voici maintenant la tombe de Ribbi Elâzar, fils de Ribbi Chiméone bar Yo'haï.
Entre le mur et la grille, il y a environ 80 centimètres. A travers la grille, vous voyez le tapis de velour posé sur la matséva et le nom brodé dessus.


Et voici la pierre ancienne de la matséva, près du sol.
Pensons bien au tsaddiq dont les restes sont ici présents et dont une part de la néchama ne se détache pas jusqu'à la résurrection des morts (
té'hiyate ha métim).
 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 20:57

 

 

 

 

Lag Baomer

Lag BaOmer – cette année le dimanche 2 mai 2010 – est un jour de fête dans le calendrier juif qui célèbre l'anniversaire du décès du grand sage et mystique Rabbi Chimon bar Yo'haï, auteur du Zohar. Il commémore également un autre événement : dans les semaines entre Pessa'h et Chavouot, une épidémie frappa les disciples du grand sage Rabbi Akiva. Le jour de Lag BaOmer, l'épidémie cessa 

 

La fête
Qu'est-ce que Lag BaOmer ?
La Hiloula de Rabbi Chimon bar Yo'haï
Coutumes & traditions
Coutumes et traditions de Lag BaOmer
Feux de joie, arc et flèches et caroubes...
Histoire Histoire
Inspiration Inspiration
Vidéo Parades de Lag BaOmer avec le Rabbi
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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 20:25

aschkel.info et lessakele

 

Je remercie Le Rav 'Hazan, le rav Aharon Bieler et le Grand Rabbin Jacques Ouaknine.

 

Allez sur mon site préféré Univers Torah

 

 

 

Lag Ba'omèr: signification


La terre détruite  


Prise de Jérusalem

Le Bét Hamikdach venait d'être détruit par Titus. On est en l'an 70 de l'ère courante. Rabbi Yo’hanane ben Zakaï avait ouvert une académie à Yavné. L'étude de la Tora avait, en quelque sorte, remplacé le Temple de Jérusalem dans le coeur de chaque juif. 

 
Pillage du second temple par les Romains
Après la catastrophe dont nous rappe lons le triste souvenir à chaque 9 Av, la Judée ressem blait à un désert. Plusieurs villages étaient en ruine dans le pays que les Romains vainqueurs désignaient désormais sous le nom de Palestine afin que le nom de juif ne fût plus mentionné à son propos.

Sur l'emplacement de la Ville sainte, s'élevait main tenant la cité nouvelle, Aélia Capitolina, avec ses théâtres et ses temples dédiés aux divinités romaines.

Malgré cette situation désastreuse, la résistance s'organisait et les Romains comprirent que cette résistance ne tirait sa force que de la Tora et de l'espérance religieuse des juifs.

Hadrien s'inspirant peut-être d'Antiochus Epi phane prit des décrets interdisant non seulement la circoncision mais encore l'observance du Chabbat, l'enseignement de la Tora et l'ordination des Rab bins.


L'insurrection  


Lettre de Bar Kokhba demandant de l’aide
L'insurrection contre l'occupant romainéclata en l'an 132. L'âme de la révolte fut Rabbi ‘Akiba qui salua, en la personne de Bar Kokhba, le Messie libérateur d'Israël. La révolte s'étendit à toute la Palestine. On s'assemblait dans des lieux fortifiés, dans les grottes et les passages souterrains. 

L'empereur Hadrien revint lui-même de Rome pour diriger les opérations de répression, devant l'insuccès du gouverneur Tinnius Rufus que les juifs appelaient Tiranus ou Tournus Rufus (le tyran). 



Le chef, Bar Kokhba, se réfugia alors, avec le gros de ses troupes, dans la puissante forteresse de Bétar, au nord-ouest de Jérusalem. Après une défense longue et opiniâtre, la forteresse de Bétar tomba en 135. 

 
Siege de Bétar par les romains
Un massacre indescriptible fut perpétré par les légions romaines. On conduisit sur le bûcher dix martyrs d'Israël, parmi lesquels Rabbi ‘Akiba. 
Les décrets romains restaient en vigueur.

C'est dans ce contexte de ruine que se situe l'histoire de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï. Etudiant à Yavné, mais surtout à Bné Brak. 

Durant treize ans, à l'école de Rabbi ‘Akiba, Rabbi Chim’on Bar Yo’haï eut le temps et l'occasion de former son caractère auprès de celui qui devait marquer toute l'histoire d'Israël de son empreinte.



Rabbi Chimon Bar Yo'hai  


Rabbi Chim’on Bar Yo’haï
Dans le traité Chabbat (33b), Nos ’Hakhamim nous raconte les circonstances qui amenèrent Rabbi Chim’on à vivre en exil dans une caverne:
Rabbi Juda, Rabbi Yossé et Rabbi Chim’on étaient réunis, et Juda, le fils d'un prosélyte, se tenait près d'eux. 
Rabbi Juda fit observer: « Les travaux de ces Romains sont admirables ils ont tracé des routes, construit des ponts, bâti des thermes ».

Rabbi Yossé garda le silence, mais Rabbi Chim’on répliqua: « Tout ce qu'ils ont fait, ils l'ont fait pour eux-mêmes : les rues pour les prostituées, les thermes pour leurs corps, les ponts pour lever des péages ».
Le fils du prosélyte rapporta leurs paroles qui parvinrent aux oreilles du gouverneur et Rabbi Chi m’on fut condamné à mort par contumace. 



Il alla alors chercher son fils El’azar et ils se cachèrent tous deux dans une caverne pendant douze ans, passées devant Dieu à étudier la Tora. Le jour, ils quittaient leurs vêtements pour s'enfouir debout dans le sable jusqu'à la gorge. Quand venait le temps de prier, ils s'habillaient et ainsi leurs vêtements ne s'usèrent pas. Un miracle se produisit en leur faveur qui leur permit de pourvoir à leur nourriture. Un caroubier et une source d'eau jaillirent dans la grotte à leur inten tion. La tradition nous apprend que le Prophète Elie lui-même venait dans la grotte enseigner la Tora à Rabbi Chim’on. 


Quand l'époque devint plus clémente à l'égard des Juifs, Rabbi Chim’on comprit que le moment était venu de sortir de sa grotte. Mais il ne put supporter la vue des gens s'adonnant aux occupations quoti diennes de la vie matérielle et il dut retourner dans sa grotte pendant encore douze mois. Rabbi Chim’on Bar Yo’haï comprit que le moment était venu pour lui de se faire connaître, ou plutôt de dévoiler son en seignement à ses disciples qui le consignèrent dans une oeuvre magistrale: le "Zohar", ou "livre de la Splendeur"

L'enseignement du Zohar diffusé à travers tous les textes de la tradition et un grand nombre de pratiques religieuses a pris ainsi corps dans la vie quotidienne du peuple juif.


La période du 'Omèr  

Rabbi Abba, son disciple, nous raconte que, pen dant qu'il écrivait sous la dictée du Maître, il n'entendit plus rien. 

« Je ne pouvais pas lever la tête car la lumière était éblouissante et je ne supportais pas son regard. 
Tout le jour durant, la Splendeur (présence divine) ne se retira point de la maison et personne ne pouvait s'en approcher, à cause de la lumière qui rayonnait. Je gisais dans la poussière et je poussais des cris. Mais quand la Splendeur fut retirée, je vis que la "Lampe Sainte", le Saint parmi les Saints, avait été enlevée de ce monde.
Enveloppé de son manteau, il était penché sur le côté droit et son visage avait encore l'expression d'un sourire ». 


Ainsi est décrite la mort de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï survenue d'après la tradition un 18 Iyar, c'est à-dire à Lag Ba’omer, devenu sa Hilloula. 



En Israël, Lag Baomer est l'occasion pour les enfants des écoles, ayant congé ce jour-là, de faire d’immenses brasiers. Ces feux de joie Symbolisent la Tora de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï et évoquent son œuvre maîtresse, le Zohar, dont le nom signifie brillance , lumière. En outre, lorsque Rabbi Chim‘on est sorti de la caverne, son regard était tellement embrasé qu’il mettait le feu aux alentours. 



Les enfants ont aussi l’habitude de jouer à l'arc et aux flèches. L’origine de cet usage est lié à un récit selon lequel aucun arc-en-ciel n’est apparu du vivant de rabbi Chim‘on bar Yo‘haï (Yerouchalmi Berakhoth 9, 2). Il faut préciser que le mot hébreu « Kéchèt » Qualifie, comme en français, tous les « arcs », qu’il s’agisse de l’arc-en-ciel ou de l’arc de l’archer. Cela rappelle aussi l'épopée de la guerre contre les Ro mains,. 




Un autre usage, très répandu en Israël, veut que la première coupe de cheveux d’un garçon (‘Halaka), se fasse à Mérone, sur la tombe de Rabbi Chim’on, a l’age de trois ans. 





Mais surtout Lag Ba’omer est l'occasion de pèlerinages, à Mérone près de Safèd où se trouve la tombe de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï. 

La nuit venue, des chiffons sont brûlés de toutes parts sur les collines.

La signification de ces feux de joie est d'abord de rappeler qu'à la mort de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï le monde fut empli de lumières, mais aussi que sa mort a marqué sa libération des contraintes matérielles et l'union mystique de l'âme (Hilloula) purifiée à sa source. 






Tombe de Rabbi El’azar

Tombe de Rabbi Chim’one















A l'origine, la période du 'Omer devait être la plus joyeuse de toute l'année juive. En effet Péssa'h marque la sortie d'Égypte et la libération physique du peuple juif. Mais la libération véritable n'eut lieu qu'au Sinaï, 49 jours plus tard, lorsque les Bné Israël reçurent la Tora, car la Tora est notre vie et le secret de notre bonheur. 
Aussi, à partir du deuxième soir de Péssa'h, on compte les jours qui nous rap prochent de la « Révélation » sur le mont Sinaï. Évidem ment, cette période de l'année ne pouvait être que joyeuse. 


Ces sept semaines sont devenues des semaines de deuil, où toute joie doit être évitée. En effet, à cette époque de l'année, une épidé mie s'est déclarée parmi les disciples de Rabbi Akiba en conséquence de la jalousie présomptueuse et du manque de respect de ces disciples les uns vis-à-vis des autres.
La tradition nous dit que « douze mille couples » de Rabbins furent ainsi décimés, ce qui est une perte pour tout le peuple juif dont les conséquences se font ressentir jusqu'à nos jours. On parle de couples probablement en tenant compte du fait qu'il faut être à deux pour étudier la Torah. 


A Lag Ba’omer, l'épidémie cessa et Lag Ba’omer porte désormais un caractère de petite fête, surtout pour les élèves des écoles.

D'après la tradition, la Manne se mit à tomber à partir de Lag Baomer après que les provisions empor tées d'Égypte eurent été épuisées.
Lag Ba’omer est également lié au nom prestigieux de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï pour qui ce jour était celui de sa Hilloula, de son « mariage mystique avec la Tora ». 


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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 16:25

'HAG SAMEAH' - חג שמח

 

 

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 16:21

 

Par Univers Torah

 

 

 

La dixième et dernière plaie que D' envoya aux Egyptiens fut celle de "Makate Békhorote" – la mort des premiers nés. Moché annonça avec précision qu’elle aurait lieu à Minuit. 

La Tora nous raconte que les juifs devaient, pour se protéger, badigeonner leurs entrées du sang provenant de l’agneau de Péssa'h et de la circoncision. Pourquoi Moché indiqua, ici, le moment où la plaie prendrait place ? De plus, toutes les plaies ne touchèrent pas le peuple Juif sans qu’il ne fasse quoi que se soit pour se protéger. Pourquoi devait-il faire un signe pour être sauvé de cette dernière plaie ? 

Toutes les plaies avaient pour but d’apprendre aux Egyptiens la puissance de D' qu’ils rejetaient. C’est en cela que la dernière plaie était différente : son but était de punir les Egyptiens pour le mal qu’ils avaient fait. Or, dans ce cas, l’Attribut de Justice Divine pouvait déclarer : « En quoi les Juifs étaient-ils différents des Egyptiens ? N'étaient-ils pas autant imprégnés d’idolâtrie » ! 

Pour rejeter toute tentative de plainte de la part de l'Attribut de Justice (Midate Hadine), D' envoya cette ultime plaie à minuit, symbole d’une conduite qui dépasse toute logique et calcul rationnel. 

La première partie de la nuit symbolise la rigueur : l’obscurité augmente à chaque instant. La seconde partie de la nuit représente la bonté : la lumière revient petit à petit et les ténèbres disparaissent. L’instant précis de minuit relie les deux opposés de la rigueur et de la bonté. Cette manifestation n’est possible que par la révélation d’une lumière qui transcende les deux extrêmes. 

En d’autres termes, à ce moment de la nuit, se révéla l’amour essentiel que D' porte pour Son peuple – un amour qui transcende toute logique et qui dépasse la raison. Du fait de cet amour, l’argument de l’Attribut de Justice – « En quoi les Juifs sont-ils différents des Egyptiens ? » – n’est pas pris en compte, car D' répond qu’Israël est Son enfant. Or, l’amour qu’un père porte à son fils ne sera jamais affecté par telle ou telle autre raison logique. 

La question qui se pose, alors, est la suivante : si D' exprime un tel degré irrationnel d’amour, pourquoi nos ancêtres devaient-il marquer leurs entrées ? !


Toute révélation Divine dépend de la conduite des hommes ici-bas ; l’action de D' est à la mesure de l’effort de l’homme. Il en est ainsi pour que se manifeste ce degré d’amour infini de D', l’homme doit, pour sa part, révéler en lui un caractère réciproque. 

Le signe utilisé par nos ancêtres était le sang du sacrifice de Péssa'h et celui de la Mila. Ces deux actes traduisent justement cet aspect du lien avec D' qui dépasse la raison : la circoncision est pratiquée sur un enfant qui n’a aucun moyen logique de saisir le sens de l’alliance qui est ici scellée. 

L’offrande d’un agneauen Egypte était un acte de Messiroute Nefech – un sacrifice personnel – qui dépassait toute logique, puisque cela constituait un affront aux tortionnaires Egyptiens qui l’adoraient. 

Cette conduite du peuple Juif éveilla chez Hachèm le même type de rapport irrationnel : la manifestation de Son amour infini pour le peuple Juif. 

C’est pourquoi nos sages affirment que « nos ancêtres quittèrent l’Egypte par le mérite de la foi. » En effet, la foi relève précisément d’une démarche irrationnelle.
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 16:57






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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 16:29

Par le Rav Aharon BIELER
universtorah

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L’offrande du ‘Omèr à l’époque du Bèt Hamikdach  


Le ‘Omèr est une offrande. Son nom est en fait celui d’une mesure de volume utilisée pour les grains. Il équivaut à un dixième de Éfa selon les paroles même de la Tora (Chémote 16, 36 : quant au ‘Omèr, c'est le dixième d'une Éfa). 

Le deuxième jour de la fête de Péssa’h, le 16 Nissane, on offrait en plus du sacrifice de Moussaf particulier à la fête, une brebis comme holocauste, accompagnant le ‘Omèr qui est une Min’ha (offrande) de nature particulière. Cette offrande se faisait même si le 16 Nissane tombait un Chabbate et elle devait se faire à date fixe, comme tous les sacrifices publics même si la majorité des Kohanim était impure. 

Le ‘Omèr ne pouvait être offert qu'avec des céréales moissonnées en Érèts Israël, conformément au commandement de la Tora (Vaïkra. 23) : « quand vous arriverez dans le pays... et que vous y ferez la moisson, vous apporterez un ‘Omèr de prémices de votre récolte au Kohèn... « C'est une Mitsva d'en apporter d'un champ situé près de Jérusalem ; au minimum, faut-il l'apporter d'une terre d'Israël ». 

C'est une Mitsva de la moissonner la nuit même du 16 Nissane, même si c'est un Chabbate. C'est également une Mitsva d'apporter de la moisson sur pied ; le cas échéant, on peut aussi prendre la moisson en gerbes, voire des épis déjà secs. Le ‘Omèr devait être apporté avec de la farine d'orge, selon la tradition transmise par Moïse du Sinaï (Rachi Vaïkra 2, 14). 


Comment devait on procéder ?  


La nuit du 16 Nissane, aussitôt après le crépuscule, on moissonnait trois Séa d'orge que l'on amenait au Temple, et dont on devait extraire, après battage, grillage des épis, mouture, un dixième d'Efa de farine. 

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Cette farine d'orge devait être passée successivement par 13 tamis, pétrie avec un Log d'huile d'olive et une poignée d'encens, puis offerte comme oblation. 

Le Kohèn, après avoir balancé l'offrande dans les six directions, du côté est de l'autel, offrait le prélèvement comme pour toutes les oblations, le reste devait être consommé par les Kohanim. 




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Il est rapporté dans le Séfèr Ha'hinoukh, que le ‘Omèr était moissonné dans un champ près de Jérusalem, pendant la nuit du 15 au 16. Autant que possible, on coupait l'orge à un endroit humide, afin qu'il soit visible qu’il s’agit de la première orge de l'année. Toute la population des environs se rassemblait pour cette solennité, afin de lui donner le plus de publicité possible. Elle avait lieu en présence de délégués du Grand Sanhédrine. Le rite minutieux selon lequel se déroulait cet acte avait pour but de faire taire les adversaires de la tradition, les Sadducéens notamment, qui à l'époque du deuxième Temple prétendaient que l'offrande du ‘Omèr devait avoir lieu un dimanche (en appliquant littéralement l'expression de la Tora : « le lendemain du Chabbate » (Vaïkra 23, 11). 

Or la tradition nous enseigne que c'est toujours le 16 Nissane, lendemain du premier jour de Péssa'h, qu'on offrait le ‘Omèr. Une des preuves apportées par les textes eux-mêmes est la suivante : Il est dit (Vaïkra 23, 14) : « vous ne mangerez ni pain, ni grain torréfiés, ni gruau jusqu'à ce jour même » (celui du balancement du ‘Omèr).
Par ailleurs, il est dit : « les Israélites campés à Guilgal célébrèrent la Pâque le 14 du mois (de Nissane) vers le soir, dans les plaines de Jéricho... » (Yéhochoua’ 5, 10). 
Et le lendemain de la Pâque, ce même jour, ils mangèrent du blé du pays, en Matsote et en grains torréfiés... C'est le seul passage de l'Écriture où le mot Péssa’h désigne le 15 Nissane. Le lendemain de Péssa’h est donc bien le 16 Nissane, jour où la nouvelle récolte est permise après l'offrande de le ‘Omèr. 



Paroles de Sages sur l’offrande du ‘Omèr  


Rabbi Yannaï dit que dans la vie courante, la ménagère achète un morceau de viande chez le boucher, que de travail, que de fatigues il lui faudra pour que cette viande soit prête à être consommée ! Mais pendant que nous dormons tranquillement dans nos lits, le Saint béni soit-Il fait venir les vents, rassemble les nuages, fait pousser le blé, mûrir les fruits. Que lui offrons-nous en échange? Une mesure de farine d'orge ! 

Selon Rabbi Béré'hya, Le Saint béni soit-Il dit à Moïse afin qu'il le répète aux enfants d'Israël : « lorsque je vous ai envoyé la manne, chaque jour il y en eut un ‘Omèr par personne. Aujourd'hui lorsque vous m'offrez le ‘Omèr, il s'agit d'une seule mesure pour vous tous, une fois par an ! Et de plus cette offrande est faite de farine d'orge » ! C’est pourquoi Moché insistera particulièrement sur l'importance de cette offrande ! 

Comment le Kohèn balançait le ‘Omèr devant l'Éternel ? Il devait l’agiter par un mouvement de va-et -vient vers les quatre points cardinaux, puis vers le haut et vers le bas. Il rendait ainsi hommage à Celui à qui appartient la Terre tout entière, mais aussi tout l'espace qui entoure la Terre ! 

Selon une autre interprétation, le va-et-vient avait pour but de refouler les mauvais vents, l'élévation et l'abaissement, celui de refouler les rosées néfastes (ainsi qu’il est rapporté à propos de l’agitation du des quatre espèces du Loulav). 

Rabbi Yo’hanane dit : ne t'image pas que la Mitsva de l'offrande du ‘Omèr est chose si facile ! C'est parce que ses descendants offriront à leur entrée dans le pays une mesure d'orge que Avraham bénéficia de la Promesse de la Terre. Comme il est écrit (Béréchite 17, 8) : « Je donnerai à toi et à ta postérité la terre de ta résidence, tout le pays de Cana'ane en patrimoine éternel, et je serai leur D-ieu. Et ceci à quelle condition ? Et toi garde mon alliance... » (Verset suivant). Cette alliance (selon le Midrach Rabba cité ici) c'est le ‘Omèr.

Comment en effet s'exprime la Tora à ce sujet ? « Lorsque vous viendrez dans le pays que je vous ai donné... (Vaïkra 23, 10). Ce pays dont j'ai fait promesse à votre ancêtre pour le lui donner en patrimoine éternel », à quelle condition vous appartiendra-t- il ? « Vous apporterez le ‘Omèr, prémices de votre moisson, au Kohèn ! 
C'est cette condition que j'ai faite à Abraham 

Ces passages ont été tirés du Midrach Rabba Vaïkra, chap. 28. 



Le compte du ‘Omèr  



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Calendrier pour le compte du ‘Omèr 
en bois et en parchemin. 
Origine U.S.A 19ème siècle.



A plusieurs reprises, la Tora fait allusion à la période du ‘Omèr qui se matérialise par un compte quotidien, échelonné de Péssa’h à Chavou’ote. 
Ainsi, elle nous recommande : « vous compterez chacun, depuis le lendemain de la fête, le jour où vous aurez offert le ‘Omèr du balancement, sept semaines qui doivent être entières... » (Lévitique 23, 15).


Dans ces deux versets, la Tora nous ordonne de commencer le compte du ‘Omèr le 16 Nissane, jour où l'on offrait au Sanctuaire l’offrande appelée'Omèr. Nous avons ainsi le devoir de compter ainsi jour après jour, jusqu'à la fête de Chavou’ote, qui est le cinquantième jour du ‘Omèr.

 

De même, il est écris : « Tu compteras sept semaines, dès que la faucille entamera les épis...» (Deutéronome 16, 9).

 



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On commence donc à compter le deuxième soir de Péssa'h, à la tombée de la nuit, jusqu'à la veille de Chavou’ote, soit 49 jours. Il est vrai que le verset du Lévitique (23, 16) dit jusqu'au lendemain de la septième semaine, vous compterez 50 jours, mais nos Sages ont interprété : jusqu'au jour non compris.
La Mitsva de compter incombe à chacun de nous : « vous compterez pour vous » dit le texte.

 

Cette Mitsva, bien qu'elle soit liée à l'offrande du ‘Omèr, qui n’avait lieu qu’à l’époque du temple, reste obligatoire de nos jours. Toutefois, nombreux sont nos maîtres qui pensent que depuis la destruction du Temple, la Mitsva est d'ordre rabbinique et non plus imposée par la Tora.

 



Pourquoi doit-on compter pendant cette période ?  


Rabbénou Nissime (le Rane, commentateur du Rif) à la fin du traité de Péssa'him, explique que depuis la destruction du Temple la Mitsva du ‘Omèr, est d'ordre rabbinique afin d’ évoquer en nous le souvenir du Bèt Hamikdach.

 

Puis il cite une interprétation de nos Sages dans la Haggada : lorsque Moché annonça aux Béné Israël: « A votre libération, vous servirez Dieu sur cette montagne », ses frères lui demandèrent : combien de temps après avoir quitté l'Égypte ? Moché leur répondit :après 50 jours! Ils se mirent donc à compter, à partir du 15 Nissane, chacun pour soi, jusqu'au cinquantième jour !

 

C'est en se basant sur ce Midrach que nos Sages ont maintenu le compte des sept semaines du ‘Omèr qui, de Péssa'h, nous conduisent à Chavou’ote. Ceci bien que l’offrande du ‘Omèr, origine de ce compte d'après la Tora (Lévitique. 23, 15) n'existe plus depuis prés de deux mille ans !

 


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Le Séfèr Ha'hinoukh pour sa part rapporte : « La raison d'être du peuple d'Israël, c'est la Tora, et c'est en vue de la réalisation de cette loi divine par les hommes, que Dieu créa ciel et terre. C'est ce que nous apprend un passage du prophète Irmyahou : « si ce n'est pour mon alliance de jour et de nuit, je n'aurais pas établi les statuts du ciel et de la terre ! » (33, 25).

 


Nous voyons donc donc c’est le don la Tora et son acceptation par Israël, qui ont été le but véritable de la sortie d'Égypte (voir Exode 3, 12). La soumission à D. et à Sa Loi aura plus de signification pour vous que le passage de la servitude à la liberté ! 
C'est la sortie d'Égypte cependant, qui permettra la réalisation du but déclaré de l’acceptation la Loi de D-ieu.

 


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Nous devons donc compter dès le lendemain de Péssa'h les jours puis les semaines qui nous conduiront à l'anniversaire du don de la Tora. Nous ressentirons ainsi en nous mêmes, cette impatience, ce désir que devaient éprouver nos pères pendant ces sept semaines !

 

Or c'est en comptant les jours que l'homme exprime le mieux sa volonté d'arriver à un but qu'il s'est assigné ! Aussi pour compter le nombre de jours et de semaines, nous le faisons à partir du ‘Omèr, annonçant chaque soir combien de jours sont déjà passé, et non combien de jours il reste encore à attendre jusqu'à Chavou’ote. En effet, cette façon de compter, aurait pour effet, surtout au début de la période, de nous décourager.

 


Aboudarham, célèbre commentateur du siècle, apporte une raison d'ordre pratique : la période qui va de Péssa'h à Chavou’ote est essentiellement celle de la moisson, celle ou nous nous consacrons aux travaux des champs. Le compte du 'Omèr est là pour éviter que le cultivateur oublie son devoir de monter en pèlerinage lors de Chavou’ote, la deuxième fête de l'année juive !

 

On pourrait se demander pourquoi commençons nous à compter le ‘Omèr le lendemain de Péssa'h et non à partir du jour même.

 

Le Séfèr Ha'hinoukh répond à cette interrogation :« Le premier jour de Péssa'h doit être consacré entièrement au souvenir de la sortie d'Égypte et des miracles qui l'ont accompagnée, afin de fortifier en nous l'idée du D., Créateur et Providence des hommes. Il ne faut pas mélanger cette joie à une autre, en évoquant le D-ieu Législateur. Nous compterons donc à partir du deuxième jour ! ».

 

Il faut remarquer que dans le compte de cette période nous ne prenons pas pour référence de départ le deuxième jour de Péssa'h, mais nous mentionnons l'offrande du‘Omèr. En faisant ainsi, nous rendons hommage au Seigneur qui, dans sa bonté infinie, assure la subsistance de tous les hommes, en renouvelant chaque année le cycle de la nature !

 



La Séfira et les sept Midote  


Les disciples du Ari Zal (Rabbi Its'hak Louria, un des fondateurs de la Kabbala) nous ont révélé que les 49 jours de la Séfira devaient être consacrés à pratiquer et à perfectionner les Midote (qualités, vertus) sur lesquelles le monde doit être construit. Lorsque le monde aura atteint ce stade de perfection, il sera tel que le Créateur l'avait conçu, ainsi qu'il est dit (Béréchite 1, 31) : « Dieu vit tout ce qu'Il avait fait, c'était 
« parfaitement bien 
» (Tov Méod).

 

Ces sept vertus sont les suivantes la Bienveillance ('Héssèd) ; la Puissance(Guévoura) ; la Gloire (Tiférèt) ; la Splendeur (Nétsa'h) ; la Majesté (Hod) ; le Fondement (Yéssod) ; la Royauté (Malkhoute).

 

Après la faute du premier homme, et dans les dix générations entre Adam et Noa’h, le monde a perdu toutes ses Midote et fut détruit par le déluge. Par la suite, le monde des descendants de Noa’h connaîtra une nouvelle chute jusqu'à Avraham notre ancêtre.

 

Sept piliers du peuple juif viendront tour à tour, au cours des générations, cultiver ces sept vertus, afin de ramener le monde vers la perfection voulue par le Créateur. CesBâtisseurs du monde sont : Avraham, Its’hak et Ya’akov, Moché et Aharone, Yossèf et David. Ils sont qualifiés de Bergers car ce sont eux qui ont guidé et dirigé le peuple Juif, ouvrant ainsi la voie aux générations futures.

 

Mais chacun de nous a le devoir de travailler, selon ses moyens, à se perfectionner et par voie de conséquence à perfectionner le monde dans lequel nous vivons, et à hâter ainsi l'avènement du Machi’ah.

 

Les sept semaines de la Séfira, chaque année, constituent une période prédestinée à cet effort que chaque juif doit accomplir sur sa personne. 
Car en nous libérant de l'esclavage, Dieu a voulu faire de nous son Peuple, sa Part. 
Durant les 49 jours qui s'écoulent entre la fête de Péssa'h et la Révélation du Sinaï, Israël a vu s'ouvrir devant lui les portes de la pureté ! D'une horde d'esclaves, nos ancêtres deviendront « un royaume de pontifes et un peuple saint » !
Cette période particulière donne à chaque juif la potentialité de s’élever dans la 
Sainteté à travers le travaille des sept Midote de la Séfira.

 

C’est d’ailleurs, la raison pour laquelle, il est d’usage de lire dans les communautés, pendant les sept Chabbatote qui séparent Péssa’h de Chavou’ote, les Pirké Avote (les Maximes de nos pères), afin de nous imprégner de leurs enseignements judicieux.

 


Chacun des sept Bergers est caractérisé par une Mida  


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Avraham accueille les anges


Abraham Avinou excellait dans la Mida de'Héssèd
Son amour pour tout être humain, l'hospitalité qu'il accordait à tout passant, lui permettait ensuite de les faire entrer sous les ailes de la Chékhina (Rachi sur Béréchite. 12, 5).

 

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Le sacrifice d'Its'hak








Its’hak 
, lui, pratiquait la qualité de la 
Guévoura : il donnait à tout son entourage l'exemple de la crainte de Dieu, servant son Créateur sans relâche, sans compromission, si bien que la ‘Akéda, son sacrifice, n'était plus une épreuve pour lui. 
Elle le fut surtout pour son père Abraham.

 

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Le combat de Ya'akov et de l'ange


Ya’akov excellait dans la qualité de Tiférèt 
La Tora l'appelle Ich Tam, (homme intègre). Il cherchait la perfection dans tout ce qu'il faisait.
Il lutta avec Laban pour affirmer son bon droit, il se réconcilia avec ‘Éssav, il lutta avec l'ange, il marqua son respect pour Pharaon. 
Tout ce qu'il entreprit, il le fit avec Témimoutene connaissant ni compromission ni ruse. 

C’est ainsi que le qualifie Rabbi Yéhouda Hanassi (Pirké Avote II, 1) : « quel est le droit chemin qu'un homme doit choisir tout ce qui apporte la gloire à celui qui le pratique et de la gloire à tout son entourage !
Aussi a-t-il (Ya’akov) été appelé par l'Éternel Israël (celui qui lutte pour D-ieu) et Yéchouroune (celui qui observe la droiture, la rectitude dans son comportement envers tous)
».

 

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Moché et les tables de la Loi


Moché Rabbénou a pratiqué la Mida de 
Nétsa'h : la splendeur, celle de la Tora qu'il a transmise à son peuple, au monde entier, telle qu'il l'avait reçue.

Les biens matériels que l'homme acquiert ont un caractère éphémère. 

Par contre, l'acquisition de la Tora, et sa transmission à d'autres, est un Kinyane lanétsa'h, une acquisition pour l’éternité !

De plus, elle enrichit celui qui la donne autant que celui qui la reçoit.

 

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Le Grand Prêtre Aharone




La Mida de Aharone 
le prêtre, c'est 
le Hod

Il fut qualifié par Hillel de : aimant la paix et poursuivant la paix, aimant les hommes et les rapprochant de la Tora (Pirké Avote 1, 12). 

Tous ceux qui connaissaient Aharon s'accordaient pour dire : voyez cet homme modeste, prêt à accepter le joug de la Tora, heureux d'obéir à son frère plus jeune que lui, se réjouissant du succès de son cadet, jamais effleuré par le moindre sentiment de jalousie à son égard. 

Quelle majesté, quelle grandeur était la sienne !

 

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Yossèf fuyant devant la femme de Poutifar



Yossèf Hatsadik 
le juste exprimait la Mida de Yéssod, le fondement. 
Il porta avec fierté et honneur, dans le monde païen où il fut exilé, le signe de l'alliance scellé sur sa chair. 

On sait que la perversion et la déchéance morale dans laquelle était tombée la génération du déluge, devaient hâter son (Béréchite 6, 12, et Rachi sur le verset). 

Celui au contraire qui veille sur le signe de l'alliance d'Avraham assure l'avenir de l'humanité !

 



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Le Roi David



La Mida de David 
est évidemment celle deMalkhoute (la royauté). David ne fut élevé à cette dignité royale ni grâce à sa bravoure, ni grâce à sa sagesse. Il n'en a pas hérité non plus de ses ancêtres. 

C'est le Maître du Monde, qui lui a confié cette royauté, royauté qui remplit toute l'éternité (Téhillim 145, 13). 
« Du milieu des brebis allaitant leurs petits, il l'amena pour être le pasteur de Jacob son peuple, d'Israël son héritage ! (Téhillim 78, 71). 
Et dans le verset précédent du même chapitre D. élut David son serviteur. Il lui fit quitter les parcs des troupeaux ! Il devait rester le serviteur de Dieu une fois investi de la dignité royale ! Aussi par ses cantiques et ses psaumes, il a fait connaître le règne de l'Éternel à tous les habitants de la terre !

 


Combien il est émouvant de lire les paroles de louange que David adressa au Seigneur à la cérémonie d'investiture de son fils Salomon:

 

« Alors David, en présence de toute l'Assemblée, loua le Seigneur en s'exprimant ainsi Loué sois-Tu, Éternel, Dieu d'Israël, notre Père, d'éternité en éternité ! A toi, Seigneur, appartient la grandeur, la puissance, la gloire, l'autorité et la majesté, car tout, au ciel et sur la terre t’appartient. A toi, Éternel, la royauté et la domination suprême sur toutes choses. De toi émanent richesse et honneur. Tu es le maître de tout. C'est en ta main que se trouvent force et puissance, c'est ta main qui peut tout grandir et tout affermir. Aussi, à cette heure, te rendons-nous grâces et célébrons-nous ton Nom glorieux. En effet, que suis-je, moi, et qu'est mon peuple, pour avoir les moyens de te consacrer de telles libéralités Certes, tout vient de Toi, et c'est de ta main que nous tenons ce que nous t'avons donné » (Chroniques. I, 29, 10-14). 



Les sept semaines de la Séfira et les sept Midote  


Les sept qualités, dont chacune caractérise un des sept bergers, ne peuvent cependant pas se concevoir l'une sans l'autre! Ainsi si la Bonté ('Héssèd) n'est pas associée à la Puissance (Guévoura), elle devient faiblesse. Il en est ainsi de chacune de ces vertus.

 

Aussi les kabbalistes ont-ils attribué à chacune des sept semaines du ‘Omèr une des sept Midote : Héssèd pour la première semaine, Guévoura pour la deuxième, etc. Mais chacune de ces sept semaines comprend à son tour sept jours, et pour la première semaine par exemple, le premier jour est celui de 'Héssèd chébé'héssèd , le second guévoura chébé'héssèd, puis Tiférèt chébe'héssèd, etc.

 

Pendant les 49 jours qui se sont écoulés, entre leur libération d'Égypte et la Révélation du Sinaï, nos ancêtres se sont perfectionnés graduellement jusqu'à atteindre, la veille de cette rencontre avec Dieu, le degré de Malkhoute Chébémalkhoute : ils étaient dignes de devenir, par l'acceptation de la Loi Divine, un royaume de pontifes et un peuple saint, sanctifié par la Tora à tout jamais !

 



Le ‘Hadach, la nouvelle récolte de blé  


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Il est ordonné (Vaïkra 23, 14) « Vous ne mangerez ni pain, ni grains torréfiés, ni gruau jusqu'à ce même jour, jusqu'à ce que vous ayez offert… »; C’est dans ces termes que la Tora interdit de consommer la nouvelle récolte de céréales jusqu'au 16 Nissane, jour du balancement du ‘Omèr. Il est donc interdit de manger tout ce qui provient de la récolte de céréales (froment, sarrasin, orge, avoine, seigle) avant que le ‘Omèr ait été offert.

 

A l'époque du Temple, le 'Hadach pouvait être consommé à partir de midi le 16 Nissane. Depuis la destruction du Temple, cette interdiction a été étendue au 16 Nissane jusqu'à la tombée de la nuit.

 

Toute céréale qui a pris racine après le 16 Nissane, même si elle a été semée avant Pessa'h, est interdite jusqu'au 16 Nissane de l'année suivante.

 

Par contre si la céréale a pris racine avant Péssa'h (avant le 16 Nissane), la récolte est permise par l'offrande de l'‘Omèr, bien que la moisson ne puisse se faire que plus tard ! Car l'offrande du ‘Omèr (ou la journée du 16 Nissane) permet la consommation de toute céréale qui a pris racine avant cette date.

 

Il faut préciser que en ‘Houts Laarèts (en dehors d’Israël), la nouvelle récolte est interdite jusqu'au 17 Nissane au soir, puisque le deuxième jour de Péssa'h pour les juifs habitant en dehors d'Erets Israël, est fêté comme le premier jour. C’est le 17 qui prend la place du 16 pour l'interdiction de la nouvelle récolte de blé. Par contre le ‘Omèr se compte à partir du soir du 16.
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